Archives de Tag: Robert Laffont

Ce que j’ai lu en juin

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On ne peut pas dire que ces derniers temps, j’ai été particulièrement proactive sur le blog. Première raison, évidente, les vacances ! Alors que j’étais à l’étranger, il m’était bien difficile de partager mes lectures et mes avis. La deuxième raison est celle qui fait que ce manque d’activité est un problème récurrent que je rencontre : qu’il est parfois difficile de se motiver à écrire une longue chronique sur un livre que l’on vient de finir, alors qu’on n’a qu’une envie, se plonger dans un autre roman, et qu’on a déjà des tas de choses à faire pour le boulot, etc. Et il est hors de question que tenir ce blog devienne une contrainte ! Alors, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle forme d’article : un récapitulatif des romans lus sur un mois avec un court résumé et un avis succinct. Évidemment, en parallèle, je continue mes chroniques plus longues, consacrées à certains romans.

Inaugurons donc dès à présent cette nouveauté avec les romans lus en juin (et un peu avant, je l’avoue…). Quelques coups de cœur et belles surprises, et une grosse déception. C’est parti !


 

demain est un autre jour spielman

Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

Traduit par Laura Derajinski, Le Cherche Midi / Pocket, Paris, 2013 / 2014

Résumé : Brett Bohlinger vient de perdre sa mère de laquelle elle était très proche. Et elle sait que dorénavant, sa vie va changer : elle va hériter de l’empire cosmétique que sa mère a créé et se retrouver au-dessus de sa belle-soeur, vice-présidente jusque-là. Son ami Andrew en est persuadé : elle va avoir du pouvoir, et va même être en mesure de booster sa propre carrière. Sauf qu’arrivée devant le notaire, rien ne se passe comme prévu. C’est sa belle-soeur qui hérite de l’empire, et elle ne touche même pas d’argent comme ses frères : la voilà déshéritée. Mais le notaire n’en a pas fini avec elle : elle ne touchera en réalité sa part d’héritage qu’un an plus tard, à la condition qu’elle réalise certaines choses qu’elle-même avait recensé à l’âge de 14 ans comme ce qu’elle rêvait d’accomplir. A chaque point de cette life list réalisé, le charmant notaire lui donnera une lettre rédigée par sa mère. Et à la fin, elle aura sa part. Et elle n’a qu’un an. Mais sa vie a bien changé depuis ses 14 ans ! Adopter un cheval et avoir un chien ? C’est bien loin de ses rêves actuels ! Faire la paix avec son père ? Comment faire alors qu’il n’est plus de ce monde ? Devenir professeur ? Jamais ! Tomber amoureuse ? Mais elle l’est déjà ! Avoir un enfant ? Elle a fait son deuil puisqu’Andrew n’en veut pas ! A moins que sa mère ait raison et que son plus beau héritage soit de la rendre vraiment heureuse…

Mon avis : Ce roman a fait parler de lui car c’est un vrai roman feel good, intelligent, bien écrit, et pas niais pour un sou. C’est un roman qui fait bon lire, qui réconforte, qui donne envie de croire en l’avenir et aux changements de vie. Il donne envie de prendre sa vie en main et de faire ce qu’on redoute le plus : tout plaquer pour faire enfin ce dont on rêve, pour construire une nouvelle vie dans laquelle s’épanouir vraiment. Brett est une femme intelligente, mais qui a besoin d’un électrochoc pour se rendre compte de ce que sa mère, et le lecteur, a de suite remarqué : son boulot au marketing de l’entreprise familiale n’est qu’un pis aller, renoncer à avoir un enfant ne peut la rendre heureuse à terme, et être avec Andrew ne la rend peut-être pas aussi heureuse qu’elle ne le pense… Si on imagine bien certains éléments de l’intrigue, d’autres m’ont pris par surprise, et si c’est un roman feel good, il n’en est pas moins bien pensé. La fin est prévisible, mais pas de la manière dont on le pense.

En bref : Un vrai coup de cœur pour ce roman facile à lire, plaisant, plein de bonne humeur et d’espoir dans l’avenir !

