Archives de Catégorie: Young Adult

Mémoires d’une jeune guenon dérangée, le journal intime de Cléopâtre Wellington de Maureen Wingrove

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Maureen Wingrove, Mémoires d’une jeune guenon dérangée, Le journal intime de Cléopâtre Wellington, Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2017

MEMOIRES_D_UNE_JEUNE_GUENON_DERANGEE_hdConnaissez-vous Diglee ? Si c’est le cas, sachez que c’est le pseudonyme de l’auteur de l’excellent roman que je vous présente aujourd’hui, et rien que cela devrait vous donner envie de foncer. Et vous auriez raison. Si ce n’est pas le cas, sachez que c’est une illustratrice qui s’est fait connaître notamment par son blog diglee.com mais aussi par ses bandes dessinées humoristiques. Et que vous devez lire ce roman. A bon entendeur.

Cléopâtre est adolescente, avec tout ce qui va avec : des parents divorcés, une mère qui lui court sur le haricot, une petite sœur mignonne mais un peu spéciale, un père un peu timbré, un beau-père décalé, des potesses qu’elle adore et des crush sur des garçons qui se moquent d’elle en permanence. Elle-même n’est pas la plus classique des ados : elle a une pilosité débordante et un goût prononcé pour tout ce qui est kitsh et sort de l’ordinaire. Et ses occupations sont pour le moins originales : tourner un film d’horreur amateur, espionner sa voisine en mission commando et jeter des sorts et autres joyeusetés pour se porter chance ou se venger de Clément qui l’humilie en permanence. Dire que la rentrée la stresse est un euphémisme. Avec sa BFF Chloé, elles voudraient que tout change. Et quand deux nouveaux se pointent dans la classe, il se peut que leurs vœux s’exaucent.

Ce roman pour ado est un petit bonheur de chaque instant, bourré d’humour et de bonne humeur. Se plonger dans le roman de Mauree Wingrove, c’est retrouver ses quatorze ans, les sensations associées, se remémorer bons et moins bons moments (mais surtout les bons), c’est plonger dans une chouette nostalgie. Parce que toute la beauté de se roman, c’est bien la justesse des propos, des sensations de Cléo et de ses amies, c’est ce sentiment d’injustice constant dont on arrive à rire aujourd’hui, vu d’un peu plus loin. Mais tous les ados adoreront ce roman, qui n’est que le premier tome d’une série que j’espère longue !

La famille de Cléo est fantasque en tout point, mais pour autant assez réaliste. Ou est-ce la manière dont elle est présentée par Cléo et grâce à l’écriture pleine de drôlerie de l’auteur ? Un peu de chaque certainement. Mais ce qui est certain, c’est qu’on a définitivement envie de faire partie de cette famille recomposée, avec cette mère un brin autoritaire, mais qui n’est pas du tout appuyée par le père dont elle est divorcée et qui est d’un laxisme effrayant, avec ce beau-père au sens de l’humour embarrassant mais qui fait rire le lecteur – à défaut de Cléopâtre -, et enfin avec cette petite sœur mignonne à souhait, passionnée de phoques, un peu givrée, complice de Cléo. Une famille qui donne envie et qui est parfaite pour rendre le journal intime de Cléopâtre très intéressant !

Quant aux amies de Cléo… Elles sont toutes différentes, avec leurs particularités spécifiques bien appuyées : l’une est obnubilée par le physique, une autre est d’une grande timidité, une autre encore est un vrai garçons manqué. Le groupe de cinq filles, les potesses de Cléo, nous offre un concentré d’adolescence dans ce qu’elle a de plus compliqué et d’éclectique, mais surtout permet la mise en scène de situations très drôles.

En clair, ce roman nous fait revivre les meilleurs moments de notre adolescence, le tout arrosé de références culturelles actuelles – il est presque certain que j’aurais aussi adoré Lady Gaga – et connecté aux réseaux sociaux. Parce que moi aussi, je serai allée chercher mon crush du moment sur facebook et instagram, j’aurais attendu une demande d’ami, un like ou un texto.

Ce roman nous fait penser aux romans de Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicholson, qui ont bercé l’adolescence de plus d’un, nous avaient enchanté et fait rire. L’auteur d’ailleurs ne s’en cache pas dans ses remerciements, et lui rend un bel hommage par l’écriture de ces Mémoires d’une jeune guenon déjantée.

Ce roman devrait plaire à tous les adocescents et rendre nostalgiques tous les adultes. Diglee a un côté déjanté qui transparaît dans chaque page, dans les expressions de Cléo qui nous prend à partie – n’oublions pas qu’il s’agit d’un journal intime – et nous emmène avec jubilation et humour à sa suite, durant cette rentrée scolaire et jusqu’à Halloween.

Ce roman est fichtrement bien fait, vraiment drôle et devrait enchanter jeunes et moins jeunes. Vite, la suite !

