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La mort d’une princesse de India Desjardins

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India Desjardins, La mort d’une princesse, Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2017

La_mort_d_une_princesse_hdEnvie d’un roman léger, d’un moment de détente et de lâcher prise ? Un petit plaisir sans conséquence, qui fait du bien au moral ? Une lecture sympathique à lire en quelques heures pour se vider la tête ? Alors foncez sur La mort d’une princesse, c’est pile poil ce qu’il vous faut !

Sarah a la trentaine, un petit copain avec qui tout va bien, un boulot qui lui plaît et dans lequel elle s’investit. Aussi, quand elle part en vacances avec son jules, elle s’attend à une demande en mariage. Sauf que rien ne se passe comme prévu… Les vacances sont écourtées, elle rentre célibataire au bercail. Sept ans après, elle a mis de côté ses sentiments et les mecs, et se consacre à sa boîte de relations publiques dans laquelle elle est investie corps et âme. Elle croit dur comme fer que ça lui suffit amplement. Elle aime son boulot, réussit, c’est devenu une acharnée qui se contente de l’amitié de sa meilleure amie, mère célibataire. Mais est-il si facile de renoncer à l’amour ? Peut-elle continuer sa vie comme cela ?

Voici un roman feel good qui répond tout à fait aux attentes qu’un lecteur peut avoir en ouvrant ce type d’ouvrage. Le style de l’auteur est agréable, conforme à ce genre, le roman se lit ainsi en quelques heures. L’auteur n’est pas une nouvelle venue sur la scène littéraire, puisqu’elle rencontre un franc succès avec Le journal d’Aurélie Laflamme chez les adolescents. Cependant c’est la première fois qu’elle écrit pour des adultes, et c’est réussi. On ouvre ce roman comme on ouvrirait un roman pour adolescents, la frontière est plutôt ténue, mais ça fonctionne. C’est aussi bon qu’un carré de chocolat grignoté pelotonné dans son canapé.

Et si ça fonctionne aussi bien, c’est surtout qu’on ne tombe pas dans les écueils de ce type de genre littéraire « chicklit », avec des héroïnes gnangnans et des situations trop rocambolesques, franchement invraissemblables, à la limite du ridicule. Ce n’est pas le cas ici, du tout. Sarah est attachante, paumée, déçue par l’amour et qui ne supporterait pas d’être à nouveau blessée par un homme. C’est finalement une situation que beaucoup de trentenaires actuelles connaissent, et je parle en connaissance de cause ! Il est donc facile de s’identifier à elle. Les autres personnages sont aussi sympathiques, à l’instar d’Anik, la meilleure amie, elle aussi aigrie des relations amoureuses, ou Jean-Krystofe, son assistant d’une vingtaine d’années qui met une touche d’humour dans le récit.

La seule petite chose que je trouve dommage dans ce roman, ce sont les « communiqués pour diffusion immédiate » qui parsèment le roman. Le but est certainement d’apporter une touche d’humour supplémentaire, mais pour être honnête, ça m’a plutôt ennuyée et pas fait franchement sourire, ça arrive comme un cheveu sur la soupe en plein milieu du récit et n’apporte pas grand chose. A tel point que je ne les lisais plus au bout d’un moment.

Ce n’est pas le roman de l’année, certes, ni celui qui va révolutionner le genre. Mais personnellement, je n’ai pas très envie d’une telle révolution, cherchant dans ce type de lecture pile poil ce que ce roman m’a apporté. C’est un chouette roman feel-good, dont on tourne les pages frénétiquement pour savoir comment va finir l’histoire de Sarah, bien qu’on se doute de la fin. Et c’est une fin qu’on attend, n’ayons pas honte de le dire ! Ce roman apporte donc quelques heures de lecture sans conséquence, un moment de lecture agréable qui fait du bien au moral. Que demander de plus ?

Mention spéciale à la couverture, réalisée par Diglee, qui illustre parfaitement l’ambiance du roman, qui donne envie de le prendre en main et de le commencer.

Ma note : 4/5

Un merci de trop de Carène Ponte

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Carène Ponte, Un merci de trop, Michel Lafon, Paris, 2016

Un_merci_de_trop_hdUn merci de trop, c’est la comédie romantique par laquelle on se laisse prendre et qu’on lit en quelques heures, comme on regarderait Dirty Dancing ou Love Actually. C’est frais, ça permet de déconnecter, ça détend, pile ce qu’on attend quand on se lance dans une telle lecture !

Juliette, la vingtaine bien entamée, n’a jamais fait de vague. Elle a écouté à la lettre les conseils maternels, pour rester pour toujours la petite fille sage et obéissante. Elle a fait des études lui permettant à coup sûr d’avoir un boulot, s’habille toujours de noir pour être la plus transparente possible, laisse l’ambition aux autres, étant habituée à se satisfaire du peu qu’elle a. Elle dit merci à tout, même quand on la rabaisse : un travers qu’elle ne supporte plus. Quand sa nouvelle chef, qu’elle a elle-même formée et qui a été choisie à sa place pour cette promotion, lui parle comme à une idiote une fois de plus, c’est la fois de trop : Juliette l’envoie sur les roses et démissionne. Nouvel objectif : écrire un roman, ce qu’elle a toujours voulu faire, et tant pis s’il n’est jamais édité. Et si elle prenait sur elle pour parler au voisin sexy, ce ne serait pas un mal non plus. Sauf que tout ne se passe pas tout à fait comme prévu… De contre-temps en désillusion, être heureuse demande quelques ajustements.