Ma note : 5/5


la conspiration maggie hall

Maggie Hall, La Conspiration T1

Traduit par Anna Postel, Collection R, Robert Laffont, Paris, 2015

Résumé : Avery West est une jeune fille de 17 ans qui vit seule avec sa mère et qui est très secrète et réservée. En effet, les incessants déménagements imposés par sa mère dus à son travail font qu’elle ne veut plus souffrir en s’attachant trop à des amis dont elle sera obligée de se séparer. C’est bien donc cette ligne de conduite qu’elle suit dans le nouveau lycée où elle est inscrite, bien que le ténébreux Jack ne la laisse pas indifférente… Et c’est parce qu’elle désobéit à sa mère en se rendant à son bal du lycée à deux jours d’un déménagement imprévu que sa vie va basculer… Jack, puis le mystérieux Stellan, qui se détestent, faisant partie de fratries rivales au sein d’une même organisation qui régit le monde depuis Alexandre Le Grand, l’embarquent dans une aventure internationale, du Louvre aux bazars d’Istanbul, dans des fastes qu’elle n’avait jamais connu, mais aussi au sein d’une conspiration et d’une lutte de pouvoirs de tous les dangers dont elle serait la clé, mettant sa vie, sa famille et sa liberté en danger…

Mon avis : Pour avoir lu de nombreux romans jeunes adultes ces dernières années, j’ai souvent été un peu déçue, notamment par des héros de 16 ou 17 ans qui ont des pouvoirs décisionnels complètement aberrants au vue de leur jeune âge, par des intrigues prometteuses dans les premiers chapitres et qui se finissent de manière simpliste. Donc si le pitch de ce roman me donnait envie, j’ai longtemps hésité à l’acquérir puis à le commencer, de peur d’être déçue. Et bien non, ce fut une jolie découverte ! L’héroïne est plutôt crédible, réagit comme une fille de 17 ans devrait réagir, mais n’en est pas cruche pour autant et elle est attachante. Quant aux personnages masculins, Jack et Stellan, ils sont différents et énigmatiques, emprisonnés dans leurs allégeances et ne savant trop à qui se fier. L’intrigue est bien ficelée, le suspens est au rendez-vous, la plume de l’auteur est plaisante et j’ai pris plaisir à voir Paris autrement, notamment le Louvre, et découvrir Istanbul et Sainte-Sophie grâce aux pérégrinations d’Avery.

En bref : Un bon roman jeunes adultes que je recommande aux jeunes comme aux moins jeunes, et dont j’attends la suite avec impatience, en espérant qu’elle sera à la hauteur de ce premier tome !

Ma note : 4/5


un intérêt particulier pour les mortsla curiosité est un pêché mortel

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts (T1) et La curiosité est un pêché mortel (T2)

Traduits par Delphine Rivet, 10/18, Paris, 2013 (T1), 2014 (T2)

Résumé T1 : Londres, 1864. Lizzie Martin se retrouve sans ressource à la mort de son père. Elle accepte de devenir dame de compagnie de sa tante dont l’actuelle dame de compagnie s’est enfuie avec un homme. Un nouveau monde en transformation s’offre aux yeux de la jeune femme : Londres en plein travaux, avec la construction de la gare Saint-Pancras. Et c’est lors de la destruction des taudis qui s’élevaient à l’endroit choisi pour cette nouvelle gare qu’est découvert un corps de femme… Celui de la dame de compagnie de la tante de Lizzie ! Sa curiosité est piquée et elle ouvre l’œil, se mettant parfois dans des situations délicates… L’inspecteur en charge de l’affaire, Benjamin Ross, est une connaissance d’enfance de Lizzie, bien heureusement ! A eux deux, ils découvriront bien des choses autour de ce meurtre et Lizzie sera bien plus impliquée qu’elle ne le pensait…

