P’tit compte-rendu du festival « La nuit j’écris »

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la_nuit_jecrisGrande nouveauté du jour : je me suis rendue à la première édition du festival « La nuit j’écris« , organisé par l’association Les P’tites Frappes. Ce concept novateur met l’écriture sous toutes ses formes à l’honneur. Il s’agit d’aider tous ceux qui n’osent pas, ne concrétisent pas leur envie d’écrire, que ce soit par manque d’idées, de confiance en soi, ou qui ont juste besoin d’impulsion, ou pour ceux qui écrivent mais qui ont envie de se voir conseiller par des professionnels, à se jeter dans « la gueule du loup » et de tenter l’expérience de l’écriture. Pourquoi la nuit ? Comme nous l’a fait remarquer Eli Anderson, parrain de cette première édition et auteur du célèbre Oscar Pill, c’est le moment idéal pour poser des mots sur le papier, l’instant de tous les possibles, où l’imagination s’enflamme, moment de solitude nécessaire à ce travail individualiste au possible – à l’instar de la lecture.

Que pouvait-on trouver lors de ce festival ? Des ateliers d’écriture et d’illustrations, des matchs d’impro littéraire, une conférence et des écrivains se prêtant à une performance littéraire inédite où pendant six heures, ils ont été amenés à écrire un texte guidé par certaines contraintes.

Accompagnée de ma fidèle Myriam d’Un jour. Un livre., c’est avec intérêt, curiosité et perplexité – vis à vis de mes capacités d’écriture, cela va sans dire – que je me suis rendue dès 16h en ce samedi 28 juin à ce festival d’un nouveau genre, au Carrefour des associations parisiennes dans le 12e arrondissement. Et nous avons été plongés très vite dans le vif du sujet : nous voilà en plein dans l’atelier « Dessine-moi une histoire« , animé par l’illustratrice Pauline Kaliounjy. Premier exercice : que représente la nuit pour vous ? Quelles images, quels sentiments, quelles impressions ? A vos stylos, notez ! Bon, bon, bon, ça commençait bien pour moi… Moi qui a du mal à me lancer dans ce type d’exercice, qui a peur de partager, que le regard d’autrui intimide, vous imaginez mon mal-être… Et bien, la bonne ambiance, la gentillesse de Pauline et ses encouragements, la variété des personnes présentes, de tout âge, tout a concouru à me mettre à l’aise ! Travail number 2 : échangez vos idées avec votre binôme, qui illustrera vos idées à l’aide d’encre de Chine (pinceau, plume, lavis et consorts). Bah oui, parce qu’un illustrateur n’est pas forcément écrivain, hein, et qu’il est parfois difficile de rendre les textes et idées des autres en images… Me voilà lancée à dépeindre la vision de la nuit de Myriam : une nuit urbaine angoissante, solitaire, à l’instar d’un bon thriller… Brrr ! Pas extrêmement fière de mon travail, mais j’ai néanmoins assumé mon rôle et je me suis amusée à manipuler pinceaux et plumes, à diluer l’encre et à tenter différents effets avec le sel. Je l’avais déjà fait avec des enfants de 4 ans dans le cadre de mon emploi (professeurs des écoles, je vous passe le bonjour !), mais là c’était personnel, pour moi et bien différent. Et bien, c’était très très chouette comme expérience ! Et vous saurez qu’il n’est pas si simple de rendre des idées de manière plus ou moins figurative… Et nous voilà arrivés au dernier exercice : récupérer l’illustration de nos idées, et y trouver un titre ou une phrase rendant l’atmosphère dépeinte, mais sans être descriptif… Parce qu’il est bien inutile de formuler ce que le lecteur peut voir tout seul sur l’image ! Pas si simple… Pour ma part, mon idée de départ était le rêve, la féérie, l’ouverture à tous les possibles, le mystère, l’espoir derrière la nuit, bref une image plutôt enchantée et positive. Le dessin de Myriam à ce propos est très beau et m’a inspiré ce titre : Une infinie rêverie. Une participante à l’atelier y a vu de la mythologie, et un effet verre de Baccarat, ce qui lui a inspiré le titre de L’Olympe de verre. C’est beau, n’est-ce pas ?

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Cet atelier était juste génial, Pauline y a mis en avant l’interaction entre image et texte, une interconnexion complexe et qui peut être très longue à mettre en place. Qui a dit qu’un album pour enfant était simple à écrire et à illustrer ? Tous les instits savent bien toute l’importance de faire comprendre aux enfants cette interaction, ces liens forts entre les deux, tous ce que l’image apporte d’informations en plus au texte, et inversement. Lire une histoire aux enfant sans en montrer les illustrations, ou montrer les illustrations sans lire les textes, ce sont des activités qui sont parfois appliquées dans les écoles, et non dénuées d’intérêt… Pour résumer, voici une activité pour tous les âges qui a un intérêt immense, et qui nous permet de nous amuser avec de l’encre de Chine, ce qui est divertissant et relaxant ! Merci à Pauline pour ce formidable atelier !

Ensuite, place au match d’impro littéraire pour jeunes talents. Deux équipes de 3 écrivains s’affrontent. Deux coachs, un arbitre, deux ordinateurs face à face, des contraintes d’écriture loufoques et de la bonne humeur ! On n’a pas vu le temps passer… Chaque écrivain est passé au moins une fois derrière un ordinateur pour commencer ou continuer l’improvisation de son équipe, autour de contraintes telles que la première phrase imposée – là je ne m’en rappelle plus trop, c’était à propos d’une moustache qui gratte me semble-t-il – des mots à placer dans un certain ordre – de mémoire : vinaigrette, récurer et insomniaque – la phrase de fin imposée. En 4e round, un nouveau travail imposé : les deux héros créés par nos deux équipes, très différents l’un de l’autre comme un fait exprès – comme quoi, l’impro a son lot de surprises et de coïncidences – se retrouvent tous les deux dans la même équipe dans Koh Lanta, et chacun se fait un monologue intérieur à propos de l’autre personnage. A vos plumes ! 5 minutes par round, précédée d’une concertation d’une minute. Le public vote pour le texte qu’il préfère à la fin de chaque round. A la fin du 4e round, surprise : égalité ! Epreuve de la mort subite : une définition sur un mot inventé doit être écrite par chaque équipe en 2 minutes, avec exemple à la clé. Et là, victoire de l’équipe jaune ! Perso, j’ai préféré la proposition de l’équipe bleue, mieux écrite, avec un vocabulaire plus riche et soutenu, avec une situation inventée complètement loufoque et d’humour. Mais c’est le jeu !

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Suivait une conférence et un nouveau match d’impro mais avec écrivains professionnels. Mais c’est là que nous avons décidé de nous éclipser pour manger un bout. Bah oui, quand l’estomac nous appelle…

Je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de me procurer le sac en toile et le badge vendus par l’association Les P’tites Frappes qui organise ce bel événement… Pour la bonne cause, uniquement, bien entendu ! (j’y crois presque…)

Il est beau, n'est-ce pas ?

Il est beau, n’est-ce pas ?

Un très très chouette événement, de la bonne humeur, des rires, du lâcher prise, des talents, de l’écriture sous différentes formes, des ateliers passionnants qui encouragent à se lancer dans l’écriture. A quand le prochain ? Promis, je vous tiens au courant, mais à la condition de vous y voir ! A bon entendeur !

Bientôt le lien du vlog de Myriam sur cet événement, avec le match d’impro en quasi intégralité !

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