Ma note : 5/5

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Le silence des sirènes de Sarah Ockler

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Sarah Ockler, Le silence des sirènes, Nathan, Paris, 2017

le silence des sirènesVoici un roman pour jeunes adultes rafraîchissant, avec lequel on passe un bon moment et qui aborde des sujets divers, certains conventionnels, et d’autres un peu plus profonds, ainsi que des thèmes un peu différents de ce genre de romans. Une jolie découverte !

Elyse a une voix exceptionnelle. Sur Tobago, une île dans les Caraïbes où elle a grandi, elle est promise à une belle carrière de chanteuse avec sa sœur jumelle. Mais un accident en mer change la donne : elle perd la voix. Incapable de rester sur l’île et près de sa sœur, elle se réfugie chez sa tante à Atargatis Cove. Elle vit isolée, passe son temps à écrire des poèmes, notamment sur un bateau échoué sur la plage. C’est son refuge, son antre, là où elle peut exprimer ses regrets, sa colère et ses tourments. Mais un soir, elle a de la visite et elle comprend que le bateau n’est pas si abandonné que cela. Christian, bad boy du coin et fils du propriétaire du bateau, se voit contraint de participer à une course navale qui l’oblige à remettre le bateau en état. Elyse sent le danger… Mais si il s’agissait plutôt d’une forme de rédemption et de nouveau départ ?

L’histoire est touchante car elle nous entraîne à la suite d’une jeune femme qui porte un handicap avec lequel elle ne sait comment vivre. Elle ne peut l’assumer, puisque sa voix était son identité, sa carrière et sa vie. Elle doit réinventer complètement sa vie tout en combattant la colère qui la consume, la douleur et la peur. En cela, le personnage d’Elyse est la grande force de ce roman auquel de nombreux jeunes lecteurs devraient facilement s’identifier.

Si l’histoire n’était que la reconstruction d’Elyse, ce serait trop simple. L’auteur instille d’autres péripéties à son roman, déclencheurs d’un rétablissement chez ce personnage. Parce que la ville d’Atargatis Cove est en danger. En effet, un promoteur immobilier veut racheter des villas non pas pour les louer à nouveau ou les améliorer mais pour les détruire et créer une ville balnéaire qui rapportera gros aux investisseurs. Evidemment, la tante et la cousine d’Elyse subiront de plein fouet ce changement. Et Christian est pris en pleine tourmente : lors d’un pari auquel il ne peut résister, son père est prêt à céder leur maison si son fils ne remporte pas une régate. Or, cette maison de vacances est importante pour le petit frère de Christian, passionné de sirènes qui font partie du folklore local, et au cœur d’une famille en train de se déliter. Christian se plonge corps et âme dans cette régate qui commence par la restauration du bateau « squatté » par Elyse. Or, comme on pouvait s’y attendre, cette dernière ne reste pas insensible au charme de Christian, et inversement. Le fait qu’elle vienne d’une île et connaisse la navigation est un atout, mais son traumatisme dont elle parle très peu est au contraire un sacré désavantage.

Tout ceci donne plus de profondeur à l’histoire et nous fait découvrir de nombreux éléments sur les sirènes, les îles Trinitad-et-Tobago, le folklore local de ces îles. Mais aussi rend compte de thèmes universels comme l’acceptation de soi et des autres, le pardon, l’ouverture aux autres, la bienveillance et la confiance, le tout soutenu par une jolie plume. Les personnages sont intéressants, parfois un peu matures pour leur âge. Les personnages secondaires, un peu plus légers, dont la cousine d’Elyse, donne un souffle de légèreté sur cette histoire destinée à de jeunes adultes. Si l’histoire d’amour est prévisible, elle est aussi jolie et bien menée.

En somme, un roman frais, bien écrit, aux thèmes universels, à l’héroïne forte, riche de folklores peu connus. Un roman qui vise parfaitement sa cible de lecteurs. A découvrir.

Ma note : 4/5

Timelapse de Nadia Richard

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Nadia Richard, Timelapse, Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, Paris, 2017

TimelapseJ’ai pour habitude de toujours trouver des points positifs sur chacun des romans que je lis, même si je n’adhère pas complètement à l’histoire. Après tout, certains romans, s’ils ne me plaisent pas ou peu, si les héros, l’histoire ou le style ne m’ont pas convaincue, peuvent plaire à d’autres. Et j’arrive toujours à y voir des choses intéressantes. J’avoue que pour ce roman, ce sera malheureusement plus compliqué. Et c’est un « malheureusement » sincère, le pitch m’ayant enthousiasmée, aimant lire ce genre de romans young adult de temps en temps. Dommage.