Résumé T2 : Dans cette nouvelle enquête, Lizzie quitte pour un temps la demeure de sa tante qui ne voit plus d’un très bon œil sa présence dans sa demeure, depuis les événements relatés dans le premier tome. Elle se rend à New Forest où elle devient la dame de compagnie de Lucie Craven qui ne se remet pas de la mort de son nourrisson, déclarant même qu’il est toujours vivant et qu’on lui a fait croire à sa mort. Sa famille la considère comme folle, et la découverte du corps d’un homme auprès duquel la pauvre Lucy est retrouvée recouverte de sang, ne plaide pas en la faveur de la pauvre femme… Mais Lizzie a des doutes, et l’inspecteur Benjamin Ross, dépêché sur place pour mener l’enquête sur ce meurtre, va l’aider à démêler toute cette affaire bien mystérieuse…

Mon avis : J’ai été enchantée par les aventures de Lizzie Martin et de Benjamin Ross. Lizzie est vive d’esprit, curieuse, intelligente, indépendante, et n’est pas une pauvre femme de l’ère victorienne dépendante des hommes. Quant à Benjamin Ross, il est très vite attaché à la jeune femme et cherche à la protéger, bien qu’il comprenne son indépendance. Le duo fonctionne parfaitement, et l’alternance des points de vue de Lizzie et Ben rend la narration vivante et tient en haleine le lecteur. J’ai également adoré l’époque dépeinte, ainsi que la société anglaise et la rénovation de Londres à l’ère victorienne. Ce sont des romans agréables à lire, et s’il ne se passe pas des milliards de choses à chaque page, l’auteur parvient à nous captiver.

En bref : Des romans policiers historiques qui valent vraiment le détour ! Le troisième tome des aventures de Lizzie et Ben est disponible, je vous en reparle dans mon compte-rendu de juillet !

Ma note : 5/5


Rouge-rubis

Kersten Gier, Rouge Rubis, Trilogie des gemmes T1

Traduit par Nelly Lemaire, Macadam, Milan, Paris, 2011

Résumé : Gwendolyn est une jeune fille de 16 ans tout à fait normale. Elle va dans une grande école privée, certes, et sa famille est plus qu’aisée. Et sa cousine serait porteuse d’un gène qui lui permettrait de voyager dans le temps, la rendant unique, ou presque. Seul une dizaine d’individus au cours des siècles ont été porteurs de ce gène, toutes les femmes faisant partie de la famille de Gwen, les Montrose. Mais pour Gwen, tout ceci importe peu : mis à part qu’elle ne s’entend pas avec sa cousine avec laquelle elle est obligée de cohabiter, elle partage son temps entre sa mère, son frère, sa sœur et sa meilleure amie. Jusqu’au jour où c’est elle qui fait un bond dans le passé… révélant ainsi que ce n’est pas sa cousine qui a cette capacité à voyager dans le temps et l’entraînant à son insu dans une aventure de tous les dangers, auprès d’un autre voyageur dans le temps, Gidéon, dont elle ne sait que penser…

Mon avis : Voici un premier tome d’une trilogie pleine de promesse. Si l’héroïne est légèrement énervante, et m’a donnée très souvent une envie irrésistible de la gifler et de la faire un peu réfléchir, l’idée de départ est très attrayante. Alors que les histoires de voyages dans le temps peuvent être dure à gérer, notamment dans les implications pour le présent de changements dans le passé, les interventions dans le passé déjà prise en compte de le continuum temps, l’auteur s’en tire honorablement. Il s’agit d’un roman pour adolescent qui remplit son rôle : l’intrigue se tient, ce n’est pas trop mal écrit, et il donne envie de connaître la suite.

Quant aux tomes 2 et 3, Bleu Saphir et Vert Émeraude, ils continuent et concluent la saga honorablement. J’ai trouvé certaines choses un peu simplistes et un dénouement un peu trop facile à mon goût, mais certains points ont réussi à me surprendre et le tout se tient.

