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Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Celeste Ng

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— Sélectionné pour le Prix Relay des Voyageurs-lecteurs 2016 —

Celeste Ng, Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, Sonatine Editions, Paris, 2016

tout ce qu'on ne s'est jamais ditDernier roman que je lis dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs-Lecteurs édition 2016, je savais qu’il m’ébranlerait, d’une manière ou d’une autre. L’auteur nous offre un roman particulier, à la limite du thriller, qui revient sur la vie d’une famille dans les années 70 à la suite de la mort de l’un des enfants…

Lydia est morte. Sa famille ne le sait pas encore. Mais elle le découvre très rapidement et c’est tout leur monde qui s’écroule. La mère de Lydia est femme au foyer, elle qui aurait aimé être médecin mais s’est retrouvée enceinte de son aîné, Nathan. Elle poussera sa fille à toujours travailler plus pour la voir réaliser ce qu’elle a été contrainte d’abandonner. James, son père, d’origine chinoise, est professeur d’université. Et pour lui, il n’y a rien de plus important que d’être normal, intégré et sociable. Lui aussi veut pour elle ce qu’il n’a pas eu. Et puis il y a Nath, le grand frère, qui s’apprête à entrer à Harvard, mais qui n’a jamais été considéré par ses parents, dont l’attention a toujours été centrée sur Lydia. Enfin, Hannah, petite dernière, complètement effacée, d’une discrétion presque malsaine, que tout le monde oublie et dont la naissance a coïncidé avec un événement familial que nul n’a oublié. Une famille aux lourds secrets, aux non-dits, qui vont tous refaire surface alors que le corps de Lydia est retrouvé dans le lac tout proche. Meurtre, accident ou suicide ? Remontez dans le passé de cette famille va nous donner les clés de ce mystère.

Voici donc un roman d’une rare intensité. Si le personnage principal n’est pas un enquêteur qui recherche ce qui est arrivé à Lydia et remonte ainsi le passé familial de Marylin et James, ce n’en est que plus intéressant ! L’auteur nous propose un récit très bien construit qui oscille entre présent et passé sans qu’on ne remarque les rouages de son écriture. On passe juste d’un moment à un autre, avec une grande fluidité, sans jamais être perdu dans la narration. Elle nous épargne l’alternance des chapitres présent/passé et c’est tant mieux. On se promène ainsi dans les souvenirs et les esprits des différents protagonistes de ce drame, nous nous situons ainsi beaucoup plus dans le psychologique que dans le thriller. Parce qu’il est moins important de découvrir comment Lydia a trouvé la mort que ce qui l’a amené près du lac en pleine nuit. Qu’il s’agisse finalement d’un meurtre, d’un accident ou d’un suicide, peu importe, au fond. Ce qui intéresse, c’est pourquoi elle semble si différente de ce que chaque membre de sa famille s’imagine. Parce que finalement, connaissons-nous bien les gens qui nous entourent ?

En plein dans les années 70, l’aspect racial est également au centre de ce roman. Parce que James est d’origine chinoise, bien que né aux Etats-Unis, marié à une américaine. Le regard des autres sur cette famille différente est prépondérant dans le récit. Le sentiment de malaise qui n’a jamais quitté James, dû à une enfance marqué par les railleries, qui le poursuivent toujours, et qui malgré une réussite universitaire sans équivoque, n’a jamais pu enseigner dans les universités renommées auxquelles il aurait pu prétendre, émaille le récit. La mère de Marylin l’avait averti : quel avenir pour des enfants nés d’une union mixte ? Cette question ne peut refaire que surface, au moment où la question de l’intégration de Lydia, métisse, est posée. Mais est-ce vraiment cela qui vient d’ébranler cette famille, ou les obsessions des deux parents, qui, à cause de leurs échecs, ont mis une pression démesurée sur les épaules de leur fille préférée ?

L’auteur soulève bon nombre d’interrogations sociétales et psychologiques, et comprendre les rouages de cette famille, sa construction, la personnalité de chacun de ses membres, l’impact du passé des parents sur la construction des enfants, la difficile adolescence, est passionnant. La construction magistrale du roman est servie par une belle plume, qui amène du suspens et de l’intensité dans cette découverte d’un parcours familial particulier. On est emporté par les mots de l’auteur, et malgré les fêlures de chaque personnage, malgré leurs défauts, on s’attache à eux, on les comprend, parce que leurs erreurs sont humaines. Celeste Ng nous entraîne même derrière Lydia, avant sa mort, et ces passages, loin d’être glauques ou désolants, sont sensibles et dévoilent un mal-être adolescent parfaitement décrit.

