Ce que j’ai lu en juin

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On ne peut pas dire que ces derniers temps, j’ai été particulièrement proactive sur le blog. Première raison, évidente, les vacances ! Alors que j’étais à l’étranger, il m’était bien difficile de partager mes lectures et mes avis. La deuxième raison est celle qui fait que ce manque d’activité est un problème récurrent que je rencontre : qu’il est parfois difficile de se motiver à écrire une longue chronique sur un livre que l’on vient de finir, alors qu’on n’a qu’une envie, se plonger dans un autre roman, et qu’on a déjà des tas de choses à faire pour le boulot, etc. Et il est hors de question que tenir ce blog devienne une contrainte ! Alors, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle forme d’article : un récapitulatif des romans lus sur un mois avec un court résumé et un avis succinct. Évidemment, en parallèle, je continue mes chroniques plus longues, consacrées à certains romans.

Inaugurons donc dès à présent cette nouveauté avec les romans lus en juin (et un peu avant, je l’avoue…). Quelques coups de cœur et belles surprises, et une grosse déception. C’est parti !


 

demain est un autre jour spielman

Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

Traduit par Laura Derajinski, Le Cherche Midi / Pocket, Paris, 2013 / 2014

Résumé : Brett Bohlinger vient de perdre sa mère de laquelle elle était très proche. Et elle sait que dorénavant, sa vie va changer : elle va hériter de l’empire cosmétique que sa mère a créé et se retrouver au-dessus de sa belle-soeur, vice-présidente jusque-là. Son ami Andrew en est persuadé : elle va avoir du pouvoir, et va même être en mesure de booster sa propre carrière. Sauf qu’arrivée devant le notaire, rien ne se passe comme prévu. C’est sa belle-soeur qui hérite de l’empire, et elle ne touche même pas d’argent comme ses frères : la voilà déshéritée. Mais le notaire n’en a pas fini avec elle : elle ne touchera en réalité sa part d’héritage qu’un an plus tard, à la condition qu’elle réalise certaines choses qu’elle-même avait recensé à l’âge de 14 ans comme ce qu’elle rêvait d’accomplir. A chaque point de cette life list réalisé, le charmant notaire lui donnera une lettre rédigée par sa mère. Et à la fin, elle aura sa part. Et elle n’a qu’un an. Mais sa vie a bien changé depuis ses 14 ans ! Adopter un cheval et avoir un chien ? C’est bien loin de ses rêves actuels ! Faire la paix avec son père ? Comment faire alors qu’il n’est plus de ce monde ? Devenir professeur ? Jamais ! Tomber amoureuse ? Mais elle l’est déjà ! Avoir un enfant ? Elle a fait son deuil puisqu’Andrew n’en veut pas ! A moins que sa mère ait raison et que son plus beau héritage soit de la rendre vraiment heureuse…

Mon avis : Ce roman a fait parler de lui car c’est un vrai roman feel good, intelligent, bien écrit, et pas niais pour un sou. C’est un roman qui fait bon lire, qui réconforte, qui donne envie de croire en l’avenir et aux changements de vie. Il donne envie de prendre sa vie en main et de faire ce qu’on redoute le plus : tout plaquer pour faire enfin ce dont on rêve, pour construire une nouvelle vie dans laquelle s’épanouir vraiment. Brett est une femme intelligente, mais qui a besoin d’un électrochoc pour se rendre compte de ce que sa mère, et le lecteur, a de suite remarqué : son boulot au marketing de l’entreprise familiale n’est qu’un pis aller, renoncer à avoir un enfant ne peut la rendre heureuse à terme, et être avec Andrew ne la rend peut-être pas aussi heureuse qu’elle ne le pense… Si on imagine bien certains éléments de l’intrigue, d’autres m’ont pris par surprise, et si c’est un roman feel good, il n’en est pas moins bien pensé. La fin est prévisible, mais pas de la manière dont on le pense.

En bref : Un vrai coup de cœur pour ce roman facile à lire, plaisant, plein de bonne humeur et d’espoir dans l’avenir !