En bref : Un premier tome sympathique et une trilogie agréable à lire et divertissante

Ma note : 4/5

 


club vesuvius

Mark Gatiss, Le Club Vesuvius

Traduit par Laurence Boischot, Bragelonne, Paris, 2015

Résumé : Lucifer Box est un portraitiste évoluant dans le Londres du XIXe siècle. Mais il n’est pas que cela… Il est aussi un agent secret au service de Sa Majesté, et est amené à réaliser des tâches plus ou moins reluisantes. Le jour où des scientifiques renommés sont mystérieusement assassinés, il se lance dans une enquête trépidante, jusqu’à Naples et à son célèbre Vésuve, où il va mettre sa vie plus d’une fois en danger…

Mon avis : Quelle déception ! J’attendais beaucoup de ce roman, le pitch m’avait vraiment attiré, ainsi que l’objet livre, d’une très belle réalisation. Mais la magie n’a pas opéré sur moi, malheureusement. Si Lucifer a beaucoup de charme et beaucoup d’humour, certains de ses comportements m’ont parfois profondément irritée. Il peut faire preuve tout à la fois d’une grande intelligence et d’une grande naïveté, concernant les femmes notamment. De plus, si je n’avais jamais lu de steampunk, l’idée même ne me déplaisait pas, mais tout le déroulé se passant sous le volcan m’a ennuyée, et cette histoire de « zombie » – à défaut d’une autre désignation – également, surtout qu’on ne nous explique pas vraiment la raison d’être de ces créatures. Peut-être est-ce le prix démesuré de cet ouvrage – très beau, certes – qui me laisse pantoise et me fait être plus critique que je ne l’aurais été en temps normal ? Quoi qu’il en soit, j’espérais bien plus de ce roman, à l’auteur bien connu qui participe à l’écriture des scénarios de la série Sherlock, en plus d’en être l’un des acteurs, l’une de mes séries préférées… Dommage !

En bref : Un roman au héros plein d’humour mais qui n’a pas su me convaincre…

Ma note : 2/5

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Rencontre Jérôme Attal chez Robert Laffont

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Voici un article un peu différent, pour vous parler d’une rencontre très chouette que je viens juste de faire.

Ce n’était pas prévu, et c’est encore meilleur : certains blogueurs se sont désistés pour une rencontre avec l’écrivain Jérôme Attal à l’occasion de la sortie de son nouveau roman, Aide-moi si tu peux, paru chez Robert Laffont. Et par une chance infinie (chance que je nommerai Myriam et Cécile) me voilà conviée deux petites heures avant à ce goûter super chouette !

Pour être honnête, les éditions Robert Laffont sont à deux pas de chez moi et je ne bosse pas le mercredi après-midi. Bon, et pour être complètement honnête, je dois avouer que je n’ai jamais lu aucun des romans de Jérôme Attal. J’ai failli acheté Pagaille monstre (paru chez Pocket) il y a deux ans de cela, au Salon Saint-Maur en Poche. Et bon, je ne l’ai pas fait, faute de budget et du nombre incalculable de livres qui m’attendaient chez moi. Mais j’étais curieuse de découvrir cet auteur. Et si je n’ai pas encore découvert sa prose, je l’ai rencontré lui directement, et je peux vous dire que j’ai une envie immense de dévorer ses romans.

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Si je ne peux pas trop vous parler du roman, si ce n’est que le personnage est flic et se réfugie dans un monde plus douillet, celui des années 80 – et déjà là, rien que ça, ça donne trop envie, ne le niez pas – puisque je ne l’ai pas lu, hein, forcément, je peux vous dire que l’auteur est juste une personne super sympa, qui prend le temps d’écouter ce que chacun a à dire, qui n’a pas parlé que de ces romans mais qui a pris le temps d’écouter les blogueurs et libraires et de rebondir sur leurs propos. Bref ce fut une très belle rencontre et quand on voit la générosité de l’auteur, on a juste envie de se jeter dans ses romans, parce qu’il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas aussi généreux avec ses lecteurs.

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Faut dire aussi que cette rencontre fut  très chouette parce qu’il y avait plein de cupcakes 80’s, conformément au thème du roman, des chouquettes, la chenille Colin au chocolat ramenée par Jérôme, du thé, du café et tout plein de jus de fruits, et que nous sommes reparties avec le roman et un petit cadeau – un petit ramequin avec un poisson (date oblige) et des œufs en chocolat. Alors forcément, hein ! Et même qu’en plus, l’équipe Robert Laffont est trop chouette – mais ça je le savais déjà mais peut-être pas vous – et les blogueurs et libraires invités trop sympas. Partir du boulot en se disant qu’on doit encore bosser tout l’après-midi et que le week-end est loin, et finalement réussir à finir son boulot en une heure et rencontrer des gens géniaux autour d’un goûter et de littérature, c’est quand même le rêve ! Il y a des jours où on est bien content de se lever ! Alors merci à l’équipe de Robert Laffont et à Jérôme pour ce chouette événement !

