Archives de Catégorie: Young Adult

Dreamology de Lucy Keating

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Lucy Keating, Dreamology, Michel Lafon, Paris, 2015

dreamologyDreamology est un roman young adult à l’idée de départ originale, une lecture agréable qui change les idées, une lecture fraîche qui fait du bien et aère l’esprit.

Alice vit seule avec son père. Ca fait longtemps que sa mère les a laissés pour mener ses recherches à Madagascar. Mais elle ne l’a jamais trop mal vécu, vivant une histoire d’amour merveilleuse dans ses rêves, retrouvant nuit après nuit Max, avec qui elle voyage et vit des aventures incroyables, bien plus palpitantes que ce que lui réserve sa vie. Le jour de son déménagement à Boston, si elle est contrariée de laisser derrière elle sa meilleure amie, elle n’est pas trop chamboulée, sachant qu’elle retrouvera chaque nuit Max. Mais lors de son premier jour de classe, elle croise Max dans son cours… Trait pour trait identique au Max qu’elle croise dans ses rêves, répondant au même prénom, elle sait que ce ne peut être que lui. Mais ce dernier, après un bref malaise de quelques secondes, fait comme s’il ne la connaissait pas. Qu’en est-il vraiment ? Alice est-elle folle ? Ou le garçon de ses rêves est-il réel ? Et si tout cela remontait à son enfance ?

L’idée de départ est plutôt chouette et originale, ce qui m’a plutôt plu et incité à lire ce roman. L’histoire coule toute seule et se lit très rapidement, le roman est plutôt bien écrit et nous offre, sans prétention, ce qu’il promet : une petite romance adolescente, une histoire un peu contrariée, sur un fond un peu magique, un chouette moment de détente. J’ai apprécié cette lecture, entre deux lectures plus complexes, qui m’a permis de m’évader facilement. Et que ça fait de bien de lire ce genre de roman de temps en temps !

Pour les petits « moins », j’ai eu un peu de mal à m’attacher à Alice, personnage assez immature et naïf. Je n’ai pas compris sa réaction dans les dernières pages, j’ai eu l’impression que l’auteur contrariait l’histoire pour permettre un dernier rebondissement – soyons honnêtes, ça ne nous a pas empêché de nous douter de la fin – avant le dénouement final, afin de complexifier une histoire qui n’avait pas besoin de l’être. Encore une fois, on trouve dans cette histoire des adolescents qui réfléchissent bien trop aux conséquences de leurs actes pour leur âge, comme dans la majorité des romans pour jeunes adultes, ce que je trouve un peu dommage… Peut-être que le roman manquerait un peu de « profondeur » autrement. Et les réactions des adultes sont plutôt étonnantes et insouciantes. Ces adolescents peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent sans qu’aucun adulte référent ne se mette jamais en travers de leur route.

Finalement, on reste donc dans les schémas de ce type de romans, et c’est bien ce qu’on y cherche quand on les ouvre, avouons-le. Et Dreamology répond à nos attentes de légèreté et de romance facile, donc tout va bien ! J’ai lu des romans jeunes adultes plus sympas mais j’en ai lu des moins réussis, ce qui contribue pour moi à en faire une chouette découverte, un chouette moment de lecture qui fait du bien, une lecture qui ne me marquera pas mais qui m’aura déconnectée quelques heures de la réalité. Pari réussi !

Ma note : 4/5

Broadway Limited T1 de Malika Ferdjoukh

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Malika Ferdjoukh, Broadway Limited – Tome 1 Un dîner avec Cary Grant, Ecole des Loisirs, Médium, Paris, 2015

Broadway-Limited-tome-1-Un-dîner-avec-Cary-Grant-de-Malika-Ferdjoukh-chez-LEcole-des-loisirsUn coup de cœur absolu ! Broadway Limited est un roman magnifique qui nous emporte à la fin des années quarante, dans un New-York d’après guerre, auprès de nombreuses jeunes femmes, qui cachent chacune leurs secrets, mais qui rêvent toutes de percer dans le show-biz, et parmi lesquelles va se retrouver un jeune homme français qui va s’acclimater à cette ambiance loin des privations que connaît encore son pays d’origine. Un roman époustouflant, pour les jeunes et les moins jeunes.

