Archives de Catégorie: Fantastique

Timelapse de Nadia Richard

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Nadia Richard, Timelapse, Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, Paris, 2017

TimelapseJ’ai pour habitude de toujours trouver des points positifs sur chacun des romans que je lis, même si je n’adhère pas complètement à l’histoire. Après tout, certains romans, s’ils ne me plaisent pas ou peu, si les héros, l’histoire ou le style ne m’ont pas convaincue, peuvent plaire à d’autres. Et j’arrive toujours à y voir des choses intéressantes. J’avoue que pour ce roman, ce sera malheureusement plus compliqué. Et c’est un « malheureusement » sincère, le pitch m’ayant enthousiasmée, aimant lire ce genre de romans young adult de temps en temps. Dommage.

Aujourd’hui, Sam, étudiante à l’université, fête ses 18 ans. Alors qu’elle se prépare rapidement à aller au restaurant avec sa famille, le temps s’arrête. Elle se retrouve coincée dans un monde fait de poupées de cire stoppées en plein mouvement. Elle semble être la seule à être épargnée. L’incompréhension fait place à la peur. Que va-t-il se passer maintenant ? Le temps va-t-il repartir ? Va-t-elle devoir continuer seule dans ce monde devenu sans intérêt ? Mais sans savoir comment, le temps reprend ses droits et repart pile à l’instant où il s’était arrêté. Sam pense pouvoir laisser ça derrière elle, mais elle se rend rapidement compte qu’elle est la cause de cet étrange phénomène. Tout se complique quand un nouveau venu, charmant de surcroit, s’installe à côté de chez elle et fréquente son université. Or, Matthias ne semble pas touché par son pouvoir, voire lui aussi en posséder un. Mais le plus étrange peut-être est le comportement d’un de ses professeurs, M. Delatour, qui commence à s’intéresser à elle. Que se passe-t-il ? Que lui arrive-t-il ? Pourquoi elle ? Et qui est vraiment M. Delatour ? Pourquoi, alors qu’elle aurait connu Matthias étant enfant, n’en a-t-elle aucun souvenir ?

Le résumé était donc assez prometteur, offrant un mystère, plein d’énigmes à creuser, des personnages assez intéressants, et un univers avec une pointe de surnaturel qui avait su marquer mon intérêt. Or, le tout est malheureusement sans relief, d’une platitude exaspérante. Et sans aucune crédibilité.

Je suis très dure avec ce roman et je n’aime pas ça. Il est vrai qu’une fois embarquée dans l’histoire, elle se lit. On veut savoir ce qu’il va se passer, ce que l’auteur nous a concocté. C’est le genre de roman qui se lit bien malgré tout, surtout en vacances. Ca détend. Mais on se rend bien compte que quelque chose cloche : l’université où se rend chaque jour Sam n’est pas crédible, mêmes cours tous les jours aux mêmes horaires, on se pense plus dans un lycée que sur un campus ; l’histoire surnaturelle qui sous-tend le tout, si elle peut paraître intéressante de prime abord, devient vite sans queue ni tête. La fin tombe comme un cheveu sur la soupe, et si on comprend le rôle de ces pouvoirs de contrôle du temps, si on comprend les motivations du professeur de Sam, le tout est mal agencé et bien peu crédible.

Il n’en reste pas moins que le personnage de Sam est attachant, sa relation avec Matthias l’est également, et on se prend à détester les midinettes écervelées qui gravitent autour de Matthias. Je dois avouer que le mystère qui plane à un certain moment sur Matthias est assez prenant, mais j’ai été finalement assez déçue de la révélation : ajouter du surnaturel sur une histoire autour du contrôle du temps ne fait que complexifier une intrigue qui n’avait pas besoin de l’être. Cela ne fait qu’ajouter du surnaturel à une histoire dont l’intrigue principale aurait méritée d’être plus travaillée. Parce que finalement, c’est bien la romance, les réactions de Matthias et celles des jeunes filles qui gravitent autour de lui qui prennent le pas sur le reste. Et ce professeur, qui a clairement quelque chose à cacher, vous l’aurez compris, développe une stratégie pour atteindre Sam à la limite du harcèlement et du détournement de mineur.

Si nous revenons rapidement sur la fin, je dirais juste que je cherche encore à la comprendre. Aurais-je manqué quelque chose ? Je me le demande ! Ce que je peux simplement dire, c’est qu’en fermant le livre, je me suis demandée : tout ça pour ça ? Ou il manque un chapitre pour nous éclairer, ou il aurait fallu trouver une autre fin. Quelque part, on a l’impression que l’auteur ne savait pas bien où elle allait elle-même et qu’elle n’avait pas vraiment construit son intrigue.