Aujourd’hui, Sam, étudiante à l’université, fête ses 18 ans. Alors qu’elle se prépare rapidement à aller au restaurant avec sa famille, le temps s’arrête. Elle se retrouve coincée dans un monde fait de poupées de cire stoppées en plein mouvement. Elle semble être la seule à être épargnée. L’incompréhension fait place à la peur. Que va-t-il se passer maintenant ? Le temps va-t-il repartir ? Va-t-elle devoir continuer seule dans ce monde devenu sans intérêt ? Mais sans savoir comment, le temps reprend ses droits et repart pile à l’instant où il s’était arrêté. Sam pense pouvoir laisser ça derrière elle, mais elle se rend rapidement compte qu’elle est la cause de cet étrange phénomène. Tout se complique quand un nouveau venu, charmant de surcroit, s’installe à côté de chez elle et fréquente son université. Or, Matthias ne semble pas touché par son pouvoir, voire lui aussi en posséder un. Mais le plus étrange peut-être est le comportement d’un de ses professeurs, M. Delatour, qui commence à s’intéresser à elle. Que se passe-t-il ? Que lui arrive-t-il ? Pourquoi elle ? Et qui est vraiment M. Delatour ? Pourquoi, alors qu’elle aurait connu Matthias étant enfant, n’en a-t-elle aucun souvenir ?

Le résumé était donc assez prometteur, offrant un mystère, plein d’énigmes à creuser, des personnages assez intéressants, et un univers avec une pointe de surnaturel qui avait su marquer mon intérêt. Or, le tout est malheureusement sans relief, d’une platitude exaspérante. Et sans aucune crédibilité.

Je suis très dure avec ce roman et je n’aime pas ça. Il est vrai qu’une fois embarquée dans l’histoire, elle se lit. On veut savoir ce qu’il va se passer, ce que l’auteur nous a concocté. C’est le genre de roman qui se lit bien malgré tout, surtout en vacances. Ca détend. Mais on se rend bien compte que quelque chose cloche : l’université où se rend chaque jour Sam n’est pas crédible, mêmes cours tous les jours aux mêmes horaires, on se pense plus dans un lycée que sur un campus ; l’histoire surnaturelle qui sous-tend le tout, si elle peut paraître intéressante de prime abord, devient vite sans queue ni tête. La fin tombe comme un cheveu sur la soupe, et si on comprend le rôle de ces pouvoirs de contrôle du temps, si on comprend les motivations du professeur de Sam, le tout est mal agencé et bien peu crédible.

Il n’en reste pas moins que le personnage de Sam est attachant, sa relation avec Matthias l’est également, et on se prend à détester les midinettes écervelées qui gravitent autour de Matthias. Je dois avouer que le mystère qui plane à un certain moment sur Matthias est assez prenant, mais j’ai été finalement assez déçue de la révélation : ajouter du surnaturel sur une histoire autour du contrôle du temps ne fait que complexifier une intrigue qui n’avait pas besoin de l’être. Cela ne fait qu’ajouter du surnaturel à une histoire dont l’intrigue principale aurait méritée d’être plus travaillée. Parce que finalement, c’est bien la romance, les réactions de Matthias et celles des jeunes filles qui gravitent autour de lui qui prennent le pas sur le reste. Et ce professeur, qui a clairement quelque chose à cacher, vous l’aurez compris, développe une stratégie pour atteindre Sam à la limite du harcèlement et du détournement de mineur.

Si nous revenons rapidement sur la fin, je dirais juste que je cherche encore à la comprendre. Aurais-je manqué quelque chose ? Je me le demande ! Ce que je peux simplement dire, c’est qu’en fermant le livre, je me suis demandée : tout ça pour ça ? Ou il manque un chapitre pour nous éclairer, ou il aurait fallu trouver une autre fin. Quelque part, on a l’impression que l’auteur ne savait pas bien où elle allait elle-même et qu’elle n’avait pas vraiment construit son intrigue.

Restons-en là, vous aurez compris que je n’ai pas été convaincue du tout par ce roman. Si il se laisse lire, il ne me laissera pas un grand souvenir. Dommage.

Ma note : 2/5

Dreamology de Lucy Keating

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Lucy Keating, Dreamology, Michel Lafon, Paris, 2015

dreamologyDreamology est un roman young adult à l’idée de départ originale, une lecture agréable qui change les idées, une lecture fraîche qui fait du bien et aère l’esprit.

Alice vit seule avec son père. Ca fait longtemps que sa mère les a laissés pour mener ses recherches à Madagascar. Mais elle ne l’a jamais trop mal vécu, vivant une histoire d’amour merveilleuse dans ses rêves, retrouvant nuit après nuit Max, avec qui elle voyage et vit des aventures incroyables, bien plus palpitantes que ce que lui réserve sa vie. Le jour de son déménagement à Boston, si elle est contrariée de laisser derrière elle sa meilleure amie, elle n’est pas trop chamboulée, sachant qu’elle retrouvera chaque nuit Max. Mais lors de son premier jour de classe, elle croise Max dans son cours… Trait pour trait identique au Max qu’elle croise dans ses rêves, répondant au même prénom, elle sait que ce ne peut être que lui. Mais ce dernier, après un bref malaise de quelques secondes, fait comme s’il ne la connaissait pas. Qu’en est-il vraiment ? Alice est-elle folle ? Ou le garçon de ses rêves est-il réel ? Et si tout cela remontait à son enfance ?