Jocelyn est français. En France, il n’y a aucune ambiguïté : Jocelyn est un prénom masculin. Mais prononcé à l’anglaise… Et c’est bien cette différence de prononciation qui va amener Jocelyn à la pension Giboulée, juste après avoir traversé l’Océan Atlantique. Il espère y trouver une chambre dans laquelle se reposer… Sauf que la pension est réservée aux femmes ! La propriétaire, Mrs Merle, est formelle : aucun garçon ne peut louer de chambre dans sa pension. Sauf que Jocelyn a quelques atouts dans sa manche : un ingrédient caché dans sa valise qui va amadouer Mrs Merle, un petit mensonge inoffensif, et surtout des dons de pianistes… Les portes du petit studio en sous-sol lui sont ouvertes ! Et il va y découvrir un monde fascinant, par l’entremise des demoiselles de la pension : Chic, qui veut devenir actrice et court les auditions, Manhattan, excellente danseuse très mystérieuse, Hadley, danseuse ayant dansé avec Fred Astaire mais qui a mis tout au rebut, enchaînant plusieurs boulots pour subvenir aux besoins de son neveu qui vit avec elle depuis que sa sœur est tombée malade, mais aussi Dido, la jeune voisine qui milite contre les nouvelles mesures du FBI contre toute personne qui pourrait, de près ou de loin, avoir des liens avec le communisme… Les histoires personnelles de ces jeunes femmes sont profondes et foisonnantes, liés à l’amour, la famille, sur fond de début de guerre froide, et de problèmes financiers… Comment Jocelyn va vivre tout cela ? Que va-t-il lui même découvrir ?

Ce roman est une pure merveille, on est embarqué dans un tourbillon éblouissant, au milieu de tous ces personnages hauts en couleurs, des jeunes filles de la pension, aux hommes qui croisent leur route, en passant par les propriétaires, domestiques, et voisins… J’ai eu l’impression d’approcher au plus près l’ambiance de cette période, où la guerre n’est pas si loin, et une autre, contre le communisme et l’URSS, est en train de se faire entendre. Un temps où les jeunes gens commencent à nouveau à respirer et à vivre, malgré les privations et le manque d’argent. On y découvre un New-York merveilleux, sur fond de comédies musicales, où on rencontre Cary Grant et Woody Allen jeune.

Les personnages sont plus complexes qu’il n’y paraît, et ce premier tome, car il s’agit bien d’un premier tome, ne commence qu’à nous révéler certains secrets de ces demoiselles qui, si elles se rêvent en stars de Broadway ou en grandes actrices, cachent de nombreuses fêlures. J’ai été très touché par Hadley et Manhattan, qui se débattent avec leur passé et sont prêtes à tous les sacrifices pour le conjurer. Mais chacune d’elle est touchante, et Jocelyn également, encore si jeune, qui ne connaît rien à l’Amérique et ses traditions, qui se découvre une forme de liberté et tombe amoureux pour la première fois.

Il y a tout dans ce roman : un décor magnifique, des personnages lumineux et ensorcelants, des histoires personnelles passionnantes, sous fond de Grande Histoire, celle du début du maccarthysme qui va va entraîner l’Amérique dans une paranoïa accrue et une chasse aux sorcières.

C’est enlevé et frais, c’est enjoué et fiévreux, c’est un vrai coup de cœur, extrêmement bien écrit, qui donne envie de rencontrer Jocelyn et ses amies !

Ma note : 5/5

J’étais là de Gayle Forman

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Gayle Forman, J’étais là, Le Livre de Poche, Paris, 2015

j'étais làJ’ai déjà lu quelques ouvrages de Gayle Forman, dont certains m’ont beaucoup touchés, et d’autres un peu déçus. J’ai du mal à évaluer J’étais là, il est un peu de ces deux sensations : s’il m’a touché, il m’a aussi un peu déçue, peut-être parce que je ne suis pas parvenue à m’attacher au personnage de Cody.

Cody, dix-huit ans, vit un véritable enfer depuis que Meg, sa meilleure amie de toujours, s’est suicidée. Elle ne comprend pas pourquoi elle a bien pu faire cela. A sa connaissance, elle n’était pas dépressive. Alors Cody déraille un peu. Elle ne va plus suivre ses cours à l’université locale, sur laquelle elle s’est rabattue après que ses projets d’étudier à Seattle non loin de Meg sont tombés à l’eau. Elle vit donc auprès de sa mère, qu’elle n’a jamais eu le doit d’appeler maman, sans son père qui a mis les voiles depuis bien longtemps, à essayer de remplir son devoir lors des cérémonies à la mémoire de Meg. Mais c’est difficile, elle est emplie de colère et d’incompréhension. Si Meg allait si mal, pourquoi ne s’est-elle pas tournée vers elle ? Elle sait qu’elle a sa part de responsabilité et elle est dévorée par la culpabilité, surtout auprès des parents de la disparue. Quand ces derniers lui demandent de se rendre dans la ville où étudiait Meg afin de récupérer ses affaires, elle ne peut leur dire non. Et peut-être comprendra-t-elle qui a pu faire souffrir son amie au point de la pousser au suicide.