Restons-en là, vous aurez compris que je n’ai pas été convaincue du tout par ce roman. Si il se laisse lire, il ne me laissera pas un grand souvenir. Dommage.

Ma note : 2/5

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La malédiction d’Oxford d’Ann M. McDonald

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Ann A. McDonald, La Malédiction d’Oxford, Michel Lafon, Paris, 2017

la_malediction_d_oxford_hdVous avez toujours rêvé de vous rendre à Oxford et explorer les secrets de cette Université mondialement célèbre ? Infiltrer leurs sociétés secrètes et comprendre d’où vient le pouvoir de tous ceux qui sortent de cette université ? Alors ce roman est fait pour vous ! Très attirée par le pitch, j’avoue avoir un sentiment partagé quant à cette lecture. Je vous en dis plus tout de suite !

Cassandra Blackwell est une jeune américaine qui a l’immense chance d’avoir été acceptée pour une année à l’Université d’Oxford. Une grande opportunité pour Cassie qui espère bien plus qu’une année de cours prestigieux. En effet, trois ans plus tôt, elle a reçu un message destiné à sa mère, disparue depuis des années, qui laissait entendre qu’elle avait étudié à Oxford. Or, sa fille n’en a jamais rien su. Son enfance et son adolescence ont été bien particulières, entre les hommes paumés que sa mère ramenait à la maison, les crises de sa mère et les déménagements incessants. Et si tout ceci trouvait son explication à Oxford ? Déterminée à le découvrir, Cassie se fait accepter à Oxford, et se lie avec l’élite anglaise. Elle commence à fouiller, et rapidement, elle croise le nom d’une société secrète, L’Ecole de la Nuit, qui pourrait être encore en activité et être liée aux étranges événements qui se produisent sur la campus, ainsi qu’au comportement de sa mère, et à l’étrange note qu’elle a reçu aux Etats-Unis. Mais ses recherches sont bien plus dangereuses qu’elle ne l’avait prévu et elle devient gênante. Avec l’aide de Charlie, flic local qui s’interroge aussi sur les étranges coutumes de cette université, elle va s’approcher de la vérité…

Voici un résumé assez prometteur, qui laisse présager un bon suspens, une intrigue qui happe et qui entraîne de page en page vers un dénouement qu’on imagine original, déstabilisant et pour autant tenant la route, possible. Et c’est presque ça ! L’auteur parvient à nous entraîner à la suite de son héroïne, pas toujours très attachante, souvent froide et calculatrice, mais qu’on comprend et qu’on finit par accepter. La fin par contre… Mais j’y reviens !

Ce que je voudrais souligner avant toute chose, c’est l’ambiance, l’atmosphère qui se dégage du roman. On est plongé dans une ambiance gothique, derrière les murs centenaires d’Oxford qui captivent et titillent l’imagination. On a l’impression de plonger en plein cœur de cette université, d’en découvrir les spécificités. Pour moi qui adore cette ambiance, qui a une sorte de fascination pour l’Angleterre, j’avoue avoir été comblée ! Les personnages très british, parfois bien trop guindés et légèrement déplaisants, sont bien dépeints. Comme Cassie, on s’attache tout de suite à Evie, la colocataire de Cassie, qui est subjuguée par cette élite qui la prend sous son aile et la fait valser de soirée en dîner. C’est aussi grâce à elle et son sujet d’étude, à savoir le cercle d’érudits qui se réunissait à la fin du XVIe siècle, comprenant notamment Christopher Marlowe, Henry Percy, ou encore Walter Raleigh (qui dans l’histoire est à l’origine de la création du college qui porte son nom où Cassie étudie) sous le nom d’Ecole de la Nuit et serait donc à l’origine de la société secrète, que notre héroïne en apprend plus sur les secrets de l’Université. Tout ceci est d’ailleurs très intéressant d’un point de vue historique, car avéré ou non, plus ou moins romancé, on en apprend tout de même un peu plus sur l’histoire de l’Université et certaines hypothèses ayant marquées son histoire.

L’histoire en soi est donc plutôt bien ficelée, et ne manque pas de rebondissements, complètement inattendus, qui apporte tension et suspens, et amène le lecteur à se méfier de chacun, et même de Cassie qui elle-même ressent de drôles de sensations qui semblent liées à l’affaire qui l’occupe.