L’idée de départ est plutôt chouette et originale, ce qui m’a plutôt plu et incité à lire ce roman. L’histoire coule toute seule et se lit très rapidement, le roman est plutôt bien écrit et nous offre, sans prétention, ce qu’il promet : une petite romance adolescente, une histoire un peu contrariée, sur un fond un peu magique, un chouette moment de détente. J’ai apprécié cette lecture, entre deux lectures plus complexes, qui m’a permis de m’évader facilement. Et que ça fait de bien de lire ce genre de roman de temps en temps !

Pour les petits « moins », j’ai eu un peu de mal à m’attacher à Alice, personnage assez immature et naïf. Je n’ai pas compris sa réaction dans les dernières pages, j’ai eu l’impression que l’auteur contrariait l’histoire pour permettre un dernier rebondissement – soyons honnêtes, ça ne nous a pas empêché de nous douter de la fin – avant le dénouement final, afin de complexifier une histoire qui n’avait pas besoin de l’être. Encore une fois, on trouve dans cette histoire des adolescents qui réfléchissent bien trop aux conséquences de leurs actes pour leur âge, comme dans la majorité des romans pour jeunes adultes, ce que je trouve un peu dommage… Peut-être que le roman manquerait un peu de « profondeur » autrement. Et les réactions des adultes sont plutôt étonnantes et insouciantes. Ces adolescents peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent sans qu’aucun adulte référent ne se mette jamais en travers de leur route.

Finalement, on reste donc dans les schémas de ce type de romans, et c’est bien ce qu’on y cherche quand on les ouvre, avouons-le. Et Dreamology répond à nos attentes de légèreté et de romance facile, donc tout va bien ! J’ai lu des romans jeunes adultes plus sympas mais j’en ai lu des moins réussis, ce qui contribue pour moi à en faire une chouette découverte, un chouette moment de lecture qui fait du bien, une lecture qui ne me marquera pas mais qui m’aura déconnectée quelques heures de la réalité. Pari réussi !

Ma note : 4/5

Broadway Limited T1 de Malika Ferdjoukh

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Malika Ferdjoukh, Broadway Limited – Tome 1 Un dîner avec Cary Grant, Ecole des Loisirs, Médium, Paris, 2015

Broadway-Limited-tome-1-Un-dîner-avec-Cary-Grant-de-Malika-Ferdjoukh-chez-LEcole-des-loisirsUn coup de cœur absolu ! Broadway Limited est un roman magnifique qui nous emporte à la fin des années quarante, dans un New-York d’après guerre, auprès de nombreuses jeunes femmes, qui cachent chacune leurs secrets, mais qui rêvent toutes de percer dans le show-biz, et parmi lesquelles va se retrouver un jeune homme français qui va s’acclimater à cette ambiance loin des privations que connaît encore son pays d’origine. Un roman époustouflant, pour les jeunes et les moins jeunes.

Jocelyn est français. En France, il n’y a aucune ambiguïté : Jocelyn est un prénom masculin. Mais prononcé à l’anglaise… Et c’est bien cette différence de prononciation qui va amener Jocelyn à la pension Giboulée, juste après avoir traversé l’Océan Atlantique. Il espère y trouver une chambre dans laquelle se reposer… Sauf que la pension est réservée aux femmes ! La propriétaire, Mrs Merle, est formelle : aucun garçon ne peut louer de chambre dans sa pension. Sauf que Jocelyn a quelques atouts dans sa manche : un ingrédient caché dans sa valise qui va amadouer Mrs Merle, un petit mensonge inoffensif, et surtout des dons de pianistes… Les portes du petit studio en sous-sol lui sont ouvertes ! Et il va y découvrir un monde fascinant, par l’entremise des demoiselles de la pension : Chic, qui veut devenir actrice et court les auditions, Manhattan, excellente danseuse très mystérieuse, Hadley, danseuse ayant dansé avec Fred Astaire mais qui a mis tout au rebut, enchaînant plusieurs boulots pour subvenir aux besoins de son neveu qui vit avec elle depuis que sa sœur est tombée malade, mais aussi Dido, la jeune voisine qui milite contre les nouvelles mesures du FBI contre toute personne qui pourrait, de près ou de loin, avoir des liens avec le communisme… Les histoires personnelles de ces jeunes femmes sont profondes et foisonnantes, liés à l’amour, la famille, sur fond de début de guerre froide, et de problèmes financiers… Comment Jocelyn va vivre tout cela ? Que va-t-il lui même découvrir ?