Gayle Forman s’attaque avec ce livre à un sujet difficile, celui du suicide, et des sentiments auxquels doivent faire face ceux qui restent : colère, culpabilité, impuissance, remords. Et elle ne le fait pas mal du tout, en suivant cette jeune femme, plein de fêlures avant même la disparition de son amie, qui peine à se (re)construire. Sa poursuite d’une vérité pousserait presque à croire qu’elle ne s’est pas suicidée, mais on comprend vite que l’auteur cherche plutôt à aborder la nébuleuse qui entoure l’acte de suicide, une espèce de communauté qui est encourage à passer à l’acte, ce réseau de sites internet qui donnent encouragements, moyens et manières de passer à l’acte. Elle amène une réelle réflexion dans son roman, et même après grâce à un petit texte où elle explique les motivations qui l’ont amenée à écrire sur un tel sujet.

Cependant, trouver un coupable aide-t-il réellement à se remettre d’une disparition ? Peut-être que le plus important dans ce roman, c’est l’acceptation d’un décès, la déculpabilisation, qui amène les proches à accepter de continuer à vivre et à être heureux. Le message est assez fort, mené par une écriture fluide et assez prenante qui embarque très facilement le lecteur.

Malgré tout cela, j’ai été un peu déçue par cette lecture. Si le personnage de Cody se doit de tergiverser,  je trouve que c’est parfois un peu trop appuyée, amenant par là un certain nombre de répétitions : mais pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ? Pourquoi Meg a-t-elle effacée certains mails de sa boîte ? etc. Des interrogations légitimes mais un peu trop répétées. Et qui amènent donc quelques longueurs. Il faut peut-être du temps à Cody pour se décider à passer à l’action, mais la suivre faire des ménages pendant des semaines est un peu longuet. J’ai parfois trouvé qu’on tombait dans le misérabilisme : était-il nécessaire que Cody n’ait pas de père, ait une mère absente et frivole, qu’elle n’ait pas pu quitter sa ville et soit obligée de faire des ménages chez des camarades d’école ? Il fallait rendre son personnage un peu plus profond qu’une gamine qui aurait tout eu dans la vie, mais je trouve que c’était un peu trop. Mais peut-être est-ce juste que je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage, et c’est parfois difficile d’en trouver les raisons.

Pour résumer, le thème difficile du suicide chez les jeunes est bien traité par l’auteur, et rien que pour cela, le roman vaut la peine d’être lu. Pour le reste, il faut faire abstraction des quelques longueurs qui émaillent le livre.

Ma note : 3/5

Ce que j’ai lu en juin

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On ne peut pas dire que ces derniers temps, j’ai été particulièrement proactive sur le blog. Première raison, évidente, les vacances ! Alors que j’étais à l’étranger, il m’était bien difficile de partager mes lectures et mes avis. La deuxième raison est celle qui fait que ce manque d’activité est un problème récurrent que je rencontre : qu’il est parfois difficile de se motiver à écrire une longue chronique sur un livre que l’on vient de finir, alors qu’on n’a qu’une envie, se plonger dans un autre roman, et qu’on a déjà des tas de choses à faire pour le boulot, etc. Et il est hors de question que tenir ce blog devienne une contrainte ! Alors, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle forme d’article : un récapitulatif des romans lus sur un mois avec un court résumé et un avis succinct. Évidemment, en parallèle, je continue mes chroniques plus longues, consacrées à certains romans.

Inaugurons donc dès à présent cette nouveauté avec les romans lus en juin (et un peu avant, je l’avoue…). Quelques coups de cœur et belles surprises, et une grosse déception. C’est parti !


 

demain est un autre jour spielman

Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

Traduit par Laura Derajinski, Le Cherche Midi / Pocket, Paris, 2013 / 2014

Résumé : Brett Bohlinger vient de perdre sa mère de laquelle elle était très proche. Et elle sait que dorénavant, sa vie va changer : elle va hériter de l’empire cosmétique que sa mère a créé et se retrouver au-dessus de sa belle-soeur, vice-présidente jusque-là. Son ami Andrew en est persuadé : elle va avoir du pouvoir, et va même être en mesure de booster sa propre carrière. Sauf qu’arrivée devant le notaire, rien ne se passe comme prévu. C’est sa belle-soeur qui hérite de l’empire, et elle ne touche même pas d’argent comme ses frères : la voilà déshéritée. Mais le notaire n’en a pas fini avec elle : elle ne touchera en réalité sa part d’héritage qu’un an plus tard, à la condition qu’elle réalise certaines choses qu’elle-même avait recensé à l’âge de 14 ans comme ce qu’elle rêvait d’accomplir. A chaque point de cette life list réalisé, le charmant notaire lui donnera une lettre rédigée par sa mère. Et à la fin, elle aura sa part. Et elle n’a qu’un an. Mais sa vie a bien changé depuis ses 14 ans ! Adopter un cheval et avoir un chien ? C’est bien loin de ses rêves actuels ! Faire la paix avec son père ? Comment faire alors qu’il n’est plus de ce monde ? Devenir professeur ? Jamais ! Tomber amoureuse ? Mais elle l’est déjà ! Avoir un enfant ? Elle a fait son deuil puisqu’Andrew n’en veut pas ! A moins que sa mère ait raison et que son plus beau héritage soit de la rendre vraiment heureuse…