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Bon, j’ai bien trop peu parler du roman, convenons-en. Mais dès que je l’aurai lu, je promets une super chronique super longue, avec un résumé bien fourni et mon avis bien étayé. Promis juré !

La Sélection de Kiera Cass

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Kiera Cass, La Sélection, Robert Laffont, Collection R, Paris, 2012.

La SélectionJ’ai longtemps hésité à me lancer dans la lecture de ce roman dystopique. Présenté par beaucoup comme un Bachelor “royal” qui prendrait place dans le futur, j’avais de sérieux doutes. N’étant pas une fan de cette émission de télé-réalité, je m’étais persuadée que c’était un roman à éviter. Et puis, j’ai lu la chronique de Myriam sur son blog Un jour. Un livre. où elle encensait ce roman… Alors, je me suis dit : “Vois par toi-même !” C’est ce que j’ai fait… roman lu en deux jours, ce qui donne une idée de mon appréciation de La Sélection !

America Singer est une jeune femme appartenant à la caste 5. Artiste, sa famille compte sur elle pour se marier avec un jeune homme de se caste ou d’une caste supérieure. Or, elle est amoureuse d’Aspen Léger, qui appartient à une caste inférieure… Le jour où arrive une lettre officielle invitant America, et de nombreuses autres filles, à participer à la Sélection, sa mère n’a de cesse de la convaincre d’y participer. Si elle est choisie parmi les trente-cinq lauréates, elle partira pour Angeles, capitale d’Illéa, dans le palais royal, où le Prince Maxon choisira parmi elles la future Reine. America cède à sa mère, persuadée qu’elle ne sera pas sélectionnée… Quelle surprise, quand, contre toute attente, elle l’est ! La compétition commence, et tout ce qu’elle pensait savoir sur le Prince et ce qu’elle pensait vouloir au plus profond d’elle-même est ébranlé…

Ce roman est différent des autres romans dystopiques que j’ai pu lire. Kiera Cass a inventé un monde futuriste qui pourrait très bien être le nôtre, où la Chine a racheté la dette des Etats-Unis, ce qui a enclenché toute une floppée d’événements mondiaux : Guerres mondiales, retour à la Monarchie, création de castes… Loin d’être complètement fantaisiste, le monde d’America, de Maxon et d’Aspen prend ses racines dans le nôtre, dans ce que nous sommes en train de connaître.

Les personnages sont touchants par leur sincérité et leur côté atypique. America ne participe pas au concours pour s’étriper avec les autres filles pour le coeur de Maxon et/ou pour la couronne, mais bien parce qu’elle y a été obligée dans une certaine mesure, et profite en attendant des privilèges de vivre dans un palais royal. Maxon n’est pas le prince égocentrique qu’il pourrait être mais un jeune homme sensible qui a peur de ne pas trouver la femme dont il tombera amoureux, qui l’épaulera au mieux une fois qu’il succèdera à son père et qui plaira à ses sujets. Aspen, que de nombreux blogueurs dénigrent, est un jeune homme pris dans ce système de castes, dans ses devoirs envers sa famille et ses sentiments pour America, ce qu’il a bien du mal à gérer. Les candidates à la Sélection nous offrent un bel échantillon de portraits de jeunes filles, pour le meilleur, comme pour le pire… Les pestes y sont légion, mais aussi les timides, les innocentes, les amicales, les vantardes, et j’en passe. Une à une, sous le regard malsain des sujets du Royaume, elles devront quitter le Palais…

La plume de l’auteur est agréable, ce roman Young Adult se dévore. Je vous conseille vivement de le lire, cette lecture a été un gros coup de coeur.