Ce roman est une pure merveille, on est embarqué dans un tourbillon éblouissant, au milieu de tous ces personnages hauts en couleurs, des jeunes filles de la pension, aux hommes qui croisent leur route, en passant par les propriétaires, domestiques, et voisins… J’ai eu l’impression d’approcher au plus près l’ambiance de cette période, où la guerre n’est pas si loin, et une autre, contre le communisme et l’URSS, est en train de se faire entendre. Un temps où les jeunes gens commencent à nouveau à respirer et à vivre, malgré les privations et le manque d’argent. On y découvre un New-York merveilleux, sur fond de comédies musicales, où on rencontre Cary Grant et Woody Allen jeune.

Les personnages sont plus complexes qu’il n’y paraît, et ce premier tome, car il s’agit bien d’un premier tome, ne commence qu’à nous révéler certains secrets de ces demoiselles qui, si elles se rêvent en stars de Broadway ou en grandes actrices, cachent de nombreuses fêlures. J’ai été très touché par Hadley et Manhattan, qui se débattent avec leur passé et sont prêtes à tous les sacrifices pour le conjurer. Mais chacune d’elle est touchante, et Jocelyn également, encore si jeune, qui ne connaît rien à l’Amérique et ses traditions, qui se découvre une forme de liberté et tombe amoureux pour la première fois.

Il y a tout dans ce roman : un décor magnifique, des personnages lumineux et ensorcelants, des histoires personnelles passionnantes, sous fond de Grande Histoire, celle du début du maccarthysme qui va va entraîner l’Amérique dans une paranoïa accrue et une chasse aux sorcières.

C’est enlevé et frais, c’est enjoué et fiévreux, c’est un vrai coup de cœur, extrêmement bien écrit, qui donne envie de rencontrer Jocelyn et ses amies !

Ma note : 5/5

J’étais là de Gayle Forman

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Gayle Forman, J’étais là, Le Livre de Poche, Paris, 2015

j'étais làJ’ai déjà lu quelques ouvrages de Gayle Forman, dont certains m’ont beaucoup touchés, et d’autres un peu déçus. J’ai du mal à évaluer J’étais là, il est un peu de ces deux sensations : s’il m’a touché, il m’a aussi un peu déçue, peut-être parce que je ne suis pas parvenue à m’attacher au personnage de Cody.

Cody, dix-huit ans, vit un véritable enfer depuis que Meg, sa meilleure amie de toujours, s’est suicidée. Elle ne comprend pas pourquoi elle a bien pu faire cela. A sa connaissance, elle n’était pas dépressive. Alors Cody déraille un peu. Elle ne va plus suivre ses cours à l’université locale, sur laquelle elle s’est rabattue après que ses projets d’étudier à Seattle non loin de Meg sont tombés à l’eau. Elle vit donc auprès de sa mère, qu’elle n’a jamais eu le doit d’appeler maman, sans son père qui a mis les voiles depuis bien longtemps, à essayer de remplir son devoir lors des cérémonies à la mémoire de Meg. Mais c’est difficile, elle est emplie de colère et d’incompréhension. Si Meg allait si mal, pourquoi ne s’est-elle pas tournée vers elle ? Elle sait qu’elle a sa part de responsabilité et elle est dévorée par la culpabilité, surtout auprès des parents de la disparue. Quand ces derniers lui demandent de se rendre dans la ville où étudiait Meg afin de récupérer ses affaires, elle ne peut leur dire non. Et peut-être comprendra-t-elle qui a pu faire souffrir son amie au point de la pousser au suicide.

Gayle Forman s’attaque avec ce livre à un sujet difficile, celui du suicide, et des sentiments auxquels doivent faire face ceux qui restent : colère, culpabilité, impuissance, remords. Et elle ne le fait pas mal du tout, en suivant cette jeune femme, plein de fêlures avant même la disparition de son amie, qui peine à se (re)construire. Sa poursuite d’une vérité pousserait presque à croire qu’elle ne s’est pas suicidée, mais on comprend vite que l’auteur cherche plutôt à aborder la nébuleuse qui entoure l’acte de suicide, une espèce de communauté qui est encourage à passer à l’acte, ce réseau de sites internet qui donnent encouragements, moyens et manières de passer à l’acte. Elle amène une réelle réflexion dans son roman, et même après grâce à un petit texte où elle explique les motivations qui l’ont amenée à écrire sur un tel sujet.

Cependant, trouver un coupable aide-t-il réellement à se remettre d’une disparition ? Peut-être que le plus important dans ce roman, c’est l’acceptation d’un décès, la déculpabilisation, qui amène les proches à accepter de continuer à vivre et à être heureux. Le message est assez fort, mené par une écriture fluide et assez prenante qui embarque très facilement le lecteur.

