Dreamology de Lucy Keating

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Lucy Keating, Dreamology, Michel Lafon, Paris, 2015

dreamologyDreamology est un roman young adult à l’idée de départ originale, une lecture agréable qui change les idées, une lecture fraîche qui fait du bien et aère l’esprit.

Alice vit seule avec son père. Ca fait longtemps que sa mère les a laissés pour mener ses recherches à Madagascar. Mais elle ne l’a jamais trop mal vécu, vivant une histoire d’amour merveilleuse dans ses rêves, retrouvant nuit après nuit Max, avec qui elle voyage et vit des aventures incroyables, bien plus palpitantes que ce que lui réserve sa vie. Le jour de son déménagement à Boston, si elle est contrariée de laisser derrière elle sa meilleure amie, elle n’est pas trop chamboulée, sachant qu’elle retrouvera chaque nuit Max. Mais lors de son premier jour de classe, elle croise Max dans son cours… Trait pour trait identique au Max qu’elle croise dans ses rêves, répondant au même prénom, elle sait que ce ne peut être que lui. Mais ce dernier, après un bref malaise de quelques secondes, fait comme s’il ne la connaissait pas. Qu’en est-il vraiment ? Alice est-elle folle ? Ou le garçon de ses rêves est-il réel ? Et si tout cela remontait à son enfance ?

L’idée de départ est plutôt chouette et originale, ce qui m’a plutôt plu et incité à lire ce roman. L’histoire coule toute seule et se lit très rapidement, le roman est plutôt bien écrit et nous offre, sans prétention, ce qu’il promet : une petite romance adolescente, une histoire un peu contrariée, sur un fond un peu magique, un chouette moment de détente. J’ai apprécié cette lecture, entre deux lectures plus complexes, qui m’a permis de m’évader facilement. Et que ça fait de bien de lire ce genre de roman de temps en temps !

Pour les petits « moins », j’ai eu un peu de mal à m’attacher à Alice, personnage assez immature et naïf. Je n’ai pas compris sa réaction dans les dernières pages, j’ai eu l’impression que l’auteur contrariait l’histoire pour permettre un dernier rebondissement – soyons honnêtes, ça ne nous a pas empêché de nous douter de la fin – avant le dénouement final, afin de complexifier une histoire qui n’avait pas besoin de l’être. Encore une fois, on trouve dans cette histoire des adolescents qui réfléchissent bien trop aux conséquences de leurs actes pour leur âge, comme dans la majorité des romans pour jeunes adultes, ce que je trouve un peu dommage… Peut-être que le roman manquerait un peu de « profondeur » autrement. Et les réactions des adultes sont plutôt étonnantes et insouciantes. Ces adolescents peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent sans qu’aucun adulte référent ne se mette jamais en travers de leur route.

Finalement, on reste donc dans les schémas de ce type de romans, et c’est bien ce qu’on y cherche quand on les ouvre, avouons-le. Et Dreamology répond à nos attentes de légèreté et de romance facile, donc tout va bien ! J’ai lu des romans jeunes adultes plus sympas mais j’en ai lu des moins réussis, ce qui contribue pour moi à en faire une chouette découverte, un chouette moment de lecture qui fait du bien, une lecture qui ne me marquera pas mais qui m’aura déconnectée quelques heures de la réalité. Pari réussi !

Ma note : 4/5

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