Archives de Tag: Le Club des Incorrigibles Optimistes

Salon du Livre 2013

Par défaut

Bonsoir à tous !

Je tenais à partager avec vous mon Salon du Livre, ce rendez-vous que j’attends avec impatience tous les ans. Cette année, il a été particulièrement riche. En effet, je n’ai pas pu m’empêcher d’y aller deux jours, j’y ai fait de belles rencontres et de jolies acquisitions, que je tiens à partager avec vous. J’ai pris quelques photos, mais Myriam du blog Un jour. Un livre. a fait plein de petites vidéos pour capter l’ambiance de ce rendez-vous des amoureux des livres, je partagerai le lien vers son montage dès qu’il sera disponible.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je vais essayer d’être concise, ce qui ne sera pas une mince affaire ! Je suis arrivée bien chargée au Salon, avec quelques livres sur moi pour me les faire dédicacer. J’ai ainsi eu la chance de rencontrer C. J. Daugherty, l’auteur de la saga Night School, que j’ai chroniqué très récemment (premier tome ici, second tome par ). J’ai ainsi pu constater par moi-même la gentillesse de cette romancière, très disponible pour ses fans, avec toujours un petit mot gentil. En somme, une bien agréable rencontre !

Livres dédicacés au cours du salon

Livres dédicacés au cours du salon

Après cela, je me suis précipitée au stand Albin Michel afin de rencontrer Jean-Michel Guenassia pour faire dédicacer Le club des incorrigibles optimistes et La vie rêvée d’Ernesto G., dont les chroniques sont également disponibles sur le blog. Mis à part le petit incident « Amélie Nothomb », qui est arrivée pour sa dédicace juste au moment où j’allais m’entretenir avec Jean-Michel Guenassia, et où je me suis fait bousculée par un cameraman, une journaliste et des hordes de lecteurs, j’ai également beaucoup aimé m’entretenir avec ce romancier dont j’admire beaucoup les écrits. Très généreux, il prend la peine de s’entretenir quelques minutes avec chacun de ses lecteurs, donc si vous avez l’occasion un jour de le rencontrer, n’hésitez pas !

Enfin, j’ai fait l’acquisition sur le stand Casterman du roman Lune Mauve de Marilou Aznar, dont j’ai lu les premiers chapitres disponibles en ligne (ici), dans le but de me le faire dédicacer. En effet, ces premiers chapitres m’ont donné envie d’en lire plus, alors j’ai profité de l’occasion de rencontrer l’auteure pour faire l’acquisition de ce roman. A nouveau, j’ai passé un très bon moment avec la romancière qui a pris le temps d’écrire un mot de quelques lignes (en mauve, bien sûr, agrémenté d’un petit tampon d’une lune mauve, tout dans le détail !), de discuter avec moi de ma lecture des premiers chapitres. Comme vous vous en doutez, Lune Mauve est tout en haut de ma PAL, qui ressemble après ce week-end de folie à la Tour de Pise ! Marilou Aznar tient également un blog, que je vous invite à visiter !

De très belles rencontres avec des auteurs généreux, que demander de plus ? Et bien, sans rien demander, il y a quand même eu plus ! J’ai fait la connaissance d’autres blogueuses, notamment Justine de Fairy Neverland, Lucie de Lulai Lis et Audrey de LectricePassionnée, et j’ai passé ces deux journées avec Myriam, mon ancienne acolyte de l’Ecole du Louvre, qui m’a presque convaincue de créer ma propre chaîne YouTube… J’ai été ravie de rencontrer d’autres blogueuses passionnées de lecture, j’espère les voir lors de prochaines manifestations !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’ai également rencontré des éditeurs charmants et disponibles, à l’écoute des blogueurs, ce que j’ai beaucoup apprécié, à l’heure des polémiques autour de l’intérêt de nos blogs et de partenariats avec les maisons d’édition, ce qui fait très peur à la presse plus classique. Vaste débat, qui d’ailleurs a été abordé au cours du salon, mais dans lequel je ne me lancerai pas ici. Revenons-en à notre sujet : j’ai ainsi rencontré Glenn Tavernec, le directeur de la Collection R de Robert Laffont, qui nous a parlé des prochaines parutions de la collection et nous a donné tout plein de marque-pages de la collection. Sur le stand Pocket Jeunesse, j’ai également fait la connaissance de Marie, qui encourage les blogueurs à partager leurs critiques avec elle, et qui m’a donné envie d’acheter tout son stand… Mais je me suis contrôlée, bien que ma bibliothèque ait été dévalisée entre temps ! Mais j’y reviendrai. Enfin, j’ai été également très bien accueillie sur le stand des éditions du Masque, autour des collections MSK (young adult).