The PrinceLa suite de La Sélection, nommée L’Elite, sortira le 18 avril en France, et pour faire patienter ses lecteurs, Kiera Cass a publié une nouvelle, The Prince, à ce jour uniquement publiée en anglais et disponible en numérique. Elle vaut vraiment le détour ! Nous suivons le début de la Sélection du point de vue de Maxon, ce qui nous confirme notre attachement à ce personnage… Seul gros bémol : le prix de la nouvelle est exorbitant ! 8,99 euros sur Google Play pour une nouvelle numérique de 50 pages… Espérons que la version française sera plus accessible !

Je ne manquerai pas de vous chroniquer la suite de ce merveilleux roman, et en attendant, lisez-le de toute urgence si ce n’est déjà fait !

Ma note : 5/5

Une série télévisée américaine de la CW, adaptée des aventures d’America, devrait voir le jour la saison prochaine. Pour en savoir plus, voici le lien vers Allociné. Espérons qu’elle sera à la hauteur du roman !

Salon du Livre 2013

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Bonsoir à tous !

Je tenais à partager avec vous mon Salon du Livre, ce rendez-vous que j’attends avec impatience tous les ans. Cette année, il a été particulièrement riche. En effet, je n’ai pas pu m’empêcher d’y aller deux jours, j’y ai fait de belles rencontres et de jolies acquisitions, que je tiens à partager avec vous. J’ai pris quelques photos, mais Myriam du blog Un jour. Un livre. a fait plein de petites vidéos pour capter l’ambiance de ce rendez-vous des amoureux des livres, je partagerai le lien vers son montage dès qu’il sera disponible.

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Je vais essayer d’être concise, ce qui ne sera pas une mince affaire ! Je suis arrivée bien chargée au Salon, avec quelques livres sur moi pour me les faire dédicacer. J’ai ainsi eu la chance de rencontrer C. J. Daugherty, l’auteur de la saga Night School, que j’ai chroniqué très récemment (premier tome ici, second tome par ). J’ai ainsi pu constater par moi-même la gentillesse de cette romancière, très disponible pour ses fans, avec toujours un petit mot gentil. En somme, une bien agréable rencontre !

Livres dédicacés au cours du salon

Livres dédicacés au cours du salon

Après cela, je me suis précipitée au stand Albin Michel afin de rencontrer Jean-Michel Guenassia pour faire dédicacer Le club des incorrigibles optimistes et La vie rêvée d’Ernesto G., dont les chroniques sont également disponibles sur le blog. Mis à part le petit incident « Amélie Nothomb », qui est arrivée pour sa dédicace juste au moment où j’allais m’entretenir avec Jean-Michel Guenassia, et où je me suis fait bousculée par un cameraman, une journaliste et des hordes de lecteurs, j’ai également beaucoup aimé m’entretenir avec ce romancier dont j’admire beaucoup les écrits. Très généreux, il prend la peine de s’entretenir quelques minutes avec chacun de ses lecteurs, donc si vous avez l’occasion un jour de le rencontrer, n’hésitez pas !

Enfin, j’ai fait l’acquisition sur le stand Casterman du roman Lune Mauve de Marilou Aznar, dont j’ai lu les premiers chapitres disponibles en ligne (ici), dans le but de me le faire dédicacer. En effet, ces premiers chapitres m’ont donné envie d’en lire plus, alors j’ai profité de l’occasion de rencontrer l’auteure pour faire l’acquisition de ce roman. A nouveau, j’ai passé un très bon moment avec la romancière qui a pris le temps d’écrire un mot de quelques lignes (en mauve, bien sûr, agrémenté d’un petit tampon d’une lune mauve, tout dans le détail !), de discuter avec moi de ma lecture des premiers chapitres. Comme vous vous en doutez, Lune Mauve est tout en haut de ma PAL, qui ressemble après ce week-end de folie à la Tour de Pise ! Marilou Aznar tient également un blog, que je vous invite à visiter !

De très belles rencontres avec des auteurs généreux, que demander de plus ? Et bien, sans rien demander, il y a quand même eu plus ! J’ai fait la connaissance d’autres blogueuses, notamment Justine de Fairy Neverland, Lucie de Lulai Lis et Audrey de LectricePassionnée, et j’ai passé ces deux journées avec Myriam, mon ancienne acolyte de l’Ecole du Louvre, qui m’a presque convaincue de créer ma propre chaîne YouTube… J’ai été ravie de rencontrer d’autres blogueuses passionnées de lecture, j’espère les voir lors de prochaines manifestations !