Mon avis : Ce roman a fait parler de lui car c’est un vrai roman feel good, intelligent, bien écrit, et pas niais pour un sou. C’est un roman qui fait bon lire, qui réconforte, qui donne envie de croire en l’avenir et aux changements de vie. Il donne envie de prendre sa vie en main et de faire ce qu’on redoute le plus : tout plaquer pour faire enfin ce dont on rêve, pour construire une nouvelle vie dans laquelle s’épanouir vraiment. Brett est une femme intelligente, mais qui a besoin d’un électrochoc pour se rendre compte de ce que sa mère, et le lecteur, a de suite remarqué : son boulot au marketing de l’entreprise familiale n’est qu’un pis aller, renoncer à avoir un enfant ne peut la rendre heureuse à terme, et être avec Andrew ne la rend peut-être pas aussi heureuse qu’elle ne le pense… Si on imagine bien certains éléments de l’intrigue, d’autres m’ont pris par surprise, et si c’est un roman feel good, il n’en est pas moins bien pensé. La fin est prévisible, mais pas de la manière dont on le pense.

En bref : Un vrai coup de cœur pour ce roman facile à lire, plaisant, plein de bonne humeur et d’espoir dans l’avenir !

Ma note : 5/5


la conspiration maggie hall

Maggie Hall, La Conspiration T1

Traduit par Anna Postel, Collection R, Robert Laffont, Paris, 2015

Résumé : Avery West est une jeune fille de 17 ans qui vit seule avec sa mère et qui est très secrète et réservée. En effet, les incessants déménagements imposés par sa mère dus à son travail font qu’elle ne veut plus souffrir en s’attachant trop à des amis dont elle sera obligée de se séparer. C’est bien donc cette ligne de conduite qu’elle suit dans le nouveau lycée où elle est inscrite, bien que le ténébreux Jack ne la laisse pas indifférente… Et c’est parce qu’elle désobéit à sa mère en se rendant à son bal du lycée à deux jours d’un déménagement imprévu que sa vie va basculer… Jack, puis le mystérieux Stellan, qui se détestent, faisant partie de fratries rivales au sein d’une même organisation qui régit le monde depuis Alexandre Le Grand, l’embarquent dans une aventure internationale, du Louvre aux bazars d’Istanbul, dans des fastes qu’elle n’avait jamais connu, mais aussi au sein d’une conspiration et d’une lutte de pouvoirs de tous les dangers dont elle serait la clé, mettant sa vie, sa famille et sa liberté en danger…

Mon avis : Pour avoir lu de nombreux romans jeunes adultes ces dernières années, j’ai souvent été un peu déçue, notamment par des héros de 16 ou 17 ans qui ont des pouvoirs décisionnels complètement aberrants au vue de leur jeune âge, par des intrigues prometteuses dans les premiers chapitres et qui se finissent de manière simpliste. Donc si le pitch de ce roman me donnait envie, j’ai longtemps hésité à l’acquérir puis à le commencer, de peur d’être déçue. Et bien non, ce fut une jolie découverte ! L’héroïne est plutôt crédible, réagit comme une fille de 17 ans devrait réagir, mais n’en est pas cruche pour autant et elle est attachante. Quant aux personnages masculins, Jack et Stellan, ils sont différents et énigmatiques, emprisonnés dans leurs allégeances et ne savant trop à qui se fier. L’intrigue est bien ficelée, le suspens est au rendez-vous, la plume de l’auteur est plaisante et j’ai pris plaisir à voir Paris autrement, notamment le Louvre, et découvrir Istanbul et Sainte-Sophie grâce aux pérégrinations d’Avery.

En bref : Un bon roman jeunes adultes que je recommande aux jeunes comme aux moins jeunes, et dont j’attends la suite avec impatience, en espérant qu’elle sera à la hauteur de ce premier tome !

Ma note : 4/5


un intérêt particulier pour les mortsla curiosité est un pêché mortel

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts (T1) et La curiosité est un pêché mortel (T2)

Traduits par Delphine Rivet, 10/18, Paris, 2013 (T1), 2014 (T2)

Résumé T1 : Londres, 1864. Lizzie Martin se retrouve sans ressource à la mort de son père. Elle accepte de devenir dame de compagnie de sa tante dont l’actuelle dame de compagnie s’est enfuie avec un homme. Un nouveau monde en transformation s’offre aux yeux de la jeune femme : Londres en plein travaux, avec la construction de la gare Saint-Pancras. Et c’est lors de la destruction des taudis qui s’élevaient à l’endroit choisi pour cette nouvelle gare qu’est découvert un corps de femme… Celui de la dame de compagnie de la tante de Lizzie ! Sa curiosité est piquée et elle ouvre l’œil, se mettant parfois dans des situations délicates… L’inspecteur en charge de l’affaire, Benjamin Ross, est une connaissance d’enfance de Lizzie, bien heureusement ! A eux deux, ils découvriront bien des choses autour de ce meurtre et Lizzie sera bien plus impliquée qu’elle ne le pensait…