Et c’est à partir de ce moment-là que l’affaire se gâte pour moi. Je vais essayer d’éviter les spoilers, mais il est possible qu’il y ait quelques allusions qui donnent une idée de la nature de la fin du roman, donc si vous ne voulez rien savoir, arrêtez votre lecture ici ! J’imaginais un espèce de complot qui expliquerait les suicides survenus sur le campus, l’histoire de la mère de Cassie, quelque chose d’un peu tiré par les cheveux mais qui se tiendrait parfaitement sans avoir recours à du paranormal. Ah bah non. On est en plein dans le paranormal, et même dans ce registre, et même si l’histoire se tient malgré tout, j’ai trouvé ça tiré par les cheveux. Je n’ai rien contre les histoires non « réalistes », mais en commençant ce roman, je ne m’attendais pas du tout à ce type de dénouement. J’ai peut-être été trop surprise. Si j’avais su dès le départ qu’on était dans ce registre, peut-être n’aurais-je pas été légèrement déçue de la fin. Pour moi, c’est une manière de trouver une solution facile à tous les éléments d’intrigues développés par l’auteur. Et je trouve ça dommage.

Le plus, malgré tout, c’est le personnage de Cassie qui parvient à nous surprendre jusqu’à la fin. L’auteur ne la rend pas fragile et gentille, mais joue sur son côté obscur qui va l’amener à faire des choix déments, sans même qu’elle hésite une seconde, se repentisse ensuite ou même ne regrette qu’un peu d’avoir eu à faire un tel choix. Et c’est un très bon point, le personnage est cohérent jusque dans les dernières lignes du récit. Au contraire de l’intrigue, à mon sens.

En somme, un moment de bon divertissement, plutôt bien mené, mais aux révélations de fin décevantes à mon goût. Pour tous ceux qui aiment les romans gothiques, sont fascinés ou du moins intrigués par les universités anglaises renommés et qui n’ont rien contre une once de paranormal dans un récit qui semblait en être dépourvu.

Ma note : 3/5

Ce que j’ai lu en juin

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On ne peut pas dire que ces derniers temps, j’ai été particulièrement proactive sur le blog. Première raison, évidente, les vacances ! Alors que j’étais à l’étranger, il m’était bien difficile de partager mes lectures et mes avis. La deuxième raison est celle qui fait que ce manque d’activité est un problème récurrent que je rencontre : qu’il est parfois difficile de se motiver à écrire une longue chronique sur un livre que l’on vient de finir, alors qu’on n’a qu’une envie, se plonger dans un autre roman, et qu’on a déjà des tas de choses à faire pour le boulot, etc. Et il est hors de question que tenir ce blog devienne une contrainte ! Alors, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle forme d’article : un récapitulatif des romans lus sur un mois avec un court résumé et un avis succinct. Évidemment, en parallèle, je continue mes chroniques plus longues, consacrées à certains romans.

Inaugurons donc dès à présent cette nouveauté avec les romans lus en juin (et un peu avant, je l’avoue…). Quelques coups de cœur et belles surprises, et une grosse déception. C’est parti !


 

demain est un autre jour spielman

Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

Traduit par Laura Derajinski, Le Cherche Midi / Pocket, Paris, 2013 / 2014

Résumé : Brett Bohlinger vient de perdre sa mère de laquelle elle était très proche. Et elle sait que dorénavant, sa vie va changer : elle va hériter de l’empire cosmétique que sa mère a créé et se retrouver au-dessus de sa belle-soeur, vice-présidente jusque-là. Son ami Andrew en est persuadé : elle va avoir du pouvoir, et va même être en mesure de booster sa propre carrière. Sauf qu’arrivée devant le notaire, rien ne se passe comme prévu. C’est sa belle-soeur qui hérite de l’empire, et elle ne touche même pas d’argent comme ses frères : la voilà déshéritée. Mais le notaire n’en a pas fini avec elle : elle ne touchera en réalité sa part d’héritage qu’un an plus tard, à la condition qu’elle réalise certaines choses qu’elle-même avait recensé à l’âge de 14 ans comme ce qu’elle rêvait d’accomplir. A chaque point de cette life list réalisé, le charmant notaire lui donnera une lettre rédigée par sa mère. Et à la fin, elle aura sa part. Et elle n’a qu’un an. Mais sa vie a bien changé depuis ses 14 ans ! Adopter un cheval et avoir un chien ? C’est bien loin de ses rêves actuels ! Faire la paix avec son père ? Comment faire alors qu’il n’est plus de ce monde ? Devenir professeur ? Jamais ! Tomber amoureuse ? Mais elle l’est déjà ! Avoir un enfant ? Elle a fait son deuil puisqu’Andrew n’en veut pas ! A moins que sa mère ait raison et que son plus beau héritage soit de la rendre vraiment heureuse…