Malgré tout cela, j’ai été un peu déçue par cette lecture. Si le personnage de Cody se doit de tergiverser,  je trouve que c’est parfois un peu trop appuyée, amenant par là un certain nombre de répétitions : mais pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ? Pourquoi Meg a-t-elle effacée certains mails de sa boîte ? etc. Des interrogations légitimes mais un peu trop répétées. Et qui amènent donc quelques longueurs. Il faut peut-être du temps à Cody pour se décider à passer à l’action, mais la suivre faire des ménages pendant des semaines est un peu longuet. J’ai parfois trouvé qu’on tombait dans le misérabilisme : était-il nécessaire que Cody n’ait pas de père, ait une mère absente et frivole, qu’elle n’ait pas pu quitter sa ville et soit obligée de faire des ménages chez des camarades d’école ? Il fallait rendre son personnage un peu plus profond qu’une gamine qui aurait tout eu dans la vie, mais je trouve que c’était un peu trop. Mais peut-être est-ce juste que je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage, et c’est parfois difficile d’en trouver les raisons.

Pour résumer, le thème difficile du suicide chez les jeunes est bien traité par l’auteur, et rien que pour cela, le roman vaut la peine d’être lu. Pour le reste, il faut faire abstraction des quelques longueurs qui émaillent le livre.

Ma note : 3/5

Ce que j’ai lu en juin

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On ne peut pas dire que ces derniers temps, j’ai été particulièrement proactive sur le blog. Première raison, évidente, les vacances ! Alors que j’étais à l’étranger, il m’était bien difficile de partager mes lectures et mes avis. La deuxième raison est celle qui fait que ce manque d’activité est un problème récurrent que je rencontre : qu’il est parfois difficile de se motiver à écrire une longue chronique sur un livre que l’on vient de finir, alors qu’on n’a qu’une envie, se plonger dans un autre roman, et qu’on a déjà des tas de choses à faire pour le boulot, etc. Et il est hors de question que tenir ce blog devienne une contrainte ! Alors, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle forme d’article : un récapitulatif des romans lus sur un mois avec un court résumé et un avis succinct. Évidemment, en parallèle, je continue mes chroniques plus longues, consacrées à certains romans.

Inaugurons donc dès à présent cette nouveauté avec les romans lus en juin (et un peu avant, je l’avoue…). Quelques coups de cœur et belles surprises, et une grosse déception. C’est parti !


 

demain est un autre jour spielman

Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

Traduit par Laura Derajinski, Le Cherche Midi / Pocket, Paris, 2013 / 2014

Résumé : Brett Bohlinger vient de perdre sa mère de laquelle elle était très proche. Et elle sait que dorénavant, sa vie va changer : elle va hériter de l’empire cosmétique que sa mère a créé et se retrouver au-dessus de sa belle-soeur, vice-présidente jusque-là. Son ami Andrew en est persuadé : elle va avoir du pouvoir, et va même être en mesure de booster sa propre carrière. Sauf qu’arrivée devant le notaire, rien ne se passe comme prévu. C’est sa belle-soeur qui hérite de l’empire, et elle ne touche même pas d’argent comme ses frères : la voilà déshéritée. Mais le notaire n’en a pas fini avec elle : elle ne touchera en réalité sa part d’héritage qu’un an plus tard, à la condition qu’elle réalise certaines choses qu’elle-même avait recensé à l’âge de 14 ans comme ce qu’elle rêvait d’accomplir. A chaque point de cette life list réalisé, le charmant notaire lui donnera une lettre rédigée par sa mère. Et à la fin, elle aura sa part. Et elle n’a qu’un an. Mais sa vie a bien changé depuis ses 14 ans ! Adopter un cheval et avoir un chien ? C’est bien loin de ses rêves actuels ! Faire la paix avec son père ? Comment faire alors qu’il n’est plus de ce monde ? Devenir professeur ? Jamais ! Tomber amoureuse ? Mais elle l’est déjà ! Avoir un enfant ? Elle a fait son deuil puisqu’Andrew n’en veut pas ! A moins que sa mère ait raison et que son plus beau héritage soit de la rendre vraiment heureuse…

Mon avis : Ce roman a fait parler de lui car c’est un vrai roman feel good, intelligent, bien écrit, et pas niais pour un sou. C’est un roman qui fait bon lire, qui réconforte, qui donne envie de croire en l’avenir et aux changements de vie. Il donne envie de prendre sa vie en main et de faire ce qu’on redoute le plus : tout plaquer pour faire enfin ce dont on rêve, pour construire une nouvelle vie dans laquelle s’épanouir vraiment. Brett est une femme intelligente, mais qui a besoin d’un électrochoc pour se rendre compte de ce que sa mère, et le lecteur, a de suite remarqué : son boulot au marketing de l’entreprise familiale n’est qu’un pis aller, renoncer à avoir un enfant ne peut la rendre heureuse à terme, et être avec Andrew ne la rend peut-être pas aussi heureuse qu’elle ne le pense… Si on imagine bien certains éléments de l’intrigue, d’autres m’ont pris par surprise, et si c’est un roman feel good, il n’en est pas moins bien pensé. La fin est prévisible, mais pas de la manière dont on le pense.

En bref : Un vrai coup de cœur pour ce roman facile à lire, plaisant, plein de bonne humeur et d’espoir dans l’avenir !