Résumé T2 : Dans cette nouvelle enquête, Lizzie quitte pour un temps la demeure de sa tante qui ne voit plus d’un très bon œil sa présence dans sa demeure, depuis les événements relatés dans le premier tome. Elle se rend à New Forest où elle devient la dame de compagnie de Lucie Craven qui ne se remet pas de la mort de son nourrisson, déclarant même qu’il est toujours vivant et qu’on lui a fait croire à sa mort. Sa famille la considère comme folle, et la découverte du corps d’un homme auprès duquel la pauvre Lucy est retrouvée recouverte de sang, ne plaide pas en la faveur de la pauvre femme… Mais Lizzie a des doutes, et l’inspecteur Benjamin Ross, dépêché sur place pour mener l’enquête sur ce meurtre, va l’aider à démêler toute cette affaire bien mystérieuse…

Mon avis : J’ai été enchantée par les aventures de Lizzie Martin et de Benjamin Ross. Lizzie est vive d’esprit, curieuse, intelligente, indépendante, et n’est pas une pauvre femme de l’ère victorienne dépendante des hommes. Quant à Benjamin Ross, il est très vite attaché à la jeune femme et cherche à la protéger, bien qu’il comprenne son indépendance. Le duo fonctionne parfaitement, et l’alternance des points de vue de Lizzie et Ben rend la narration vivante et tient en haleine le lecteur. J’ai également adoré l’époque dépeinte, ainsi que la société anglaise et la rénovation de Londres à l’ère victorienne. Ce sont des romans agréables à lire, et s’il ne se passe pas des milliards de choses à chaque page, l’auteur parvient à nous captiver.

En bref : Des romans policiers historiques qui valent vraiment le détour ! Le troisième tome des aventures de Lizzie et Ben est disponible, je vous en reparle dans mon compte-rendu de juillet !

Ma note : 5/5


Rouge-rubis

Kersten Gier, Rouge Rubis, Trilogie des gemmes T1

Traduit par Nelly Lemaire, Macadam, Milan, Paris, 2011

Résumé : Gwendolyn est une jeune fille de 16 ans tout à fait normale. Elle va dans une grande école privée, certes, et sa famille est plus qu’aisée. Et sa cousine serait porteuse d’un gène qui lui permettrait de voyager dans le temps, la rendant unique, ou presque. Seul une dizaine d’individus au cours des siècles ont été porteurs de ce gène, toutes les femmes faisant partie de la famille de Gwen, les Montrose. Mais pour Gwen, tout ceci importe peu : mis à part qu’elle ne s’entend pas avec sa cousine avec laquelle elle est obligée de cohabiter, elle partage son temps entre sa mère, son frère, sa sœur et sa meilleure amie. Jusqu’au jour où c’est elle qui fait un bond dans le passé… révélant ainsi que ce n’est pas sa cousine qui a cette capacité à voyager dans le temps et l’entraînant à son insu dans une aventure de tous les dangers, auprès d’un autre voyageur dans le temps, Gidéon, dont elle ne sait que penser…

Mon avis : Voici un premier tome d’une trilogie pleine de promesse. Si l’héroïne est légèrement énervante, et m’a donnée très souvent une envie irrésistible de la gifler et de la faire un peu réfléchir, l’idée de départ est très attrayante. Alors que les histoires de voyages dans le temps peuvent être dure à gérer, notamment dans les implications pour le présent de changements dans le passé, les interventions dans le passé déjà prise en compte de le continuum temps, l’auteur s’en tire honorablement. Il s’agit d’un roman pour adolescent qui remplit son rôle : l’intrigue se tient, ce n’est pas trop mal écrit, et il donne envie de connaître la suite.

Quant aux tomes 2 et 3, Bleu Saphir et Vert Émeraude, ils continuent et concluent la saga honorablement. J’ai trouvé certaines choses un peu simplistes et un dénouement un peu trop facile à mon goût, mais certains points ont réussi à me surprendre et le tout se tient.