J’ai aussi participé à une conférence sur « Dracula, entre mythe et réalité », sur la grande scène du salon. Le but était de savoir quel lien existe entre le personnage inventé par Bram Stocker et le prince de Roumanie qui a réellement existé. Conférence très intéressante, aux intervenants très au point sur le sujet, une belle leçon d’histoire, un très bon moment en somme.

Et pour finir, j’ai assisté à une reconstitution d’une scène de crime, en direct du stand de J Editions, avec l’intervention de la Gendarmerie Nationale, à l’occasion de la sortie d’un nouveau roman policier de Christian Jack, qui dédicaçait ses romans ensuite.  Cette démonstration était vraiment très intéressante, une initiative vraiment originale pour nous montrer comment une scène de crime est abordée par les forces de l’ordre et les équipes scientifiques. Un petit épisode des Experts en live !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Deux très belles journées, donc, avec plein de souvenirs et de jolies images dans la tête, et plein de livres à lire ! Parce que, comme vous vous en doutez et comme je l’ai suggéré, j’ai effectué quelques acquisitions lors de ce salon. Pour commencer, Lune Mauve de Marilou Aznar comme je l’ai déjà mentionné, mais aussi I hunt killers de Barry Liga, vendu au salon avec un scellé de preuves, se rapportant à l’enquête en cours de le roman. Je vous reparlerai de ce roman très vite, puisque je l’ai déjà bien entamé, mais je peux déjà vous dire que c’est une belle découverte ! J’ai également fait l’acquisition de Glow de Amy Kathleen Ryan, de Starters de Lissa Price, et enfin d’un guide sur Londres illustré par Pénélope Bagieu, dont je suis une grande fan (je me suis malgré tout débrouillée pour manquer sa séance de dédicaces…). Mais ma visite du salon m’a amenée à vouloir lire tout un tas d’autres roman, que je me suis empêchée d’acheter ! Alors une descente à ma bibliothèque a été nécessaire et j’ai ainsi emprunté de nombreux ouvrages que je n’aurais pas le temps de lire en trois semaines… On va essayer ! J’ai ainsi emprunté Hush Hush de Becca Fitzpatrick, Fantômes d’hiver de Kate Mosse, Incarceron de Catherine Fisher, Tout ce qui brille de Anna Godbersen et Black-Out de Connie Willis.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Avec tout ça, vous devriez être noyés par de nombreuses chroniques d’ici les prochaines semaines ! Je ne peux que vous incitez à ne pas manquer la prochaine édition de ce salon l’année prochaine, car rien n’aurait pu entacher l’ambiance de deux journées et mon excitation d’être entourée d’autant de romans et de personnes fascinantes, même pas les petits désagréments organisationnels et le prix des titres d’accès !

Publicités

La vie rêvée d’Ernesto G. de Jean-Michel Guenassia

Par défaut

Jean-Michel Guenassia, La vie rêvée d’Ernesto G., Albin Michel, Paris, 2012

Chose promise, chose due ! Voici la critique du dernier roman de Jean-Michel Guenassia. Je vous en avez déjà parlé il y a quelques semaines, dans ma chronique sur son premier roman, Le Club des Incorrigibles Optimistes. Et bien, ce nouveau roman est largement à la hauteur du premier !

Nous suivons Joseph Kaplan sur 100 ans, de 1910 à 2010. Joseph est un médecin juif originaire de Prague qui part à Paris dans les années 30 pour finir ses études. Ses pérégrinations l’amènent à travailler à l’Institut Pasteur à Alger et à vivre la Seconde Guerre dans ce pays qui n’est pas épargné par les tristes événements de cette guerre. Puis c’est le retour à Prague, convaincu par le communisme après les horreurs commises par les nazis. Mais rapidement, il connaîtra les désillusions de ce régime et rencontrera un héros communiste déchu, un certain Ernesto G.