Ma note : 5/5


la conspiration maggie hall

Maggie Hall, La Conspiration T1

Traduit par Anna Postel, Collection R, Robert Laffont, Paris, 2015

Résumé : Avery West est une jeune fille de 17 ans qui vit seule avec sa mère et qui est très secrète et réservée. En effet, les incessants déménagements imposés par sa mère dus à son travail font qu’elle ne veut plus souffrir en s’attachant trop à des amis dont elle sera obligée de se séparer. C’est bien donc cette ligne de conduite qu’elle suit dans le nouveau lycée où elle est inscrite, bien que le ténébreux Jack ne la laisse pas indifférente… Et c’est parce qu’elle désobéit à sa mère en se rendant à son bal du lycée à deux jours d’un déménagement imprévu que sa vie va basculer… Jack, puis le mystérieux Stellan, qui se détestent, faisant partie de fratries rivales au sein d’une même organisation qui régit le monde depuis Alexandre Le Grand, l’embarquent dans une aventure internationale, du Louvre aux bazars d’Istanbul, dans des fastes qu’elle n’avait jamais connu, mais aussi au sein d’une conspiration et d’une lutte de pouvoirs de tous les dangers dont elle serait la clé, mettant sa vie, sa famille et sa liberté en danger…

Mon avis : Pour avoir lu de nombreux romans jeunes adultes ces dernières années, j’ai souvent été un peu déçue, notamment par des héros de 16 ou 17 ans qui ont des pouvoirs décisionnels complètement aberrants au vue de leur jeune âge, par des intrigues prometteuses dans les premiers chapitres et qui se finissent de manière simpliste. Donc si le pitch de ce roman me donnait envie, j’ai longtemps hésité à l’acquérir puis à le commencer, de peur d’être déçue. Et bien non, ce fut une jolie découverte ! L’héroïne est plutôt crédible, réagit comme une fille de 17 ans devrait réagir, mais n’en est pas cruche pour autant et elle est attachante. Quant aux personnages masculins, Jack et Stellan, ils sont différents et énigmatiques, emprisonnés dans leurs allégeances et ne savant trop à qui se fier. L’intrigue est bien ficelée, le suspens est au rendez-vous, la plume de l’auteur est plaisante et j’ai pris plaisir à voir Paris autrement, notamment le Louvre, et découvrir Istanbul et Sainte-Sophie grâce aux pérégrinations d’Avery.

En bref : Un bon roman jeunes adultes que je recommande aux jeunes comme aux moins jeunes, et dont j’attends la suite avec impatience, en espérant qu’elle sera à la hauteur de ce premier tome !

Ma note : 4/5


un intérêt particulier pour les mortsla curiosité est un pêché mortel

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts (T1) et La curiosité est un pêché mortel (T2)

Traduits par Delphine Rivet, 10/18, Paris, 2013 (T1), 2014 (T2)

Résumé T1 : Londres, 1864. Lizzie Martin se retrouve sans ressource à la mort de son père. Elle accepte de devenir dame de compagnie de sa tante dont l’actuelle dame de compagnie s’est enfuie avec un homme. Un nouveau monde en transformation s’offre aux yeux de la jeune femme : Londres en plein travaux, avec la construction de la gare Saint-Pancras. Et c’est lors de la destruction des taudis qui s’élevaient à l’endroit choisi pour cette nouvelle gare qu’est découvert un corps de femme… Celui de la dame de compagnie de la tante de Lizzie ! Sa curiosité est piquée et elle ouvre l’œil, se mettant parfois dans des situations délicates… L’inspecteur en charge de l’affaire, Benjamin Ross, est une connaissance d’enfance de Lizzie, bien heureusement ! A eux deux, ils découvriront bien des choses autour de ce meurtre et Lizzie sera bien plus impliquée qu’elle ne le pensait…

Résumé T2 : Dans cette nouvelle enquête, Lizzie quitte pour un temps la demeure de sa tante qui ne voit plus d’un très bon œil sa présence dans sa demeure, depuis les événements relatés dans le premier tome. Elle se rend à New Forest où elle devient la dame de compagnie de Lucie Craven qui ne se remet pas de la mort de son nourrisson, déclarant même qu’il est toujours vivant et qu’on lui a fait croire à sa mort. Sa famille la considère comme folle, et la découverte du corps d’un homme auprès duquel la pauvre Lucy est retrouvée recouverte de sang, ne plaide pas en la faveur de la pauvre femme… Mais Lizzie a des doutes, et l’inspecteur Benjamin Ross, dépêché sur place pour mener l’enquête sur ce meurtre, va l’aider à démêler toute cette affaire bien mystérieuse…

Mon avis : J’ai été enchantée par les aventures de Lizzie Martin et de Benjamin Ross. Lizzie est vive d’esprit, curieuse, intelligente, indépendante, et n’est pas une pauvre femme de l’ère victorienne dépendante des hommes. Quant à Benjamin Ross, il est très vite attaché à la jeune femme et cherche à la protéger, bien qu’il comprenne son indépendance. Le duo fonctionne parfaitement, et l’alternance des points de vue de Lizzie et Ben rend la narration vivante et tient en haleine le lecteur. J’ai également adoré l’époque dépeinte, ainsi que la société anglaise et la rénovation de Londres à l’ère victorienne. Ce sont des romans agréables à lire, et s’il ne se passe pas des milliards de choses à chaque page, l’auteur parvient à nous captiver.