En bref : Un premier tome sympathique et une trilogie agréable à lire et divertissante

Ma note : 4/5

 


club vesuvius

Mark Gatiss, Le Club Vesuvius

Traduit par Laurence Boischot, Bragelonne, Paris, 2015

Résumé : Lucifer Box est un portraitiste évoluant dans le Londres du XIXe siècle. Mais il n’est pas que cela… Il est aussi un agent secret au service de Sa Majesté, et est amené à réaliser des tâches plus ou moins reluisantes. Le jour où des scientifiques renommés sont mystérieusement assassinés, il se lance dans une enquête trépidante, jusqu’à Naples et à son célèbre Vésuve, où il va mettre sa vie plus d’une fois en danger…

Mon avis : Quelle déception ! J’attendais beaucoup de ce roman, le pitch m’avait vraiment attiré, ainsi que l’objet livre, d’une très belle réalisation. Mais la magie n’a pas opéré sur moi, malheureusement. Si Lucifer a beaucoup de charme et beaucoup d’humour, certains de ses comportements m’ont parfois profondément irritée. Il peut faire preuve tout à la fois d’une grande intelligence et d’une grande naïveté, concernant les femmes notamment. De plus, si je n’avais jamais lu de steampunk, l’idée même ne me déplaisait pas, mais tout le déroulé se passant sous le volcan m’a ennuyée, et cette histoire de « zombie » – à défaut d’une autre désignation – également, surtout qu’on ne nous explique pas vraiment la raison d’être de ces créatures. Peut-être est-ce le prix démesuré de cet ouvrage – très beau, certes – qui me laisse pantoise et me fait être plus critique que je ne l’aurais été en temps normal ? Quoi qu’il en soit, j’espérais bien plus de ce roman, à l’auteur bien connu qui participe à l’écriture des scénarios de la série Sherlock, en plus d’en être l’un des acteurs, l’une de mes séries préférées… Dommage !

En bref : Un roman au héros plein d’humour mais qui n’a pas su me convaincre…

Ma note : 2/5

Nos étoiles contraires de John Green

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John Green, Nos étoiles contraires, Nathan, Paris, 2012.

nos etoiles contrairesEst-il encore nécessaire de présenter ce roman ? Pour le coup, je n’en ferai pas des tonnes car tout a été dit sur le blogosphère !

Pour ceux qui ont vécu dans un grotte et qui ne connaîtraient pas l’histoire, je ne ferai pas l’affront de simplifier le récit en expliquant que c’est “l’histoire de deux adolescents qui ont le cancer et qui deviennent amis et plus si affinité.” En effet, ça traite du cancer. Et c’est exact, c’est bien l’histoire de deux adolescents. Mais c’est bien plus que ça ! Hazel est une jeune fille de 16 ans qui est atteinte d’un cancer qui ne pourra jamais être complètement guéri. Elle ne peut respirer sans assistance et doit trainer derrière elle un respirateur. Elle est très avancée dans ses études : ayant été retirée de l’école très tôt, elle a pris beaucoup d’avance et suit régulièrement des cours à l’université. Malheureusement, elle a peu d’amis : la vie a fait que ceux qu’elle avait avant sa maladie se sont éloignés et qu’elle n’a pas eu le courage de s’en faire d’autre. A quoi servirait de faire souffrir des personnes supplémentaires le jour où elle ne sera plus là ? Sa mère, inquiète comme toutes les mamans, la pousse à se rendre à des réunions de soutien avec d’autres jeunes atteints de cette maladie, afin de partager souffrances et petites victoires. Un jour, un garçon y vient et se met à la fixer. Il vient en soutien à son ami Isaac, atteint d’un cancer des yeux, qui va perdre la vue, afin d’être en rémission complète. Bon, j’avoue, à lire mon résumé jusque là, on se dit : “Mais qu’est-ce que ça a l’air triste !”. Oui, bon, d’accord, ce n’est pas très avenant dit comme cela… Mais ce n’est pas larmoyant ! Et l’histoire d’amitié puis d’amour entre Hazel et Augustus, lui aussi en rémission d’un cancer, qui va naître petit à petit, donne à ce livre une résonance magnifique.

C’est très beau, écrit sur un ton très juste, vibrant. Ce n’est jamais exacerbé, et Hazel est extrêmement touchante.

Cette histoire est racontée à la première personne du singulier, nous suivons donc cette jeune fille qui s’isole de peur de faire souffrir ceux qui se prendraient d’affection pour elle.Et c’est autour d’un roman, du partage de cette lecture par nos deux protagonistes principaux et du désir d’en rencontrer l’auteur, afin de comprendre une fin plus qu’étonnante, qu’ils vont se rapprocher.

On comprend énormément de choses sur ces jeunes malades qui n’en deviennent pas forcément différents des autres, mais qui grandissent bien plus vite, confrontés à des souffrances, des pertes et la conscience de leur prochaine disparition. Parce que dans ce roman, ce n’est pas l’injustice de la maladie qui est mise en exergue, ni le combat des malades, mais c’est un roman sur la vie, sur comment vivre malgré tout, vivre toujours plus. Et c’est bien l’espoir qui transpire de ce beau roman, un hymne à la vie.

Le cancer est un personnage à part entière, mais non un ennemi des protagonistes, plus un colocataire néfaste malgré lui, avec qui ils sont obligés de cohabiter.