Ma note : 5/5


la conspiration maggie hall

Maggie Hall, La Conspiration T1

Traduit par Anna Postel, Collection R, Robert Laffont, Paris, 2015

Résumé : Avery West est une jeune fille de 17 ans qui vit seule avec sa mère et qui est très secrète et réservée. En effet, les incessants déménagements imposés par sa mère dus à son travail font qu’elle ne veut plus souffrir en s’attachant trop à des amis dont elle sera obligée de se séparer. C’est bien donc cette ligne de conduite qu’elle suit dans le nouveau lycée où elle est inscrite, bien que le ténébreux Jack ne la laisse pas indifférente… Et c’est parce qu’elle désobéit à sa mère en se rendant à son bal du lycée à deux jours d’un déménagement imprévu que sa vie va basculer… Jack, puis le mystérieux Stellan, qui se détestent, faisant partie de fratries rivales au sein d’une même organisation qui régit le monde depuis Alexandre Le Grand, l’embarquent dans une aventure internationale, du Louvre aux bazars d’Istanbul, dans des fastes qu’elle n’avait jamais connu, mais aussi au sein d’une conspiration et d’une lutte de pouvoirs de tous les dangers dont elle serait la clé, mettant sa vie, sa famille et sa liberté en danger…

Mon avis : Pour avoir lu de nombreux romans jeunes adultes ces dernières années, j’ai souvent été un peu déçue, notamment par des héros de 16 ou 17 ans qui ont des pouvoirs décisionnels complètement aberrants au vue de leur jeune âge, par des intrigues prometteuses dans les premiers chapitres et qui se finissent de manière simpliste. Donc si le pitch de ce roman me donnait envie, j’ai longtemps hésité à l’acquérir puis à le commencer, de peur d’être déçue. Et bien non, ce fut une jolie découverte ! L’héroïne est plutôt crédible, réagit comme une fille de 17 ans devrait réagir, mais n’en est pas cruche pour autant et elle est attachante. Quant aux personnages masculins, Jack et Stellan, ils sont différents et énigmatiques, emprisonnés dans leurs allégeances et ne savant trop à qui se fier. L’intrigue est bien ficelée, le suspens est au rendez-vous, la plume de l’auteur est plaisante et j’ai pris plaisir à voir Paris autrement, notamment le Louvre, et découvrir Istanbul et Sainte-Sophie grâce aux pérégrinations d’Avery.

En bref : Un bon roman jeunes adultes que je recommande aux jeunes comme aux moins jeunes, et dont j’attends la suite avec impatience, en espérant qu’elle sera à la hauteur de ce premier tome !

Ma note : 4/5


un intérêt particulier pour les mortsla curiosité est un pêché mortel

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts (T1) et La curiosité est un pêché mortel (T2)

Traduits par Delphine Rivet, 10/18, Paris, 2013 (T1), 2014 (T2)

Résumé T1 : Londres, 1864. Lizzie Martin se retrouve sans ressource à la mort de son père. Elle accepte de devenir dame de compagnie de sa tante dont l’actuelle dame de compagnie s’est enfuie avec un homme. Un nouveau monde en transformation s’offre aux yeux de la jeune femme : Londres en plein travaux, avec la construction de la gare Saint-Pancras. Et c’est lors de la destruction des taudis qui s’élevaient à l’endroit choisi pour cette nouvelle gare qu’est découvert un corps de femme… Celui de la dame de compagnie de la tante de Lizzie ! Sa curiosité est piquée et elle ouvre l’œil, se mettant parfois dans des situations délicates… L’inspecteur en charge de l’affaire, Benjamin Ross, est une connaissance d’enfance de Lizzie, bien heureusement ! A eux deux, ils découvriront bien des choses autour de ce meurtre et Lizzie sera bien plus impliquée qu’elle ne le pensait…

Résumé T2 : Dans cette nouvelle enquête, Lizzie quitte pour un temps la demeure de sa tante qui ne voit plus d’un très bon œil sa présence dans sa demeure, depuis les événements relatés dans le premier tome. Elle se rend à New Forest où elle devient la dame de compagnie de Lucie Craven qui ne se remet pas de la mort de son nourrisson, déclarant même qu’il est toujours vivant et qu’on lui a fait croire à sa mort. Sa famille la considère comme folle, et la découverte du corps d’un homme auprès duquel la pauvre Lucy est retrouvée recouverte de sang, ne plaide pas en la faveur de la pauvre femme… Mais Lizzie a des doutes, et l’inspecteur Benjamin Ross, dépêché sur place pour mener l’enquête sur ce meurtre, va l’aider à démêler toute cette affaire bien mystérieuse…

Mon avis : J’ai été enchantée par les aventures de Lizzie Martin et de Benjamin Ross. Lizzie est vive d’esprit, curieuse, intelligente, indépendante, et n’est pas une pauvre femme de l’ère victorienne dépendante des hommes. Quant à Benjamin Ross, il est très vite attaché à la jeune femme et cherche à la protéger, bien qu’il comprenne son indépendance. Le duo fonctionne parfaitement, et l’alternance des points de vue de Lizzie et Ben rend la narration vivante et tient en haleine le lecteur. J’ai également adoré l’époque dépeinte, ainsi que la société anglaise et la rénovation de Londres à l’ère victorienne. Ce sont des romans agréables à lire, et s’il ne se passe pas des milliards de choses à chaque page, l’auteur parvient à nous captiver.