Mon avis : Ce roman a fait parler de lui car c’est un vrai roman feel good, intelligent, bien écrit, et pas niais pour un sou. C’est un roman qui fait bon lire, qui réconforte, qui donne envie de croire en l’avenir et aux changements de vie. Il donne envie de prendre sa vie en main et de faire ce qu’on redoute le plus : tout plaquer pour faire enfin ce dont on rêve, pour construire une nouvelle vie dans laquelle s’épanouir vraiment. Brett est une femme intelligente, mais qui a besoin d’un électrochoc pour se rendre compte de ce que sa mère, et le lecteur, a de suite remarqué : son boulot au marketing de l’entreprise familiale n’est qu’un pis aller, renoncer à avoir un enfant ne peut la rendre heureuse à terme, et être avec Andrew ne la rend peut-être pas aussi heureuse qu’elle ne le pense… Si on imagine bien certains éléments de l’intrigue, d’autres m’ont pris par surprise, et si c’est un roman feel good, il n’en est pas moins bien pensé. La fin est prévisible, mais pas de la manière dont on le pense.

En bref : Un vrai coup de cœur pour ce roman facile à lire, plaisant, plein de bonne humeur et d’espoir dans l’avenir !

Ma note : 5/5


la conspiration maggie hall

Maggie Hall, La Conspiration T1

Traduit par Anna Postel, Collection R, Robert Laffont, Paris, 2015

Résumé : Avery West est une jeune fille de 17 ans qui vit seule avec sa mère et qui est très secrète et réservée. En effet, les incessants déménagements imposés par sa mère dus à son travail font qu’elle ne veut plus souffrir en s’attachant trop à des amis dont elle sera obligée de se séparer. C’est bien donc cette ligne de conduite qu’elle suit dans le nouveau lycée où elle est inscrite, bien que le ténébreux Jack ne la laisse pas indifférente… Et c’est parce qu’elle désobéit à sa mère en se rendant à son bal du lycée à deux jours d’un déménagement imprévu que sa vie va basculer… Jack, puis le mystérieux Stellan, qui se détestent, faisant partie de fratries rivales au sein d’une même organisation qui régit le monde depuis Alexandre Le Grand, l’embarquent dans une aventure internationale, du Louvre aux bazars d’Istanbul, dans des fastes qu’elle n’avait jamais connu, mais aussi au sein d’une conspiration et d’une lutte de pouvoirs de tous les dangers dont elle serait la clé, mettant sa vie, sa famille et sa liberté en danger…

Mon avis : Pour avoir lu de nombreux romans jeunes adultes ces dernières années, j’ai souvent été un peu déçue, notamment par des héros de 16 ou 17 ans qui ont des pouvoirs décisionnels complètement aberrants au vue de leur jeune âge, par des intrigues prometteuses dans les premiers chapitres et qui se finissent de manière simpliste. Donc si le pitch de ce roman me donnait envie, j’ai longtemps hésité à l’acquérir puis à le commencer, de peur d’être déçue. Et bien non, ce fut une jolie découverte ! L’héroïne est plutôt crédible, réagit comme une fille de 17 ans devrait réagir, mais n’en est pas cruche pour autant et elle est attachante. Quant aux personnages masculins, Jack et Stellan, ils sont différents et énigmatiques, emprisonnés dans leurs allégeances et ne savant trop à qui se fier. L’intrigue est bien ficelée, le suspens est au rendez-vous, la plume de l’auteur est plaisante et j’ai pris plaisir à voir Paris autrement, notamment le Louvre, et découvrir Istanbul et Sainte-Sophie grâce aux pérégrinations d’Avery.

En bref : Un bon roman jeunes adultes que je recommande aux jeunes comme aux moins jeunes, et dont j’attends la suite avec impatience, en espérant qu’elle sera à la hauteur de ce premier tome !

Ma note : 4/5


un intérêt particulier pour les mortsla curiosité est un pêché mortel

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts (T1) et La curiosité est un pêché mortel (T2)

Traduits par Delphine Rivet, 10/18, Paris, 2013 (T1), 2014 (T2)

Résumé T1 : Londres, 1864. Lizzie Martin se retrouve sans ressource à la mort de son père. Elle accepte de devenir dame de compagnie de sa tante dont l’actuelle dame de compagnie s’est enfuie avec un homme. Un nouveau monde en transformation s’offre aux yeux de la jeune femme : Londres en plein travaux, avec la construction de la gare Saint-Pancras. Et c’est lors de la destruction des taudis qui s’élevaient à l’endroit choisi pour cette nouvelle gare qu’est découvert un corps de femme… Celui de la dame de compagnie de la tante de Lizzie ! Sa curiosité est piquée et elle ouvre l’œil, se mettant parfois dans des situations délicates… L’inspecteur en charge de l’affaire, Benjamin Ross, est une connaissance d’enfance de Lizzie, bien heureusement ! A eux deux, ils découvriront bien des choses autour de ce meurtre et Lizzie sera bien plus impliquée qu’elle ne le pensait…