Ce roman, catégorisé jeunes adultes, peut-être à cause de l’âge des héros, ou bien encore d’une écriture très belle, simple et accessible à un public jeune, s’adresse à tous les publics. Cette leçon de vie devrait être lue par tout le monde, le courage qu’on prête à ces jeunes est bien peu perceptible pour eux car ils restent des êtres qui souffrent, qui ont peur et qui continuent à vivre et à se battre car ils n’ont pas le choix.

On sourit, on pleure, on soupire, on s’énerve, on s’émeut. Et quand on referme Nos étoiles contraires, on voit la vie autrement. Et si, finalement, notre vie n’était pas si pourrie et qu’on essayait d’en profiter un maximum ?

Un grand merci à John Green pour ce roman incroyable.

Ma note : 5/5

Le film adapté du roman devrait sortir sur nos écrans à l’été 2014. Je suis peu convaincue par le casting mais je lui laisserai une chance. Cependant, je ne vous conseillerai qu’une chose : lisez le livre avant !

Voici la bande annonce, que je vous déconseille si vous n’avez pas lu le livre… Elle en dévoile un peu trop à mon goût ! Vous êtes prévenus…

 

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe de Benjamin Alire Saenz

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Benjamin Alire Saenz, Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, Simon and Schuster, New York, 2012.

aristotle and dante discover the secret of the universeCe roman de Benjamin Alire Saenz fut une révélation. Non encore traduit en français, gageons qu’il le sera très bientôt ! Il faut dire que ce roman est un bijou qui le mérite amplement. Vous êtes prévenus !

Aristotle a un prénom bien particulier qui pressent assez de son originalité. D’origine mexicaine, vivant dans le sud des Etats-Unis, il n’a que peu d’amis et ne s’en trouve pas plus mal. Cadet de sa famille, avec un frère en prison dont on ne parle pas chez lui, et deux soeurs jumelles qui ne vivent pas à côté, il est plutôt solitaire, entouré par ses parents, dont son père, très introverti depuis son retour de la guerre du Vietnam. L’été de ces quinze ans, tout ceci va pourtant changer : il rencontre Dante à la piscine municipale. Celui-ci est son complet opposé : sociable, il assume ce qu’il est, se lie facilement aux gens et ce sent bien peu mexicain malgré ses origines communes avec Ari. Il partage beaucoup avec ses parents, et n’a pas honte de dire qu’il aurait du mal à vivre sans eux. Les garçons se lient très vite d’une forte amitié, peut-être plus ambiguë du côté de Dante… Cette amitié ne va pas être sans risque, ni sans conséquence, à une période de la vie complexe où l’individu est en pleine construction…

On pourrait croire qu’il s’agit d’un énième roman pour adolescents, sur les adolescents. Certains sont emblématiques, comme L’attrape-coeur de Salinger, ou encore Le Monde de Charlie de Chbosky. Cependant, ce roman apporte quelque chose de plus, qui lui donne toute sa place dans le panthéon des meilleurs romans sur ce thème !

Benjamin Alire Saenz nous raconte de manière sensible le parcours d’Ari, qui en plus du reste, a beaucoup de difficultés à accepter son prénom et préfère donc ce diminutif. Ce garçon se cherche et a quelques problèmes à régler. D’abord, l’absence de son frère, incarcéré pour une raison qui lui échappe, étant très jeune au moment des faits. Le mutisme de ses parents à cet égard, l’absence de photos, tout concourt à faire penser qu’il n’a jamais existé. Très difficile pour lui, il a bien du mal à aborder le sujet avec ses parents, et notamment son père qui parle bien peu. Ensuite, ce qu’a vécu son père au Vietnam est complètement tabou également. A ces égards-là, la rencontre avec Dante va être tout à fait significative, et va lui permettre de se construire. Son absence d’amis, son refus de s’en faire, le peu d’objets dans sa chambre : tout ceci marque sa différence et son mal-être. Il a bien du mal à comprendre les raisons qui le mettent dans cette situation, mais ceci lui convient, jusqu’au jour où Dante lui propose de lui apprendre à nager, de manière spontanée , à la piscine municipale. Et cet élément déclencheur va aussi lui permettre d’accepter l’amitié de filles, dont il se méfiait jusqu’à présent.

Mais cette découverte de lui-même, qui va prendre quelques temps, va être bien plus profonde encore.

Ce roman s’inscrit dans une période particulière de la construction d’un individu, mais aussi à une époque – la fin des années 80 –  où l’intolérance est bien présente… Les faits sociétaux qui font encore aujourd’hui notre actualité se retrouvent dans ce roman, la violence et l’intolérance notamment.

Ces deux jeunes hommes aux prénoms bien particuliers, qui se réfèrent à deux philosophes bien classiques et connus, se lancent à la recherche des secrets de l’Univers, ces secrets bien particuliers qui font qu’un adolescent grandit, évolue, et passe petit à petit à l’âge adulte.