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J’ai également rencontré des éditeurs charmants et disponibles, à l’écoute des blogueurs, ce que j’ai beaucoup apprécié, à l’heure des polémiques autour de l’intérêt de nos blogs et de partenariats avec les maisons d’édition, ce qui fait très peur à la presse plus classique. Vaste débat, qui d’ailleurs a été abordé au cours du salon, mais dans lequel je ne me lancerai pas ici. Revenons-en à notre sujet : j’ai ainsi rencontré Glenn Tavernec, le directeur de la Collection R de Robert Laffont, qui nous a parlé des prochaines parutions de la collection et nous a donné tout plein de marque-pages de la collection. Sur le stand Pocket Jeunesse, j’ai également fait la connaissance de Marie, qui encourage les blogueurs à partager leurs critiques avec elle, et qui m’a donné envie d’acheter tout son stand… Mais je me suis contrôlée, bien que ma bibliothèque ait été dévalisée entre temps ! Mais j’y reviendrai. Enfin, j’ai été également très bien accueillie sur le stand des éditions du Masque, autour des collections MSK (young adult).

J’ai aussi participé à une conférence sur « Dracula, entre mythe et réalité », sur la grande scène du salon. Le but était de savoir quel lien existe entre le personnage inventé par Bram Stocker et le prince de Roumanie qui a réellement existé. Conférence très intéressante, aux intervenants très au point sur le sujet, une belle leçon d’histoire, un très bon moment en somme.

Et pour finir, j’ai assisté à une reconstitution d’une scène de crime, en direct du stand de J Editions, avec l’intervention de la Gendarmerie Nationale, à l’occasion de la sortie d’un nouveau roman policier de Christian Jack, qui dédicaçait ses romans ensuite.  Cette démonstration était vraiment très intéressante, une initiative vraiment originale pour nous montrer comment une scène de crime est abordée par les forces de l’ordre et les équipes scientifiques. Un petit épisode des Experts en live !

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Deux très belles journées, donc, avec plein de souvenirs et de jolies images dans la tête, et plein de livres à lire ! Parce que, comme vous vous en doutez et comme je l’ai suggéré, j’ai effectué quelques acquisitions lors de ce salon. Pour commencer, Lune Mauve de Marilou Aznar comme je l’ai déjà mentionné, mais aussi I hunt killers de Barry Liga, vendu au salon avec un scellé de preuves, se rapportant à l’enquête en cours de le roman. Je vous reparlerai de ce roman très vite, puisque je l’ai déjà bien entamé, mais je peux déjà vous dire que c’est une belle découverte ! J’ai également fait l’acquisition de Glow de Amy Kathleen Ryan, de Starters de Lissa Price, et enfin d’un guide sur Londres illustré par Pénélope Bagieu, dont je suis une grande fan (je me suis malgré tout débrouillée pour manquer sa séance de dédicaces…). Mais ma visite du salon m’a amenée à vouloir lire tout un tas d’autres roman, que je me suis empêchée d’acheter ! Alors une descente à ma bibliothèque a été nécessaire et j’ai ainsi emprunté de nombreux ouvrages que je n’aurais pas le temps de lire en trois semaines… On va essayer ! J’ai ainsi emprunté Hush Hush de Becca Fitzpatrick, Fantômes d’hiver de Kate Mosse, Incarceron de Catherine Fisher, Tout ce qui brille de Anna Godbersen et Black-Out de Connie Willis.

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Avec tout ça, vous devriez être noyés par de nombreuses chroniques d’ici les prochaines semaines ! Je ne peux que vous incitez à ne pas manquer la prochaine édition de ce salon l’année prochaine, car rien n’aurait pu entacher l’ambiance de deux journées et mon excitation d’être entourée d’autant de romans et de personnes fascinantes, même pas les petits désagréments organisationnels et le prix des titres d’accès !