Le Club des Incorrigibles Optimistes de Jean-Michel Guenassia

Par défaut

Jean-Michel Guenassia, Le Club des Incorrigibles Optimistes, Albin Michel / Le Livre de Poche, Paris, 2009.

Quel livre, mais quel livre ! On ne sort pas indemne de cette lecture ! Ça faisait longtemps que je voulais écrire sur ce roman magnifique, je franchis enfin le pas pendant cette rentrée littéraire où l’auteur, Jean-Michel Guenessia, nous offre un nouveau roman, La vie rêvée d’Ernesto G. que je suis en train de dévorer (une critique suivra très vite, donc !).

Par où commencer le résumé ? Je ne sais même pas, il y a tellement d’histoires dans l’histoire que ça en est compliqué ! Ça se passe principalement à Paris, à la fin des années 50 et début 60. On suit Michel Marini, douze ans, qui vit dans une famille encore marquée par les stigmates de la Seconde Guerre. Michel adore lire en marchant, dévore tout, découvre le rock’n’roll, est photographe amateur. Il joue au babyfoot et franchit un jour les portes du Balto à Montparnasse. Là, au fond du bar, une porte avec une inscription : “Le Club des Incorrigibles Optimistes”. Des hommes y entrent, en ressortent. Il comprend qu’il s’agit d’un club d’échecs constitué d’hommes ayant fui le bloc communiste, soit parce qu’ils sont royalistes, soient parce que le système communiste les a rejeté. Et là, c’est tout un monde nouveau qui s’offre à lui, il apprend les échecs, il sympathise avec ces hommes parfois apatrides, croise parfois Sartre et Kessel qui jouent aux échecs avec eux et qui les aident à payer leurs loyers. Et on apprendra leurs histoires et leurs secrets. Plusieurs histoires dans l’histoire, donc : également celle de Franck, le grand frère de Michel, de sa mère et de son père, celle de Cécile et de son frère Pierre. On est à l’époque de la Guerre d’Algérie aussi.

Bref, ça fuse, ça fuse ! On apprend plein de choses sur la Guerre Froide et le bloc communiste, sur la Guerre d’Algérie, à travers des personnages plus attachants les uns que les autres. C’est superbement écrit, c’est bourré d’espoir à travers ces hommes qui après avoir tout laissé dans leur pays, jusqu’à leur famille, continuent de vivre , “parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes”. C’est palpitant, c’est 730 pages de pur bonheur.

Ce livre a été récompensé par le prix Goncourt des Lycéens, et on comprend pourquoi !

Bref, à dévorer d’urgence si ce n’est pas encore fait ! Et sinon, précipitez-vous sur La vie rêvée d’Ernesto G., où on croise certains personnages du Club des Incorrigibles Optimistes, mais je n’en dirai pas plus !

Ma note : 5/5

Publicités

"

  1. Je l’ai justement acheté ce matin, j’ai hâte de pouvoir le commencer, ça a été un achat coup de tête, je ne connaissais pas du tout le livre. C’était celui la ou le « Cercle littéraire des amateurs d’éplucheurs de patates », et finalement c’est celui ci qui a aterrit dans ma PAL. Ta chronique me rassure sur mon achat, j’espère aimer cette lecture autant que toi x)

    • Je l’espère aussi ! Et quelque part, je n’en doute pas… Je suis contente si ma chronique te rassure ! Tu me diras après l’avoir lu !
      Par ailleurs, je te conseille également la lecture du « Cercle littéraire des amateurs des épluchures de patates », belle découverte que j’ai également dévoré !

      • Ce livre est dans ma wish list depuis que lectricepassionnée l’a présenté dans une de ses vidéos !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s