Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

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Virginie Grimaldi, Le premier jour du reste de ma vie, City Editions / Le Livre de Poche, Paris, 2015 / 2016

le premier jour du reste de ma vieVous avez besoin de lire un roman léger, qui vous emporte loin et facilement ? Une petite cure de bonne humeur et d’optimisme ? Alors plongez-vous dans ce roman de Virginie Grimaldi ! Légèreté et lâcher prise sont au menu de ce petit roman rafraîchissant, parfait pour lire cet été sur la plage !

Marie, pas encore quarante ans, s’aperçoit que sa vie est à mille lieues de ce qu’elle espérait. Mariée jeune, elle a mis ses études entre parenthèses dès qu’elle est tombée enceinte et s’est consacrée à ses filles dès ce moment-là. Sauf qu’aujourd’hui, ses filles ont bien grandi et ont quitté le nid, ce qui la laisse en tête à tête avec son mari qu’elle n’aime plus, et qui le lui rend bien, enchaînant les tromperies sans même essayer de les lui cacher. Alors pour les quarante de son mari, elle décide de le quitter. Elle veut un nouveau départ, elle commence par une croisière de trois mois autour du monde. Alors qu’elle recherche un peu de solitude et de tranquillité, elle rencontre Anne, la soixantaine, perdue depuis que sa relation avec son conjoint s’est mise à battre de l’aile, et Camille, la vingtaine, qui a perdu beaucoup de poids ces dernières années et a besoin de reprendre confiance en elle et de rencontrer des hommes. Toutes trois se télescopent à bord et ne se quittent plus. Elles enchaînent larmes et fous rire, déceptions et aventures, découvrent rapidement des pays magnifiques et apprennent à vivre autrement. Et s’il suffisait d’une petite impulsion pour changer de vie ?

Voici un roman frais et énergisant, une prise de vitamines nécessaire quand on est en perte de vitesse. Ne courrez pas chez votre pharmacien, la solution est dans votre librairie ! Si Virginie Grimaldi ne réinvente pas le genre de la chick lit ou du roman girly, elle parvient à donner le sourire à son lecteur. Le ton est drôle, les personnages ne se prennent pas trop au sérieux, même si on trouve quelques états d’âmes un peu trop souvent ressassés. C’est bourré d’optimisme, au point où on frôle le surréalisme, mais c’est voulu et ça fait du bien.

Parce que oui, disons-le clairement, certaines situations sont tirés par les cheveux, improbables, mais c’est bien ce qu’on attend à la lecture de ce genre de roman, que je connais bien pour en avoir avalé un certain nombre durant mon adolescence. C’est un petit plaisir coupable loin d’être désagréable dans l’actualité du moment et cette météo changeante. Disons-le simplement : idéal lorsqu’on a un coup de mou !

Le style de Virginie Grimaldi est agréable, les chapitres assez courts, ce qui permet de lire ce roman à toute vitesse. Les personnages sont attachants, un peu plus profonds que ce qu’on aurait pu croire de prime abord. Si on peut penser que les hommes sont dénigrés dans cet ouvrage, ce n’est pas le cas, du moins pas tous les hommes – l’époux de Marie en prend pour son grade, et c’est mérité. Camille est très touchante. Si au départ, on la pense très clairement nymphomane, à vouloir rencontrer un homme à chaque escale, on réalise très vite qu’elle cherche surtout à s’accepter telle qu’elle est. Ce roman parle des changements de vie, de la décision difficile de tirer un trait sur certains aspects de notre vie qui ne nous conviennent plus et d’avoir le courage de tenter autre chose. Et c’est en cela qu’il est extrêmement optimisme, il donnerait envie de tout plaquer et de partir pour une croisière comme ces demoiselles.

L’idée de la croisière est plutôt bonne, puisqu’elle permet un dépaysement total aux personnages, mais également aux lecteurs. On voyage avec elles, on savoure les paysages, les villes et les plages de sable blanc. Alors bien sûr, les escales sont trop courtes, et malheureusement, cela ne me donne pas particulièrement envie d’en faire une, mais le principe fonctionne.

Ce roman est tout beau, tout chaud, plein d’optimisme. Osons le dire, peut-être un peu trop ? On se croirait parfois dans le monde des bisounours : tout leur réussi, même les situations difficiles se règlent toute seule, sans trop d’effort. C’est parfois un peu trop, trop loin de la réalité, de ce qu’on vit au quotidien. Mais cela fonctionne, et c’est le but de ce type de roman. Alors on pardonne aisément à l’auteur d’avoir rendu la vie de ces trois nouvelles amies si facile, nous éloignant de ce fait de nos vies un peu plus moroses et tristes.

Pour résumer, un roman agréable, feel good, à lire pour se donner un coup de fouet, idéal en bord de mer, sur un transat, un mojito à la main. Ou sur une bateau ?

Ma note : 4/5

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