Résumé T2 : Dans cette nouvelle enquête, Lizzie quitte pour un temps la demeure de sa tante qui ne voit plus d’un très bon œil sa présence dans sa demeure, depuis les événements relatés dans le premier tome. Elle se rend à New Forest où elle devient la dame de compagnie de Lucie Craven qui ne se remet pas de la mort de son nourrisson, déclarant même qu’il est toujours vivant et qu’on lui a fait croire à sa mort. Sa famille la considère comme folle, et la découverte du corps d’un homme auprès duquel la pauvre Lucy est retrouvée recouverte de sang, ne plaide pas en la faveur de la pauvre femme… Mais Lizzie a des doutes, et l’inspecteur Benjamin Ross, dépêché sur place pour mener l’enquête sur ce meurtre, va l’aider à démêler toute cette affaire bien mystérieuse…

Mon avis : J’ai été enchantée par les aventures de Lizzie Martin et de Benjamin Ross. Lizzie est vive d’esprit, curieuse, intelligente, indépendante, et n’est pas une pauvre femme de l’ère victorienne dépendante des hommes. Quant à Benjamin Ross, il est très vite attaché à la jeune femme et cherche à la protéger, bien qu’il comprenne son indépendance. Le duo fonctionne parfaitement, et l’alternance des points de vue de Lizzie et Ben rend la narration vivante et tient en haleine le lecteur. J’ai également adoré l’époque dépeinte, ainsi que la société anglaise et la rénovation de Londres à l’ère victorienne. Ce sont des romans agréables à lire, et s’il ne se passe pas des milliards de choses à chaque page, l’auteur parvient à nous captiver.

En bref : Des romans policiers historiques qui valent vraiment le détour ! Le troisième tome des aventures de Lizzie et Ben est disponible, je vous en reparle dans mon compte-rendu de juillet !

Ma note : 5/5


Rouge-rubis

Kersten Gier, Rouge Rubis, Trilogie des gemmes T1

Traduit par Nelly Lemaire, Macadam, Milan, Paris, 2011

Résumé : Gwendolyn est une jeune fille de 16 ans tout à fait normale. Elle va dans une grande école privée, certes, et sa famille est plus qu’aisée. Et sa cousine serait porteuse d’un gène qui lui permettrait de voyager dans le temps, la rendant unique, ou presque. Seul une dizaine d’individus au cours des siècles ont été porteurs de ce gène, toutes les femmes faisant partie de la famille de Gwen, les Montrose. Mais pour Gwen, tout ceci importe peu : mis à part qu’elle ne s’entend pas avec sa cousine avec laquelle elle est obligée de cohabiter, elle partage son temps entre sa mère, son frère, sa sœur et sa meilleure amie. Jusqu’au jour où c’est elle qui fait un bond dans le passé… révélant ainsi que ce n’est pas sa cousine qui a cette capacité à voyager dans le temps et l’entraînant à son insu dans une aventure de tous les dangers, auprès d’un autre voyageur dans le temps, Gidéon, dont elle ne sait que penser…

Mon avis : Voici un premier tome d’une trilogie pleine de promesse. Si l’héroïne est légèrement énervante, et m’a donnée très souvent une envie irrésistible de la gifler et de la faire un peu réfléchir, l’idée de départ est très attrayante. Alors que les histoires de voyages dans le temps peuvent être dure à gérer, notamment dans les implications pour le présent de changements dans le passé, les interventions dans le passé déjà prise en compte de le continuum temps, l’auteur s’en tire honorablement. Il s’agit d’un roman pour adolescent qui remplit son rôle : l’intrigue se tient, ce n’est pas trop mal écrit, et il donne envie de connaître la suite.

Quant aux tomes 2 et 3, Bleu Saphir et Vert Émeraude, ils continuent et concluent la saga honorablement. J’ai trouvé certaines choses un peu simplistes et un dénouement un peu trop facile à mon goût, mais certains points ont réussi à me surprendre et le tout se tient.