Bref, c’est une traversée dans l’Histoire du siècle dernier au travers d’un héros incroyable, à la hauteur des événements historiques qu’il traverse. Il y a tout dans ce roman : amour, amitiés, Histoire, questionnements existentiels, espoir, désillusions, et j’en passe ! Le tout avec comme fond musical la musique argentine des années 30 sur laquelle Joseph aimait tant danser et qu’il écoutera jusqu’à la fin.

J’en étais convaincue et ça se confirme : Jean-Michel Guenassia est un merveilleux conteur qui nous entraîne dans les tourments de l’Histoire au travers de ceux de Joseph Kaplan, dans un tourbillon de nostolagie. C’est magnifique, c’est un de mes gros coups de coeur littéraires du moment. Surtout qu’on y retrouve certains des personnages secondaires du Club des Incorrigibles Optimistes, ce qui nous permet de mieux les comprendre – et nous donne envie par là même de relire ce roman – et ce qui donne une cohérence incroyable aux deux romans.

Cette phrase du résumé de l’ouvrage reflète parfaitement cette oeuvre : “On retrouve ici toute la puissance romanesque de Jean-Michel Guenassia qui (…) nous entraîne dans la délicate nostalgie des hommes ballottés par l’Histoire, les hommes qui tombent et qui font de cette chute même et de leur désenchantement une oeuvre d’art.”

La vie rêvée d’Ernesto G. vient de remporter le prix Chapitre du roman, après avoir été lauréat du Goncourt des Lycéens en 2010 pour Le Club des Incorrigibles Optimistes. Tout est dit !

Ma note : 5/5

Le Club des Incorrigibles Optimistes de Jean-Michel Guenassia

Par défaut

Jean-Michel Guenassia, Le Club des Incorrigibles Optimistes, Albin Michel / Le Livre de Poche, Paris, 2009.

Quel livre, mais quel livre ! On ne sort pas indemne de cette lecture ! Ça faisait longtemps que je voulais écrire sur ce roman magnifique, je franchis enfin le pas pendant cette rentrée littéraire où l’auteur, Jean-Michel Guenessia, nous offre un nouveau roman, La vie rêvée d’Ernesto G. que je suis en train de dévorer (une critique suivra très vite, donc !).

Par où commencer le résumé ? Je ne sais même pas, il y a tellement d’histoires dans l’histoire que ça en est compliqué ! Ça se passe principalement à Paris, à la fin des années 50 et début 60. On suit Michel Marini, douze ans, qui vit dans une famille encore marquée par les stigmates de la Seconde Guerre. Michel adore lire en marchant, dévore tout, découvre le rock’n’roll, est photographe amateur. Il joue au babyfoot et franchit un jour les portes du Balto à Montparnasse. Là, au fond du bar, une porte avec une inscription : “Le Club des Incorrigibles Optimistes”. Des hommes y entrent, en ressortent. Il comprend qu’il s’agit d’un club d’échecs constitué d’hommes ayant fui le bloc communiste, soit parce qu’ils sont royalistes, soient parce que le système communiste les a rejeté. Et là, c’est tout un monde nouveau qui s’offre à lui, il apprend les échecs, il sympathise avec ces hommes parfois apatrides, croise parfois Sartre et Kessel qui jouent aux échecs avec eux et qui les aident à payer leurs loyers. Et on apprendra leurs histoires et leurs secrets. Plusieurs histoires dans l’histoire, donc : également celle de Franck, le grand frère de Michel, de sa mère et de son père, celle de Cécile et de son frère Pierre. On est à l’époque de la Guerre d’Algérie aussi.

Bref, ça fuse, ça fuse ! On apprend plein de choses sur la Guerre Froide et le bloc communiste, sur la Guerre d’Algérie, à travers des personnages plus attachants les uns que les autres. C’est superbement écrit, c’est bourré d’espoir à travers ces hommes qui après avoir tout laissé dans leur pays, jusqu’à leur famille, continuent de vivre , “parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes”. C’est palpitant, c’est 730 pages de pur bonheur.

Ce livre a été récompensé par le prix Goncourt des Lycéens, et on comprend pourquoi !

Bref, à dévorer d’urgence si ce n’est pas encore fait ! Et sinon, précipitez-vous sur La vie rêvée d’Ernesto G., où on croise certains personnages du Club des Incorrigibles Optimistes, mais je n’en dirai pas plus !

Ma note : 5/5