En bref : Des romans policiers historiques qui valent vraiment le détour ! Le troisième tome des aventures de Lizzie et Ben est disponible, je vous en reparle dans mon compte-rendu de juillet !

Ma note : 5/5


Rouge-rubis

Kersten Gier, Rouge Rubis, Trilogie des gemmes T1

Traduit par Nelly Lemaire, Macadam, Milan, Paris, 2011

Résumé : Gwendolyn est une jeune fille de 16 ans tout à fait normale. Elle va dans une grande école privée, certes, et sa famille est plus qu’aisée. Et sa cousine serait porteuse d’un gène qui lui permettrait de voyager dans le temps, la rendant unique, ou presque. Seul une dizaine d’individus au cours des siècles ont été porteurs de ce gène, toutes les femmes faisant partie de la famille de Gwen, les Montrose. Mais pour Gwen, tout ceci importe peu : mis à part qu’elle ne s’entend pas avec sa cousine avec laquelle elle est obligée de cohabiter, elle partage son temps entre sa mère, son frère, sa sœur et sa meilleure amie. Jusqu’au jour où c’est elle qui fait un bond dans le passé… révélant ainsi que ce n’est pas sa cousine qui a cette capacité à voyager dans le temps et l’entraînant à son insu dans une aventure de tous les dangers, auprès d’un autre voyageur dans le temps, Gidéon, dont elle ne sait que penser…

Mon avis : Voici un premier tome d’une trilogie pleine de promesse. Si l’héroïne est légèrement énervante, et m’a donnée très souvent une envie irrésistible de la gifler et de la faire un peu réfléchir, l’idée de départ est très attrayante. Alors que les histoires de voyages dans le temps peuvent être dure à gérer, notamment dans les implications pour le présent de changements dans le passé, les interventions dans le passé déjà prise en compte de le continuum temps, l’auteur s’en tire honorablement. Il s’agit d’un roman pour adolescent qui remplit son rôle : l’intrigue se tient, ce n’est pas trop mal écrit, et il donne envie de connaître la suite.

Quant aux tomes 2 et 3, Bleu Saphir et Vert Émeraude, ils continuent et concluent la saga honorablement. J’ai trouvé certaines choses un peu simplistes et un dénouement un peu trop facile à mon goût, mais certains points ont réussi à me surprendre et le tout se tient.

En bref : Un premier tome sympathique et une trilogie agréable à lire et divertissante

Ma note : 4/5

 


club vesuvius

Mark Gatiss, Le Club Vesuvius

Traduit par Laurence Boischot, Bragelonne, Paris, 2015

Résumé : Lucifer Box est un portraitiste évoluant dans le Londres du XIXe siècle. Mais il n’est pas que cela… Il est aussi un agent secret au service de Sa Majesté, et est amené à réaliser des tâches plus ou moins reluisantes. Le jour où des scientifiques renommés sont mystérieusement assassinés, il se lance dans une enquête trépidante, jusqu’à Naples et à son célèbre Vésuve, où il va mettre sa vie plus d’une fois en danger…

Mon avis : Quelle déception ! J’attendais beaucoup de ce roman, le pitch m’avait vraiment attiré, ainsi que l’objet livre, d’une très belle réalisation. Mais la magie n’a pas opéré sur moi, malheureusement. Si Lucifer a beaucoup de charme et beaucoup d’humour, certains de ses comportements m’ont parfois profondément irritée. Il peut faire preuve tout à la fois d’une grande intelligence et d’une grande naïveté, concernant les femmes notamment. De plus, si je n’avais jamais lu de steampunk, l’idée même ne me déplaisait pas, mais tout le déroulé se passant sous le volcan m’a ennuyée, et cette histoire de « zombie » – à défaut d’une autre désignation – également, surtout qu’on ne nous explique pas vraiment la raison d’être de ces créatures. Peut-être est-ce le prix démesuré de cet ouvrage – très beau, certes – qui me laisse pantoise et me fait être plus critique que je ne l’aurais été en temps normal ? Quoi qu’il en soit, j’espérais bien plus de ce roman, à l’auteur bien connu qui participe à l’écriture des scénarios de la série Sherlock, en plus d’en être l’un des acteurs, l’une de mes séries préférées… Dommage !

En bref : Un roman au héros plein d’humour mais qui n’a pas su me convaincre…

Ma note : 2/5

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