En bref : Un premier tome sympathique et une trilogie agréable à lire et divertissante

Ma note : 4/5

 


club vesuvius

Mark Gatiss, Le Club Vesuvius

Traduit par Laurence Boischot, Bragelonne, Paris, 2015

Résumé : Lucifer Box est un portraitiste évoluant dans le Londres du XIXe siècle. Mais il n’est pas que cela… Il est aussi un agent secret au service de Sa Majesté, et est amené à réaliser des tâches plus ou moins reluisantes. Le jour où des scientifiques renommés sont mystérieusement assassinés, il se lance dans une enquête trépidante, jusqu’à Naples et à son célèbre Vésuve, où il va mettre sa vie plus d’une fois en danger…

Mon avis : Quelle déception ! J’attendais beaucoup de ce roman, le pitch m’avait vraiment attiré, ainsi que l’objet livre, d’une très belle réalisation. Mais la magie n’a pas opéré sur moi, malheureusement. Si Lucifer a beaucoup de charme et beaucoup d’humour, certains de ses comportements m’ont parfois profondément irritée. Il peut faire preuve tout à la fois d’une grande intelligence et d’une grande naïveté, concernant les femmes notamment. De plus, si je n’avais jamais lu de steampunk, l’idée même ne me déplaisait pas, mais tout le déroulé se passant sous le volcan m’a ennuyée, et cette histoire de « zombie » – à défaut d’une autre désignation – également, surtout qu’on ne nous explique pas vraiment la raison d’être de ces créatures. Peut-être est-ce le prix démesuré de cet ouvrage – très beau, certes – qui me laisse pantoise et me fait être plus critique que je ne l’aurais été en temps normal ? Quoi qu’il en soit, j’espérais bien plus de ce roman, à l’auteur bien connu qui participe à l’écriture des scénarios de la série Sherlock, en plus d’en être l’un des acteurs, l’une de mes séries préférées… Dommage !

En bref : Un roman au héros plein d’humour mais qui n’a pas su me convaincre…

Ma note : 2/5

Lune Mauve #3 L’Affranchie de Marilou Aznar

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Marilou Aznar, Lune Mauve #3 L’Affranchie, Casterman, Paris, 2014

lune mauve 3 affranchieVoilà une suite que j’ai attendue avec impatience, et je ne suis pas déçue du résultat ! Avant de commencer, ce billet va forcément contenir quelques spoilers, difficile de faire autrement. Alors, je vous conseille de lire ma chronique du tome 1 et/ou celle du tome 2, et encore mieux de lire les romans !

Cela fait quelques mois que Séléné s’est enfuie de Viridan, ce monde parallèle très étrange qui perpétue les cultes aux Dieux mésopotamiens, dont Ishtar et Marduk. Mariée contre sa volonté à Vadim, elle essaie d’oublier tous ces événements en reprenant sa vie de lycéenne “normale”. Elle pense toucher du doigt le bonheur quand elle retrouve Thomas, le garçon qu’elle aime, devenu star de musique entre temps. Cependant, sa cousine Alexia l’inquiète. Bien qu’elles ne soient pas proches, Séléné l’a sauvé alors qu’elle était prise dans les griffes du traître Dagan, qui ne voue pas un culte à Ishtar mais travaille au retour du Dieu Marduk, impitoyable. D’ailleurs, sa cousine est souvent vue avec une femme étrange, devient bizarrement gentille avec Séléné et ne s’intéresse que peu à la vie au lycée de Darcourt, alors qu’elle était habituée à en être la reine. Alors qu’elle se remet de ces terribles événements et d’un séjour dans un centre hospitalier, ce soudain changement de comportement et cette femme mystérieuse inquiètent Séléné. Et si les intrigues autour de Marduk et de Viridan continuaient à faire rage dans son monde et menaçaient toujours ceux qu’elle aime ?

Plus court que les précédents, ce tome nous offre ce qu’on peut attendre d’une suite, qui ne marque pas la fin d’une saga. Se nouvelles intrigues et des revirements importants y prennent place, et on se demande bien qu’elle sera l’issue des aventures de Séléné. L’intrigue peine un peu à se mettre en place, on passe beaucoup de temps à s’intéresser au retour à la vie normale de Séléné. Mais ceci est bien nécessaire, puisque le but de l’auteur est bien sûr de nous montrer que ce retour à la normalité est bien illusoire pour la messagère d’Ishtar, personnage capital dans l’avenir de ce monde fascinant qu’est Viridan… Puis tout s’accèlère d’un seul coup : si la première partie du roman prend place sur un mois, la seconde se déroule en 3 jours. Notre héroïne, son professeur de père et Thomas sont pris dans une enquête pour retrouver un objet bien particulier, une oeuvre d’art aux pouvoirs redoutables, qu’ils ne sont pas les seuls à rechercher… et qui les emmènera à voyager, ce qui ajoute une belle touche d’exotisme, si on n’en avait pas assez avec Viridan. Mon seul bémol : beaucoup d’aspects caricaturaux de ce pays où ils se rendent. Malgré un côté sombre, du à la tâche qui les amène dans ce pays, ça donnerait presque un aspect un peu Disney (Disney-sombre si vous voulez), où on retrouve les éléments qu’on imagine dès qu’on pense à ce pays. Mais ce roman s’adressant à des adolescents, on pardonne ces raccourcis, et ça ne m’a pas empêché de suivre avec passion les péripéties de nos héros !