Ce roman est une petite bouffée d’air frais remonte moral, qui s’adresse surtout aux femmes portées sur les comédies romantiques. Et qu’est-ce que ça fait du bien pour se changer un peu les idées ! Surtout que le personnage de Juliette est attachant, et pas « gnan-gnan » et énervant comme les héroïne de ce type d’histoires peuvent parfois l’être.

Juliette est une jeune femme qui ne sait plus vraiment qui elle est et qui aspire à le découvrir, en commençant par se rebeller un peu, ne plus être la fille parfaite qui fait ce que ses parents attendent d’elle. Elle veut enfin faire ce qu’elle a toujours pensé pouvoir faire, à commencer par son rêve d’enfant d’écrire un roman. Et le processus se fait petit à petit, puisqu’elle ne va pas avouer tout d’un coup à ses parents, loin s’en faut, ce qui crée des situations très drôles et qui prêtent à sourire. Parce que dans son soucis d’émancipation, Juliette va commettre quelques impers qui ne seront pas sans répercutions… Mais heureusement que sa meilleure amie Nina est toujours là pour la soutenir et la guider dans ses choix !

Les références auxquelles fait appel l’héroïne – et donc l’auteur, le roman étant écrit à la première personne du singulier – parleront à toutes les personnes entre 25 et 40 ans : Friends, Berverly Hills, Love Actually, Dirty Dancing, Coup de foudre à Notting Hill ou encore Bridget Jones. Cela rend le roman d’autant plus marquant et fait sens auprès du lectorat visé. On s’identifie d’autant mieux à Juliette qu’on partage son bagage culturel, et on prend bien du plaisir à la lecture de ses péripéties. Ses réactions sont celles que j’aurais pu avoir moi-même, ce qui la rend extrêmement réaliste. Et qui ne voudrait pas parfois suivre son exemple : tout plaquer et tenter de réaliser ses rêves, quelles qu’en soient les conséquences ?

La plume de l’auteur est simple et agréable, je me suis surprise à plusieurs reprises à sourire, voire à rire franchement. Voilà donc un roman profondément agréable, frais à souhait pour l’été, forcément pas de la grande littérature, mais efficace pour passer quelques heures de détente sur la plage ou ailleurs !

Ma note : 4/5

Charley Davidson, T1 : Première tombe sur la droite, de Darynda Jones

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Darynda Jones, Charley Davidson, T1 : Première tombe sur la droite, Milady, Paris, 2012.

charley-davidson-tome-1Avant toute chose, je dois remercier Miss Mymoo du blog Un jour. Un livre. pour cette très belle découverte. Je ne ferai sans doute pas une chronique aussi sympa que celle qu’elle propose sur son blog et que vous trouverez ici, mais je vais m’essayer à la tâche, en espérant vous donner envie d’ouvrir ce roman !

Ce roman nous plonge dans un univers fantastique, proche de la bit-lit, sans en être. Si vous en avez un peu marre des vampires, des sorcières et des loups-garous, mais que vous ne voulez pas d’un livre réaliste, alors précipitez-vous sur les aventures de Charley Davidson ! Et en plus de tout cela, ce livre est bourré d’humour, l’héroïne Charley n’a pas la langue dans sa poche et a toujours de très bonnes réparties.

La petite histoire : Charley est détective privée et travaille très souvent en collaboration avec la police d’Albuquerque, et notamment avec le lieutenant Davidson, qui n’est autre que l’Oncle Bob de Charley. Ce dernier est l’un des meilleurs lieutenants de la police, et ce grâce à Charley, qui n’est pas que détective privée, mais également Faucheuse. En effet, elle peut voir les personnes qui sont décédées et qui ne sont pas encore passées dans l’au-delà. Coincées sur Terre, elles ont encore quelque chose à accomplir ou à dire à leurs proches, avant de passer au travers de Charley pour rejoindre l’au-delà. Évidemment, ce petit don est extrêmement pratique pour résoudre des meurtres : il suffit de demander au mort qui l’a assassiné. Mais c’est bien plus compliqué à vivre au quotidien : les morts se présentent dans son appartement sans crier gare, l’intimité est devenue un luxe, expliquer qu’on ne parle pas seul tout en n’étant pas pris pour un fou n’est pas une mince affaire, et rendre tous ces services aux morts n’est pas de tout repos. Quand trois avocats d’un même cabinet sont assassinés, une nouvelle aventure commence pour Charley. Ajoutons à cela les rêves érotiques qui la hantent depuis un mois, rêves plus vrais que nature et très déstabilisants, et qui vont la ramener face à un souvenir passé et à un homme plus dangereux qu’il n’y paraît, l’aventure qui se présente à elle ne va pas être de tout repos !

Bref, vous l’aurez compris, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas du Shakespeare. Si Jones Darynda nous offre une histoire originale et pleine d’humour, si son style est fluide et que le roman se lit très vite tant on est happé par l’histoire, il y a tout de même de nombreuses répétitions. Mais ça ne m’empêchera pas de vous conseiller ce livre avec ferveur ! Si vous avez besoin de vous vider la tête, il n’y a pas meilleur roman !

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Je viens également de lire les tomes 2 et 3, l’histoire est toujours aussi addictive, et Charley toujours aussi attachante. Je ne ferai pas de chroniques pour ces deux tomes, car je risque de beaucoup me répéter. Vivement le quatrième tome dont la sortie serait prévue pour l’été 2013 !

Ma note : 5/5