Un roman passionnant, fort et d’une parfaite maîtrise, sur une tragédie, certes, mais surtout sur une dynamique familiale, au bord de la violence, où chaque personnage est inoubliable. Un roman que je garderai en moi pendant très longtemps.

Ma note : 5/5

Envoyée Spéciale de Jean Echenoz

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— Sélectionné pour le Prix Relay des Voyageurs-lecteurs 2016 —

Jean Echenoz, Envoyée Spéciale, Les Editions de Minuit, Paris, 2016

Envoyee_specialeVoici un roman sur lequel je vais avoir bien du mal à m’exprimer… C’est un ovni, un roman bien différent de ce que je lis habituellement, et je m’en suis délectée. Un roman pas comme les autres, un roman qui entremêle les destins de plusieurs personnages, des méchants pas si méchants que cela, des profiteurs et des oisifs, dans une aventure peu commune contée par un narrateur malicieux qui joue avec le lecteur. Un régal !

Constance est oisive, elle ne fait pas grand chose de ses journées, son mariage – si on peut encore l’appeler comme cela – est loin d’être au beau fixe. Alors quand un homme à son goût l’aborde dans la rue près du Trocadéro pour lui demander son chemin, c’est avec grand plaisir qu’elle le guide… puis se fait enlever par de drôles de kidnappeurs ! Mais pourquoi elle ? Le général rencontré au début du roman nous laisse entendre qu’il ne s’agit peut-être pas d’un enlèvement comme un autre, et ce même si une demande de rançon a été envoyé à son mari, connu des années auparavant pour avoir écrit un tube et qui ne s’inquiète pas beaucoup pour Constance… Qui elle, profite de moments de détente dans la Creuse. Où tout cela va-t-il nous mener ?

C’est le premier roman de cet auteur que je lis, et j’en redemande ! Il parvient à lier tous ces personnages avec audace et originalité et nous conte une histoire à l’opposé de ce que j’ai pu lire jusque là. Parce qu’évidemment, Constance n’a pas été enlevée par hasard, et si l’auteur brouille les pistes, on sent bien que cette demande de rançon n’en est pas la raison ultime…

Le narrateur qui nous emmène à la suite de Constance, Lou Tausk son mari, de Jean-Pierre et Christian, de Hyacinthe, de Clément Pognel et de Paul Objat est un personnage à part entière de cet ouvrage, tant il nous reste à l’esprit après avoir refermé ce roman. Il s’adresse au lecteur, lui donne les informations, c’est un peu comme s’il était devant nous et nous racontait l’histoire. Le style, d’ailleurs, très travaillé, agréable, insolite, tend à cette constatation. Il nous conte les péripéties des personnages avec beaucoup d’humour et de second degrés, ce qui rend ce texte particulier d’autant plus savoureux.

Les personnages sont atypiques, égoïstes, parfois un peu stupides, émouvants. Le narrateur distille ce qu’il faut de suspens pour être surpris par l’identité de certains personnages, des liens qu’on n’imaginait pas entre certains autres, et des coïncidences qui les mettent en relation. Entraînés dans cette histoire loufoque d’enlèvement, ils sont étonnants dans leurs réactions et leurs dilemmes. Ils portent parfaitement cette histoire peu commune, un peu tirée par les cheveux et alambiquée, dans laquelle on se plonge avec délice et humour. On sourit beaucoup, on se demande où tout cela va mener, ce qu’il va advenir de Constance et des autres, et on est toujours surpris.

J’ai eu peur d’une fin bâclée, alors qu’on était en pleine action à dix pages de la fin. C’était sous estimer notre narrateur et son auteur ! Nous est offert une fin parfaite, sans sentiment superflu, qui balaye l’ensemble des personnages. Si pour certains cela se passe mieux que pour d’autre, le caractère des personnages reste inchangé, et les dernières phrases de l’histoire de Constance avant qu’on ne la quitte nous font penser qu’elle n’a pas retenu grand chose de l’aventure qu’elle vient de vivre… Ou qu’elle en redemande !

Une écriture savoureuse, une histoire loufoque pleine de rebondissements et d’humour, des personnages un peu timbrés qu’il fait bon suivre, un narrateur malicieux… En somme, un roman différent, une expérience truculente et loufoque que je vous conseille vivement !

Ma note : 5/5

Quoi qu’il arrive de Laura Barnett

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— Sélectionné pour le Prix Relay des Voyageurs-lecteurs 2016 —

Laura Barnett, Quoi qu’il arrive, Les Escales, Paris, 2016

quoi qu'il arriveSélectionné pour le Prix Relay des lecteurs-voyageurs, j’ai été très intriguée par ce roman, notamment par sa comparaison avec Un Jour de David Nicholls que j’avais adoré. Si finalement la comparaison me convint peu, j’ai été enchantée à la lecture du roman de Laura Barnett !