Encore une fois, Marilou Aznar a comblé l’ancienne étudiante en histoire de l’art que je suis, en menant Séléné dans les salles du département des antiquités orientales du Musée du Louvre que je ne connais que trop bien, à la découverte de trésors, et notamment les taureaux ailés de Khorsabad. Je ne peux qu’encourager les lecteurs qui ne s’y sont jamais rendu à aller y faire un tour avec un tome de Lune Mauve dans les mains pour une séance de lecture bien particulière !

Marilou Aznar met toujours en lien ces romans avec l’environnement des jeunes du XXIe siècle par petites touches… Pour ce tome, en tête de chapitres, on trouve des tweets d’Alexia, nous montrant à quel point celle-ci ne s’est pas remis de son traumatisme. Je ne peux malheureusement en dire plus sans révéler toute l’intrigue de ce roman…

Séléné prend toujours plus d’envergure, tome après tome, et surtout après les événements traumatisants qu’elle a vécu. Alexia devient un personnage fascinant et intriguant dont on veut comprendre les mystères. Par contre, Thomas perd un peu de son intérêt, à mon humble avis, dans ce tome. La suite me dira si mes hypothèses, que je n’exposerai pas ici, se vérifieront…

La fin est encore une fois assez dramatique, et m’a assez surprise… Ce qui est devenu rare pour des romans jeunes adultes ! Encore une fois, Marilou Aznar a réussi à m’émerveiller, et à me faire trépigner d’impatience en attendant le dernier tome…

Ma note : 4/5

Charley Davidson, T1 : Première tombe sur la droite, de Darynda Jones

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Darynda Jones, Charley Davidson, T1 : Première tombe sur la droite, Milady, Paris, 2012.

charley-davidson-tome-1Avant toute chose, je dois remercier Miss Mymoo du blog Un jour. Un livre. pour cette très belle découverte. Je ne ferai sans doute pas une chronique aussi sympa que celle qu’elle propose sur son blog et que vous trouverez ici, mais je vais m’essayer à la tâche, en espérant vous donner envie d’ouvrir ce roman !

Ce roman nous plonge dans un univers fantastique, proche de la bit-lit, sans en être. Si vous en avez un peu marre des vampires, des sorcières et des loups-garous, mais que vous ne voulez pas d’un livre réaliste, alors précipitez-vous sur les aventures de Charley Davidson ! Et en plus de tout cela, ce livre est bourré d’humour, l’héroïne Charley n’a pas la langue dans sa poche et a toujours de très bonnes réparties.

La petite histoire : Charley est détective privée et travaille très souvent en collaboration avec la police d’Albuquerque, et notamment avec le lieutenant Davidson, qui n’est autre que l’Oncle Bob de Charley. Ce dernier est l’un des meilleurs lieutenants de la police, et ce grâce à Charley, qui n’est pas que détective privée, mais également Faucheuse. En effet, elle peut voir les personnes qui sont décédées et qui ne sont pas encore passées dans l’au-delà. Coincées sur Terre, elles ont encore quelque chose à accomplir ou à dire à leurs proches, avant de passer au travers de Charley pour rejoindre l’au-delà. Évidemment, ce petit don est extrêmement pratique pour résoudre des meurtres : il suffit de demander au mort qui l’a assassiné. Mais c’est bien plus compliqué à vivre au quotidien : les morts se présentent dans son appartement sans crier gare, l’intimité est devenue un luxe, expliquer qu’on ne parle pas seul tout en n’étant pas pris pour un fou n’est pas une mince affaire, et rendre tous ces services aux morts n’est pas de tout repos. Quand trois avocats d’un même cabinet sont assassinés, une nouvelle aventure commence pour Charley. Ajoutons à cela les rêves érotiques qui la hantent depuis un mois, rêves plus vrais que nature et très déstabilisants, et qui vont la ramener face à un souvenir passé et à un homme plus dangereux qu’il n’y paraît, l’aventure qui se présente à elle ne va pas être de tout repos !

Bref, vous l’aurez compris, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas du Shakespeare. Si Jones Darynda nous offre une histoire originale et pleine d’humour, si son style est fluide et que le roman se lit très vite tant on est happé par l’histoire, il y a tout de même de nombreuses répétitions. Mais ça ne m’empêchera pas de vous conseiller ce livre avec ferveur ! Si vous avez besoin de vous vider la tête, il n’y a pas meilleur roman !