En bref : Des romans policiers historiques qui valent vraiment le détour ! Le troisième tome des aventures de Lizzie et Ben est disponible, je vous en reparle dans mon compte-rendu de juillet !

Ma note : 5/5


Rouge-rubis

Kersten Gier, Rouge Rubis, Trilogie des gemmes T1

Traduit par Nelly Lemaire, Macadam, Milan, Paris, 2011

Résumé : Gwendolyn est une jeune fille de 16 ans tout à fait normale. Elle va dans une grande école privée, certes, et sa famille est plus qu’aisée. Et sa cousine serait porteuse d’un gène qui lui permettrait de voyager dans le temps, la rendant unique, ou presque. Seul une dizaine d’individus au cours des siècles ont été porteurs de ce gène, toutes les femmes faisant partie de la famille de Gwen, les Montrose. Mais pour Gwen, tout ceci importe peu : mis à part qu’elle ne s’entend pas avec sa cousine avec laquelle elle est obligée de cohabiter, elle partage son temps entre sa mère, son frère, sa sœur et sa meilleure amie. Jusqu’au jour où c’est elle qui fait un bond dans le passé… révélant ainsi que ce n’est pas sa cousine qui a cette capacité à voyager dans le temps et l’entraînant à son insu dans une aventure de tous les dangers, auprès d’un autre voyageur dans le temps, Gidéon, dont elle ne sait que penser…

Mon avis : Voici un premier tome d’une trilogie pleine de promesse. Si l’héroïne est légèrement énervante, et m’a donnée très souvent une envie irrésistible de la gifler et de la faire un peu réfléchir, l’idée de départ est très attrayante. Alors que les histoires de voyages dans le temps peuvent être dure à gérer, notamment dans les implications pour le présent de changements dans le passé, les interventions dans le passé déjà prise en compte de le continuum temps, l’auteur s’en tire honorablement. Il s’agit d’un roman pour adolescent qui remplit son rôle : l’intrigue se tient, ce n’est pas trop mal écrit, et il donne envie de connaître la suite.

Quant aux tomes 2 et 3, Bleu Saphir et Vert Émeraude, ils continuent et concluent la saga honorablement. J’ai trouvé certaines choses un peu simplistes et un dénouement un peu trop facile à mon goût, mais certains points ont réussi à me surprendre et le tout se tient.

En bref : Un premier tome sympathique et une trilogie agréable à lire et divertissante

Ma note : 4/5

 


club vesuvius

Mark Gatiss, Le Club Vesuvius

Traduit par Laurence Boischot, Bragelonne, Paris, 2015

Résumé : Lucifer Box est un portraitiste évoluant dans le Londres du XIXe siècle. Mais il n’est pas que cela… Il est aussi un agent secret au service de Sa Majesté, et est amené à réaliser des tâches plus ou moins reluisantes. Le jour où des scientifiques renommés sont mystérieusement assassinés, il se lance dans une enquête trépidante, jusqu’à Naples et à son célèbre Vésuve, où il va mettre sa vie plus d’une fois en danger…

Mon avis : Quelle déception ! J’attendais beaucoup de ce roman, le pitch m’avait vraiment attiré, ainsi que l’objet livre, d’une très belle réalisation. Mais la magie n’a pas opéré sur moi, malheureusement. Si Lucifer a beaucoup de charme et beaucoup d’humour, certains de ses comportements m’ont parfois profondément irritée. Il peut faire preuve tout à la fois d’une grande intelligence et d’une grande naïveté, concernant les femmes notamment. De plus, si je n’avais jamais lu de steampunk, l’idée même ne me déplaisait pas, mais tout le déroulé se passant sous le volcan m’a ennuyée, et cette histoire de « zombie » – à défaut d’une autre désignation – également, surtout qu’on ne nous explique pas vraiment la raison d’être de ces créatures. Peut-être est-ce le prix démesuré de cet ouvrage – très beau, certes – qui me laisse pantoise et me fait être plus critique que je ne l’aurais été en temps normal ? Quoi qu’il en soit, j’espérais bien plus de ce roman, à l’auteur bien connu qui participe à l’écriture des scénarios de la série Sherlock, en plus d’en être l’un des acteurs, l’une de mes séries préférées… Dommage !

En bref : Un roman au héros plein d’humour mais qui n’a pas su me convaincre…

Ma note : 2/5