Trois versions d’une histoire pour une même scène de départ. Eva est une jeune étudiante de Cambridge. Elle étudie la littérature, sort avec un jeune acteur très prometteur, David, auprès duquel elle se sent belle et importante. Mais le destin s’en mêle : elle se déplace à vélo pour aller à un rendez-vous universitaire quand un chien se retrouve presque sous ses roues. Un jeune homme voit la scène, Jim, et lui adresse la parole. Que va-t-il se passer ? De là, trois possibilités après cette première rencontre. Vont-ils se mettre ensemble ? Eva va-t-elle rester avec David ? Qu’est-ce que leurs vies leur réservent ?

Un pitch très alléchant, donc, et plein de promesses ! La question posée par l’auteur n’est pas nouvelle mais traitée de manière intéressante : que ce serait-il passer si j’avais fait autrement ? Cela aurait-il changé quelque chose à ma vie ? On alterne tout au long du roman entre trois versions possibles de l’histoire : une où Eva reste avec Jim, une où elle n’échange que quelques mots avec Jim et initie une vie avec David, enfin une dernière où son amour avec Jim est très rapidement contrarié. De là, on suit leurs cheminements à tous les deux, selon ces trois scénarios : leurs rencontres, leurs amours, leurs déceptions, leurs échecs, leurs angoisses, leurs frustrations, leurs joies, leurs réussites, leurs enfants, leurs voyages, leurs vies en somme. Et c’est très plaisant ! On pourrait croire que c’est lassant de revivre les événements majeurs de leurs vies trois fois d’affilée, mais l’auteur rend cela intéressant, ne s’arrêtant pas sur les mêmes détails, et mettant en avant les destins des protagonistes selon les nouvelles données de la version proposée.

C’est un peu difficile au début de ne pas se perdre entre les versions, de se rappeler laquelle est laquelle, comment s’appelle la fille d’Eva dans telle ou telle version, ce que devient Jim dans la version 2 ou la version 3. Mais très rapidement, on se laisse glisser sur les mots de Laura Barnett, et on est emporté par la vague. On se resitue très rapidement et on parvient à garder le fil sans trop de problème. L’auteur jouant sur les hasards de la vie, les petites décisions, nous montre que souvent ce qui devait arriver finit par arriver, « quoi qu’il arrive. » Le cheminement est très différent, mais en essence, on en arrive à un final similaire. Qu’on y croit ou non, l’histoire est très plaisante, et on a envie de penser que la vision de l’auteur est possible.

Parlons un peu de l’écriture à présent. Mon seul grief quant à ce roman est le style de l’auteur. S’il est plaisant en essence, elle écrit des phrases trop longues, avec des digressions entre parenthèses ou tirets pour ajouter une idée ou une information, pour revenir à son idée principale ensuite. Cela oblige souvent le lecteur a reprendre sa lecture de la phrase, afin de se rappeler de l’idée du début pour comprendre sa fin. C’est bien dommage, surtout qu’il suffirait de la couper en plusieurs phrases. J’avoue bien volontiers que cela na m’a pas trop dérangé sur la première partie du roman, mais arrivée à la seconde, je me suis accrochée à une, deux, trois phrases, et une fois ce tic d’écriture remarqué, il m’a été impossible de passer outre, et c’est là que c’est devenu gênant. C’est bien dommage, même si cela ne m’a pas empêché d’apprécier le roman.

Ce fut en définitive une très belle découverte, une chouette lecture, une très belle histoire, où nous suivons ces personnages attachants et plein de failles sur des décennies. Je vous le conseille, malgré ses petites imperfections !

Ma note : 5/5

La route étroite vers le nord lointain de Richard Flanagan

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— Sélectionné pour le Prix Relay des Voyageurs-lecteurs 2016 —

Richard Flanagan, La route étroite vers le nord lointain, Actes Sud, Arles, 2016

la route étroite vers le nord lointainVoici un roman dont on ne ressort pas indemne. Quelle histoire ! Quel roman ! On y découvre une histoire d’amour, des histoires de famille, l’histoire de la seconde guerre mondiale du côté de l’Asie, des camps de prisonniers en Thaïlande et des soldats australiens. On assiste à une histoire incroyable, pleine de douleur et de puissance, de non-sens et d’idéologies différentes. Une histoire humaine.