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Je viens également de lire les tomes 2 et 3, l’histoire est toujours aussi addictive, et Charley toujours aussi attachante. Je ne ferai pas de chroniques pour ces deux tomes, car je risque de beaucoup me répéter. Vivement le quatrième tome dont la sortie serait prévue pour l’été 2013 !

Ma note : 5/5

L’Ecole de la Nuit de Deborah Harkness

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Deborah Harkness, L’Ecole de la Nuit, Calmann-Lévy / Orbit France, Paris, 2012

Voici le deuxième tome d’une trilogie, All Souls,  qui promet d’être palpitante ! Attention, pour ceux qui n’ont pas lu le premier tome, je vous conseille de ne lire que le début de cette chronique où je vais donner rapidement mes impressions sur le premier tome, Le livre perdu des sortilèges. Ensuite, spoilers ! A vos risques et périls…

Le premier tome nous raconte donc l’histoire de Diana Bishop, professeur et chercheuse sur l’histoire de l’alchimie, et également sorcière qui refoule ses dons depuis la mort de ses parents alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Alors qu’elle travaillait à la biblothèque Bodléienne d’Oxford, elle consulte un étrange manuscrit qui attire toutes sortes de créatures autour d’elle, sorciers, démons et vampires. Cet ouvrage contiendrait les secrets de la création. Elle fait ainsi la rencontre de Matthew Clairmont, un vampire scientifique sous le charme duquel elle tombe très vite. Et c’est un conflit d’une ampleur extraordinaire qui s’amorce, car toutes les créatures veulent l’ouvrage désormais hors d’atteinte de tous, et également de Diana, pour leur propre compte, et la romance entre la sorcière et le vampire n’est pas bien vue… Ce premier tome nous emporte d’Oxford aux Etats-Unis, en passant par la France. C’est un mélange d’Histoire, autant de faits, de sciences et d’alchimie, de romance, d’aventure. C’est une nouvelle manière d’aborder la thématique très en vogue des vampires et autres créatures, une manière plus adulte et construite. C’est un très bon moment de lecture en somme !

Et nous en venons au second tome des aventures de Diana et Matthew, L’Ecole de la Nuit. Afin d’échapper à la Congrégation, ils décident de se rendre dans le passé, grâce aux dons de Diana. En effet, cette dernière a besoin de temps et de professeurs pour apprendre à maîtriser son pouvoir, et ils espèrent bien remettre la main sur le fameux manuscrit à une autre époque que la leur, afin d’en comprendre ses secrets. Ils se rendent donc dans l’Angleterre élisabéthaine, dans le passé de Matthew, et dans son cercle d’érudits, surnommé l’école de la nuit, qui comprend en son sein Christopher Marlowe, le Comte de Nurthemberland, Sir Walter Raleigh, etc. D’Oxford à Prague, en passant par Londres et la France, c’est un voyage très mouvementé en 1590-1591 que vont connaître nos héros.

Un sublime roman d’aventures et historique ! La réalité historique est préservée – n’oublions pas que Deborah Harkness est professeur d’Histoire – et c’est avec délectation que nous suivons les pérégrinations de Diana et Matthew, que nous rencontrons des personnages aussi connus que Marlowe, Shakespeare, Elisabeth Ire, Rodolphe II, et j’en passe ! Si l’auteur abuse parfois de mises en contexte entre parenthèses dans les dialogues, et si elle se répète un peu parfois, ce roman se lit de manière fluide, c’est une très agréable lecture.

Personnellement, j’ai été emballée par l’histoire amorcée dans le premier tome, et j’ai trouvé très original et intéressant de continuer le voyage dans le passé. Lors d’une récente rencontre avec Deborah Harkness lors de la sortie de ce roman, celle-ci nous a dit qu’elle s’était en premier lieu posée la question de savoir la manière dont vivraient les créatures si elles existaient, ce qu’elles feraient comme boulot. Être vampire et scientifique, c’est génial, puisqu’on peut commencer des expérimentations très longues, tout en sachant que le temps importe peu, et qu’on sera présent pour tirer les conclusions même des décennies plus tard. Elle s’est largement servie de son savoir d’historienne pour rédiger cette trilogie, ce qui est très agréable !

Bref, j’ai hâte de lire le troisième tome ! Si vous aimez les romances, les histoires de science-fiction, de vampires et de sorcières, d’amour impossible, si vous aimez l’Histoire, précipitez-vous sur cette trilogie !

Ma note : 5/5

Et en ce moment, le blog Un livre. Un jour., qui m’a donné en premier lieu envie de lire le premier tome de cette trilogie, organise un concours où Le livre perdu des sortilèges est à gagner. Alors, précipitez-vous ! Vous avez jusqu’au 31 octobre !