C’est poétique, sensible, tout en douceur. Aristotle et Dante sont très attachants. Que pourrais-je dire de plus ? C’est très bien écrit, l’anglais est abordable, donc que ce ne soit pas un frein à votre envie de découvrir ce roman.

Ce fut un très gros coup de coeur pour moi, je vous le conseille absolument !

Ma note : 5/5

Sixtine #1 de Caroline Vermalle

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Caroline Vermalle, Sixtine #1, Hachette Jeunesse (Black Moon), Paris, 2013.

sixtineCe roman m’a été conseillé par Miss Mymoo du blog Un jour. Un livre. Acheté lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en novembre dernier, où j’ai pu rencontrer l’auteur, je me suis littéralement jetée sur ce roman qui parle d’Egypte, d’Archéologie et de Révolution égyptienne. Il faut savoir que comme Miss Mymoo, mes études se sont tournées vers l’égyptologie… Alors forcément !

Tout commence au Musée du Louvre pour une occasion bien particulière : un mariage très médiatisé d’une jeune femme avec un homme resté célibataire longtemps et qui faisait partie de cette catégorie d’hommes riches très convoitée. Le rêve commence pour Jessica, une belle vie s’offre à elle.

Quelques mois plus tard, une découverte macabre a lieu au sein de la pyramide de Khéops, à Gizah, en pleine révolution égyptienne. Dans une salle scellée dont nul n’avait connaissance, deux corps sont retrouvés : notre couple nouvellement mariée. Elle est vivante, quand lui est retrouvé sans vie. Comment est-ce possible ? Comment ont-ils atterri là, dans cette pièce attenante à la Chambre du Roi qui ne montre nul accès vers l’extérieur ? Comment Jessica a-t-elle survécu, et pourquoi sa magnifique chevelure blonde a-t-elle viré au gris ? Comment se fait-il qu’elle n’ait aucun souvenir après le mariage ? Et pourquoi veut-elle à présent se faire appeler Sixtine ?

Caroline Vermalle nous offre ici un premier tome d’une saga riche en personnages et événements. Dans un contexte très actuel, celui du printemps arabe, et au coeur d’une des sept merveilles du monde qui nous cacherait encore bien des secrets, de nombreux mystères accompagnent cette découverte et les circonstances de l’enfermement du couple dans cette pièce, dont un jeune architecte suspectait l’existence. Une journaliste de la BBC cherche à réaliser un reportage sur cette fameuse pièce, un homme en quête de vérité – bien mystérieux au demeurant- cherche à comprendre comment le masque de Toutankhamon a pu être retrouvé dans cette pièce, alors même qu’il était censé être exposé au yeux des visiteurs du Musée du Caire au même instant – serait-ce un faux ? Toute cette histoire serait-elle liée au saccage du musée ayant suivi les événements du printemps arabe en 2011 ?  Nous voilà embarqués sur de nouvelles pistes, bien nébuleuses… Surtout quand la police locale et le Directeur du Conseil Suprême des Antiquités s’en mêlent… Notons que ce dernier a des airs de son homologue réel Zahi Hawass, qui a perdu ses fonctions officielles il y a quelques mois.

On embarque donc dans une histoire criante de vérité, avec des faits et personnages tout droit inspirés de la réalité. L’auteur a réellement fait un très beaux travail de recherche, et si quelques éléments d’égyptologie sont un peu bancals, ils sont minimes face à la tâche engagée par l’auteur. On sent également le vécu de Caroline Vermalle, qui m’a dit au salon du livre de Montreuil qu’elle avait travaillé pour des chaînes documentaires britanniques. On comprend mieux pourquoi l’un de ses personnages travaille pour la BBC.

Ce roman, chargé d’histoire actuelle et ancienne, aborde même dans certains chapitres bien particuliers des épisodes de la mythologie égyptienne, dont la pesée du coeur pour accéder au “paradis” et échapper aux “enfers” – on se doute que tout ceci émane du subconscient de Jessica (future Sixtine). Cette touche de mystérieux, de fantastique, ne rend que ce roman plus attrayant encore. Quel sens prendra tout ceci ? Lier ce fantastique à cette mythologie est une brillante idée, permettant de revisiter certains de ses épisodes et de les faire connaître aux jeunes lecteurs auxquels s’adresse ce roman.

Des personnages riches, mystérieux, opaques, parfois incompréhensibles, attachants, têtus et courageux. Paris, Londres, Le Caire, Louxor, New-York, Mexico. Le Musée du Louvre, Le Musée du Caire, les pyramides de Gizah, le musée de Mexico. Une survivante, une journaliste, un architecte, des antiquaires, des faussaires, des archéologues, des policiers, un enquêteur. Un mélange détonnant, captivant, une intrigue bien ficelée, un mystère épais.

Vous hésitez encore ? Un seul conseil, foncez, vous ne le regretterez pas !

Ma note : 5/5