Dorrigo Evans est un jeune médecin, officier dans l’armée australienne. Il se promet à une jeune femme de Melbourne quand il rencontre Amy, la femme de son oncle par alliance. Et c’est l’amour fou. Mais la guerre éclate et Dorrigo part. De l’enfer des combats, on ne saura rien, mais des camps de prisonniers dans le Siam, oui. Parce que Dorrigo est fait prisonnier, et avec des milliers d’hommes, il devient esclave et il est entraîné dans un projet fou : construire une voie ferrée pour rallier la Birmanie, où de nouveaux combats font rage. Le projet est très ambitieux, voire impossible, mais les japonais sont prêts à tout pour y parvenir, pour leur Empereur. Sans soin, sans nourriture, sans hygiène, ils sont maltraités par leurs geôliers, exploités. Seule l’amitié, l’espoir d’un retour au pays, les souvenirs les font tenir. Pour Dorrigo, c’est l’espoir d’Amy qui le maintient en vie et l’espoir de sauver un maximum de ses camarades. C’est donc l’histoire de ces hommes, leur passé et leur avenir, leur détermination et leur spiritualité, tout ce qui les anime pour survivre, que nous découvrons dans cette histoire formidable, essentielle et nécessaire.

C’est donc un roman fascinant que nous propose Richard Flanagan, où nous est proposé toute une galerie de personnages pleins de fêlures et de force vitale. Chacun d’entre eux, que ce soit le coréen gardien qui suit les ordres des japonais et mène une vie d’enfer aux prisonniers, le chef du camp japonais, Amy, Ella, la femme de Dorrigo, Dorrigo ou ses compagnons d’infortune, ont une philosophie de vie et des croyances qui justifient leurs gestes. Le plus beau du roman, c’est peut-être d’avoir le ressenti de ces japonais après guerre, qui ont cru et croient encore en leur Empereur, et qui ne parviennent pas à trouver leurs actes répréhensibles. Et ils n’en sont pas pour autant des êtres détestables : ils ont été élevé ainsi, il s’agit de leur philosophie de vie, et ne comprennent pas les décisions des américains. Ce roman, c’est le choc de deux cultures. On sort grandi de cette lecture qui nous permet de relativiser toute guerre, dont les soldats impliqués agissent selon leurs croyances. Cela reste difficile, difficile d’imaginer que des prisonniers n’ayant pas eu le courage de se suicider comme un japonais l’aurait fait – sur le principe – peuvent être considérés comme des esclaves, des sous-hommes dont on peut se servir à sa guise, maltraiter au besoin et faire vivre dans des conditions déplorables.

Il n’y a aucun pathos, ce qui aurait pu être le travers d’un tel roman. Certaines scènes sont très difficiles à lire, très crues parfois, mais sans exagération. L’auteur ne tombe jamais dans le trash et le sensationnel. Il parvient à garder la mesure. Si une partie de l’histoire se fonde sur les amours de Dorrigo, ici non plus il n’y a aucune exagération, aucune emphase, on reste dans un roman de vie, où le grand romanesque est exclu. Et cela rend le roman encore plus fort et plus beau. J’ai été emporté auprès de Dorrigo, j’ai souffert auprès de lui, mais aussi auprès des deux femmes de sa vie, Amy et Ella, si différentes l’une de l’autre, si fragiles et attachantes. Deux scènes restent gravées dans mon esprit, celle d’abord où Dorrigo croise Amy bien après la guerre à Sydney (je n’en dis pas plus), celle ensuite du grand incendie. Mettent chacune à l’honneur ces deux femmes, elles montrent la complexité des relations, des vies qui filent, des choix et des hasards qui décident de nos vies.

Pour finir, la construction du roman est très intéressante, puisqu’il ne s’agit pas d’une construction linéaire. Elle est complètement explosée, un passage nous parle du passé, un autre nous montre Dorrigo en fin de carrière, puis on revient sur les camps de prisonniers. Finalement, on sait à peu près vers quoi se tourne le destin des personnages, mais c’est le cheminement qui est mis à l’honneur. Et c’est extrêmement prenant. On cherche à comprendre comment se sont construits nos personnages, ce qui s’est passé dans les camps pour que certains des prisonniers hantent encore la mémoire de Dorrigo. On comprend par ailleurs que Dorrigo va s’en sortir, mais le tout est de comprendre comment. On sait qu’il va se marier avec Ella, mais comment se fait-il qu’Amy ne soit plus dans le paysage ? L’auteur respecte tout de même une certaine structure : la première partie est dédiée à l’avant guerre, la seconde aux camps de prisonniers, et la dernière à l’après-guerre, avec toujours des digressions, surtout dans la première et la dernière partie, où des passages mènent dans le passé, dans le futur, dans les camps. On pourrait croire à un joyeux fouilli, mais non, c’est bien pensé, les informations sont distillées adroitement, et on est pris dans ce roman comme dans une tornade, emporté par la vie de ces protagonistes que je n’oublierai pas de si tôt.

Un roman fort qui hante longtemps son lecteur après l’avoir refermé. Je conseille !

Ma note : 5/5